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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 18:27

NOTE : cet article est la suite de mon post  14. MA DOULOUREUSE EVOLUTION... EN COURS

 

Je poursuis cahin-caha ma marche sur le chemin de la réalisation de mon grand projet australien et de ma réalisation personnelle par conséquent. Mon précédent article avait une teinte plutôt grise, celui-ci qui en est la suite directe aura une couleur plus gaie. Les choses n'ont pas bougé depuis 2 semaines mais moi, j'ai avancé à l'intérieur. Oh, pas de beaucoup, mais suffisamment toutefois pour savoir que je tiens le bon bout, que les évènements se font désormais et AUSSI malgré moi. J'ai un ami virtuel mais sans doute véritable ami du coeur, Eric (Tao Yoda, c'est son surnom sur le web), qui m'a souvent rappelé de faire très attention aux signes que nous envoyait la vie : positifs ou négatifs, ils nous disent si le chemin pris et la destination projetée nous sont effectivement favorables sur le long terme et si nous gagnons à nous engager plus loin dans l'action. Bien sûr, pour lire ces signes et ne pas passer à côté ou mal interpréter, il faut rester très ouvert, NEUTRE, ne pas se laisser envahir par notre ego qui, lui, a envie de tout régir et surtout de voir le monde selon ses propres conceptions.

C'est ainsi que je chemine sur la voie de la sagesse. Malgré mes doutes, mes excès d'optimisme (j'en ai, oui, oui) ou de pessimisme, je me méfie de mes ressentis ponctuels qui souvent ne sont que des mouvements spontanés d'humeur. Ceux-ci peuvent perdurer un moment mais ils vont et viennent comme le vent. Heureusement, j'ai appris à fonder mes décisions de vie dont mon projet d'expatriation sur des bases beaucoup plus stables. Et je dois dire que j'apprends toujours à renforcer les digues qui entourent les fondations de ma personnalité : l'océan de la vie est si peu fiable et traître, qu'il vaut mieux rester prudent. Sans excès. Une certaine vigilance est simplement de rigueur. L'univers n'est pas fait pour les bisounours : le Peace and love est une invention humaine douce et colorée certes mais très naïve, en rien une réalité... et une possibilité. Le mal appartient à l'univers, intimement, désolé de vous le rappeler. C'est juste un fait. Et ce sera toujours ainsi. L'univers est autant animé par des fonctions négatives que d'autres positives. Ca n'a rien de terrible en soi, il faut juste l'intégrer et faire avec. Cette réalité ambivalente de notre espace-temps m'oblige à me rappeler sans cesse que rien n'est jamais définitivement acquis sur le plan de la vie humaine et qu'il est essentiel de se respecter, d'aller vers ce qui nous attire mais surtout nous CORRESPOND profondément. Mieux vaut ne pas perdre de temps. C'est la raison principale de ma détermination dans mon projet australien. Honorer ma grande décision m'apprend à rester solide et persévérant face à l'instabilité des phénomènes matériels et des sentiments humains. Bref, j'apprends à aller au-delà des seules apparences... et à lire les signes sans les interpréter. Je reçois simplement ces derniers qui frappent à la porte de ma vie comme un écho à mes choix : correspondance parfaite, encouragements de l'univers qui se met au diapason de mes croyances intimes. Mon véritable être commence à distiller son identité autour de moi naturellement et m'indique la bonne direction ou conforte celle que j'ai prise comme positive. Comme l'a écrit Paulo Coelho dans L'alchimiste, "quand nous désirons quelque chose, l'Univers entier conspire en notre faveur. Le guerrier de la lumière le sait." Et je suis en train de le vérifier. Le bouddhisme appelle ce phénomène l'inséparabilité de soi et de l'environnement. Ce dernier finit par refléter nos pensées et nos décisions. Et c'est la confrontation avec les effets concrets de nos choix qui nous guide pour persévérer dans un projet ou modifier la manière de le réaliser ou même l'abandonner si le sens négatif l'emporte à l'évidence.


