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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 23:00

UN MONDE TROUBLE

Dans la période troublée où nous vivons, le mal n'a jamais été aussi puissant et les comportements les plus déviants se dévoilent sans pudeur : politique, religion, médias, travail, sphère privée... Aucun domaine n'est épargné. Le mensonge, la dissimulation, la duplicité, l'immoralité prennent place de manière plus profonde et surtout plus évidente dans notre environnement. Et sans choquer, sans susciter d'opposition franche ou de révolte authentique. Au mieux, assiste-t-on à une indignation intellectuelle qui s'enferme dans la dénonciation au lieu de l'action construite mais qui, surtout, évite par ignorance ou complaisance de s'attaquer à la véritable cause de la souffrance étalée partout autour de nous : le coeur de l'homme... et par conséquent SON propre coeur.

 

sunflowers (pair)

 

L'ARGENT

Croire que l'argent est source de cupidité et cause des injustices sociales est une illusion. C'est une erreur fondamentale d'appréciation des phénomènes de la vie. C'est une mauvaise interprétation de la réalité. La convoitise et l'avidité ont toujours existé depuis que l'humanité est sur Terre. L'argent a été créé par l'Homme afin de faciliter les échanges commerciaux en lieu et place du troc dont les limites matérielles imposaient de trouver un outil de communication marchande plus aisé. A la base, l'argent est neutre. C'est parce que certains ont vu l'avantage qu'ils pouvaient en tirer qu'ils lui ont donné une valeur qu'il n'avait pas au départ. Et cette valeur est excessive, déconnectée de la réalité. Elle est intimement reliée à la dimension de l'ego c'est-à-dire la sphère sociale et relationnelle superficielle, celle de l'avoir, celle du possédant ou de l'appelé possédant. A force de vouloir s'approprier des biens et des services, l'Homme a donné une valeur à l'argent : celle du pouvoir et de la suffisance. Cette valeur est aussi universelle : elle traverse l'espace et le temps. Peu importe les époques et les régimes politiques, elle demeure, entretenue et plébiscitée. C'est un classique indémodable qui réunit dans un chant des coeurs à l'unisson les capitalistes et les socialistes de tous bords, les démocrates les plus authentiques et les fascistes les plus fanatiques. Les idéologies peuvent vouer l'argent et le pouvoir social qu'il confère aux gémonies ou au contraire l'encenser, rien n'y fait : les adversaires en public se réconcilient sans problème en privé n'ayant aucun scrupule à duper les électeurs ou les supporters qui leur ont donné une légitimité mondaine officielle mais factice.

Les jeux d'argent ne se jouent pas uniquement sur le tapis vert des casinos, en répondant aux questions stupides d'un animateur de télé ou en grattant un ticket de Loto : le miroir aux alouettes de la fortune usurpée, indécente, immorale, issue de l'oisiveté et de l'inutilité, attire à lui, au plus intime de chacun, tous les visages de ceux qui veulent, ou qui espèrent un jour, y admirer leur reflet tout gonflés d'orgueil et consumés par la vanité. Peu importe l'endroit, la compagnie, l'âge, la culture, le sexe, tous y succombent aussi facilement qu'une mouche est attirée par le miel, corrompant sans y prendre garde leur dignité. L'hypocrisie devient alors leur meilleur allié pour faire durer une fortune dont la valeur intrinsèque n'est pas numéraire mais bien celle de l'influence et de la domination.

Il est donc vain de vilipender l'argent comme source de corruption. Faites-le disparaître, il sera aussitôt remplacé par une nouvelle unité de mesure, un autre moyen d'échange commercial, et vous retrouverez bien vite les mêmes maux sociaux et les mêmes blessures narcissiques. La recherche de profit ne disparaîtrait pas : l'égoïsme est dans le coeur de l'homme comme une marque indélébile. Ce n'est pas l'argent qui est à condamner et à rejeter mais bien le rôle qu'il joue dans notre monde. Or, ce rôle est né d'intentions puis de décisions particulières dont la source réside dans le coeur humain. Ni plus, ni moins. Aussi, faites évoluer le coeur d'une majorité de personnes vers une reconnaissance de leur propre valeur en tant qu'êtres vivants et non plus d'êtres possédants ou propriétaires, vers un état d'épanouissement individuel centré sur le Soi et non plus sur le moi, et vous obtiendrez à la longue une multitude dont les valeurs seront dirigées vers le collectif en équilibre avec leurs individualités. A la civilisation de la comparaison incessante et du matérialisme roi, se substituera la civilisation de l'autonomie et d'une spiritualité plus présente. Dans un tel environnement, l'argent existera encore certainement mais son rôle ne sera plus tout à fait le même : il pourra même n'avoir qu'un usage limité, circonscrit aux seuls achats en matière ou de services par exemple, la thésaurisation et les placements bancaires étant sévèrement cadrés. Il ne s'agit que d'idées mais le principal est de retenir que ce n'est jamais le moyen qui est mauvais par lui-même mais l'utilisation que l'on en fait. Aussi, laissons l'argent à sa place, et intéressons-nous à l'essentiel : le coeur humain où l'intention de dominer le monde grâce à l'argent est née.

 

sunflowers (pair)

 

REVOLUTION INTERIEURE 

En marchant jour après jour sur mon chemin de lumière et d'éveil, je me rends peu à peu compte que quelque chose sonne faux dans le discours qui m'a appris à me soumettre à des tas de servitudes dont on pense toujours qu'elles vont d'elles-mêmes. Ces obligations sont d'avoir un travail, de payer des impôts, de consommer des produits et des services, d'adopter des conventions et des croyances précises. Je ne m'y reconnais plus. De plus en plus fort, mon être intime, Ellypso Waratahs, le refuse, s'y oppose. Tout ce fatras d'inepties qu'on m'a enseignées depuis mon enfance n'a cessé de m'alièner au fil du temps. Ces idées, ces dogmes sociaux que l'on m'a inculqués, ont asservi ma vie au bénéfice de tiers qui en tirent grassement parti depuis des années : mon employeur, les politiques, les hauts fonctionnaires, les allocataires divers sans handicap ou en bonne santé, les gros commerçants et grandes entreprises, ma banque. Tous ceux-là me retirent le pain de la bouche et me font gaspiller mon énergie à leur profit. Ce n'est pas ainsi que je vois une société juste et respectueuse de chacun. La solidarité par répartition obligatoire, l'égalité dogmatique, la liberté d'avoir ou la liberté de paraître sont des leurres qui servent les dominants : elles sont inutiles et dangereuses pour la paix. Elles divisent les gens et rabaissent la valeur de la vie... De MA vie ! Et pourtant, partout ces idées sont glorifiées, suivies, par la masse et ses leaders qui la méprisent en retour.

Cependant, quelque chose se passe au plus profond de la vie de milliers d'êtres humains sur Terre et verra le