 The Red Stream 9CM

Rivière... (Blackheath, Australie) -

Simplement se laisser porter par le courant

tout en gardant bien claire la direction


Alors que la souffrance existentielle s'est fait ressentir un peu plus ces derniers jours, la confiance était bien là, un peu affaiblie, mais rien de grave. Le paquebot blanc Renaissance (cf l'article du blog intitulé  2. JE M'APPELLE "RENAISSANCE" (nouvelle version) ) navigue dans une zone tourmentée depuis un bon mois et demi maintenant et le commandant tient solidement la barre. Le navire est haute mer dorénavant. Aucune terre n'est en vue mais la direction est claire. Il faut simplement tenir le cap malgré les vagues... et le vague à l'âme. L'important pour moi est de ne pas dévier et de rester fidèle à moi-même, de me respecter.

Et je fais bien car ce mardi 13 décembre en allant au centre bouddhique Paris-Opéra de la SGI pour une pratique commune, j'ai eu une jolie surprise très inattendue. A la fin de l'activité, je me levai discrètement pour partir un peu en avance car j'étais fatigué. Rendu à la réception et juste avant de quitter le centre, mon oeil se porta sur le comptoir de l'accueil des visiteurs. Je vis posé un exemplaire du journal World Tribune, hebdomadaire de la SGI-USA. Je le pris trop content de trouver une publication en anglais sur le bouddhisme. Et là, un homme de type asiatique que je n'avais pas vu et le réceptioniste se mirent à me parler. Je leur demandai si je pouvais prendre le journal. Ils me dirent que oui et m'invitèrent à regarder d'autres journaux étalés un peu plus loin sur le comptoir. Je m'approchai et vis des publications en italien ou en espagnol... et encore une en anglais. Indigo, c'était le titre du magazine anglophone que je pris dans mes mains. La couverture m'attirait : les feuilles d'un arbre prises en gros plan et aux couleurs automnales. Le titre aussi me plaisait : l'indigo est ma couleur favorite. Les deux hommes m'observaient. L'asiatique me fit remarquer que j'avais entre les mains la publication de la SGI-Australia. "Hein ? C'est vrai ?", m'écriai-je surpris. Visiblement amusé, l'homme m'expliqua qu'il voyageait beaucoup et qu'il aimait retourner dans sa région natale qui se trouvait en Asie du Sud vers l'Indonésie, donc proche de l'Australie. Il ajouta qu'il avait placé là tous ces journaux pour que les gens les lisent. Je vis qu'il y avait d'autres exemplaires de différents numéros d'Indigo mais je gardai en main celui que j'avais pris : les feuilles vertes et orange me plaisaient trop. Je lui demandai si je pouvais emporter avec moi le magazine. "Bien sûr !", me répondit-il. Entre-temps, le réceptioniste s'était rapproché et joint à notre conversation ainsi qu'un autre homme.

Et tout à coup, je me retrouvai à parler des grandes lignes de mon projet australien vues sous l'angle bouddhique. L'un de mes interlocuteurs me parla de l'un de ses amis marié avec une Australienne et qui avait émigré là-bas depuis 13 ans. S'ensuivit une conversation sur le statut des immigrés en France et en Australie. Ce qui fut intéressant, c'est que je pus expliquer mon projet simplement... et fermement. Eh oui, les grandes décisions, surtout quand elles sont concrètes suscitent toujours une certaine envie sinon une vraie jalousie chez les gens que chacun cache comme il peut. Je le sentis chez le réceptioniste très vite. Je trouvai alors les bons mots bien basés sur la foi bouddhique pour le remettre en place lui rappelant la profondeur et L'UNICITE de chaque expérience de vie. Il ne put qu'aquiescer devant la véracité et la sagessse de mes propos. Et du coup, mon attitude claire, franche et déterminée domina le reste de la conversation : mes trois interlocuteurs reconnaissèrent la valeur profonde de ma décision et de mon action. Je m'aperçois que finalement, je me confronte aux mêmes obstacles qui ont fait échouer mon projet suédois en 2000. Mais maintenant, je me défends et remballe (poliment) tout opposant. Il y a certaines choses que je ne suis plus prêt à entendre. Là où je suis tombé autrefois, je me relève bien campé sur mes 2 jambes dorénavant.

Mon expérience actuelle m'amène à constater à nouveau que mon dynamisme et mes progrès en dérangent quelques-uns, et encore plus quand je suis animé par une puissante énergie positive. Ma détermination ramène certains vers leur propre manque de conviction et d'ambition vis à vis d'eux-mêmes. Et au lieu de tout mettre en oeuvre pour se créer une vie qui leur ressemble, ces derniers préfèrent tenter de saborder ma décision sauf que... j'ai BIEN changé entre-temps. Les mauvaises influences que j'ai subies en 2000 lors la mise en place de mon projet suédois échoueront cette fois, d'autant plus qu'une histoire d'amour est en jeu. Oui, je suis comparable à un poing en acier dans un gant de velours. Ca fait quand même un peu mal si on me titille un peu trop sur mon projet.   Les époques changent mais la nature humaine reste identique. Et la pratique d'une spiritualité comme je le montre plus haut n'empêche pas de laisser s'exprimer des sentiments bas et de dégrader son image aux yeux de l'extérieur. Je reconnais que c'est humain mais encore faut-il travailler dessus, surtout quand on prétend entreprendre une révolution intérieure dirigée vers plus d'harmonie dans sa vie. Parfois, je me demande si certains bouddhistes réalisent bien la sottise de leur attitude quand ils se laissent envahir par la jalousie ou l'envie. Alors qu'ils ont la chance d'être sensibilisés à une spiritualité élevée, ils expriment un sentiment qui rabaisse la valeur de leur vie à leur yeux : un autre vaudrait mieux qu'eux puisqu'il possède quelque chose qu'eux n'ont pas ou pas complètement. C'est tout le contraire de la philosophie bouddhique qui prône que le respect ultime est celui que l'on s'accorde à soi-même.

Et bien entendu, en élargissant à tout le monde, j'affirme ainsi à quiconque veut me contredire ou me "conseiller", "m'avertir", que sa vie a sans doute bien plus d'importance que la mienne et qu'il ferait mieux de s'en occuper au lieu de s'attarder sur la justesse ou pas de mes objectifs. Chacun maître chez soi ! On parle seulement par dessus la haie du jardin juste pour constater les progrès d'un ami et l'encourager à continuer... ou alors, on se tait. La démarche d'amour, la véritable attitude de compassion bouddhique, est de reconnaître la valeur de ce que les autres entreprennent sur les plans matériel, mental et spirituel. Le reste ne nous regarde absolument pas. C'est une simple question de respect élémentaire.

J'apprécie de plus en plus cette fermeté de mon caractère au service de mon bonheur. Je ne désire rien d'autre que d'être heureux sans nuire à qui que ce soit. Alors qu'on me fiche la paix ! Si les gens ont des frustrations et des regrets vis à vis de leur propre vie, qu'ils ne m'en fassent pas payer le prix : je n'y suis pour rien. Et là-dessus, bouddhistes, hindous, cathos, juifs, musulmans, athées... tous, nous sommes égaux : nous avons grandement le choix d'avoir la vie que nous voulons. A chacun d'agir à fond afin de réaliser ses rêves au lieu de lorgner sur ce que font les autres... qui pourraient le dépasser et avoir mieux que lui. La responsabilité d'une vie réussie ou ratée reste essentiellement individuelle. La qualité des résultats obtenus s'accorde en général avec la qualité de notre action et de notre engagement même si des exceptions existent bien entendu. Bien que dans mon article précédent (cf 14. MA DOULOUREUSE EVOLUTION... EN COURS ), j'ai émis des critiques envers la loi de causalité à force d'être confronté à la lourdeur d'obstacles administratifs notamment, j'ai révisé mon point de vue entretemps : je suis complètement revenu à ma croyance initiale. Il bruinait dans mon coeur la dernière fois et mon humeur s'en est ressentie : légers nuages gris... En tant que bouddhiste, je crois profondément en la vie illimitée sans début ni fin, ce qui implique qu'à mes yeux, tout ne peut être rapporté à ma vie présente. Certains effets ont leurs causes dans des incarnations précédentes. Mon expérience me force à creuser encore et encore la notion de karma : la loi de causalité mène l'univers et la science le démontre un peu plus à chaque fois au fil de ses découvertes. Graduellement, je vais plus loin dans la connaissance de mon être profond et de sa source universelle. Mon projet d'émigration révèle doucement sa nature éminemment spirituelle au sens très large et illimité du terme, au sens du mot "amour" dans tout ce qu'il évoque de bonté et de compassion. En le concrétisant, je me respecte. Du coup, je deviens beaucoup plus sensible au bonheur et au malheur des gens. Je fais moins de séparation intérieure entre ces derniers et moi. Mon ego et l'orgueil ont moins de prise sur mon coeur.

Cette évolution personnelle est la principale raison de mes forts remous intérieurs : toutes mes certitudes et mes anciens conditonnements de pensée sont remis en question et résistent. En vain. Je deviens peu à peu un homme à la croyance solide et éprouvée. La rose blanche (c'est la fleur totem que je me suis choisie) que certains d'entre vous ont connu sur MySpace est en ce moment bien secouée. Si elle a perdu quelques pétales, elle ne rompt pas et garde sa belle couleur immaculée. Face à l'adversité, je reste bien planté dans le sol et ne recule pas d'un iota. Au plus profond de moi, ma foi en la vie reste absolument pure, sans tache. Je demeure moi-même. Et désormais, j'apprends à ACCEPTER concrètement de tout mon coeur la responsabilité de ce qui m'arrive dans mon quotidien sans autre interrogation. Je n'endosse pas cette responsabilité, je la VIS. C'est ce qui explique mon esprit plus apaisé que dans l'article n° 14.

 

 Waratah (single) - 9CM

Waratah - L'un des symboles de l'Australie -

Elle est le coeur vivant de mon projet et de mon amour.

C'est aussi la fleur préférée de mon petit ami

 

Etrange ! Au moment où je tapais les mots ci-dessus il y a quelques jours, j'ai reçu là en direct une demande de vidéo-chat de la part de mon bien-aimé. C'était complètement imprévu. Autre signe m'encourageant à persévérer. Entre Derek et moi, le lien est très fort et complètement télépathique. Au bout d'un moment, nous manquons l'un de l'autre et cherchons à nous parler et à nous voir par écran interposé. Nous faisons avec ce que la vie nous octroie pour l'instant. Je suis toujours abasourdi de nos correspondances de pensée et de la profonde qualité de connexion qui nous relie. Nous devinons chacun où l'autre en est intérieurement malgré les kilomètres qui nous séparent. Nous nous lisons l'un l'autre. Je n'ai jamais vécu ça auparavant. C'est cet échange si particulier qui permet à notre amour de vivre à distance. Mon ami et moi vivons une relation unique, très spéciale, où l'essentiel dépasse le simple échange physique et qui puise sa force dans un engagement spirituel pur et très fort. Le lien qui nous unit est extrêmement puissant. Un grand respect mutuel existe entre nous deux. Et mine de rien, une éthique amoureuse aussi élevée n'est pas si commune chez les gays dont les couples donnent habituellement une importance primordiale et tout à fait exagérée à la sexualité. Derek et moi l'avons constaté chacun de notre côté dans le passé. C'est aussi pour cette raison que j'aime mon ami : il correspond parfaitement à ma vision de l'amour même si beaucoup de choses sont encore à construire ensemble matériellement bien sûr mais aussi du point de vue relationnel au quotidien. Ceci dit, en vivant en permanence auprès de lui l'an dernier, j'ai eu un bel aperçu de ce qui m'attend plus tard. Quel caractère ! Mais aussi quel don de soi pour l'autre ! Bref, Dex est un leader né mais il s'investit vraiment auprès de celui qu'il aime. J'en ai toujours la preuve encore aujourd'hui. J'avais l'impression, en tout cas à ses côtés, que nous étions ensemble depuis des années. C'était singulier mais réel. J'ai accepté du plus profond de ma vie l'homme tel qu'il était, ni plus ni moins. Et maintenant je nous vois bien entre petites disputes, grandes retrouvailles de coeur et étreintes amoureuses écrire à deux une belle et longue histoire, somme de nos légendes personnelles respectives, où nous accumulerions de jolis souvenirs.

Avant que nous interrompions notre communication visuelle samedi dernier, Derek m'a dit qu'il me recontacterait d'abord par courriel avant Noël (c'est fait ! Petite attention cadeau ce 24 décembre !) et ensuite avec Skype avant la fin de l'année 2011 qui est toute proche maintenant. Hmmm !!! C'est surtout ça l'amour : créer ces petites choses qui une à une forment une trame relationnelle unique entre 2 êtres. Et quel meilleur signe pourrais-je trouver pour m'indiquer la bonne direction ?

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L'auteur Du Blog : Ellypso Waratahs

  • ELLYPSO WARATAHS

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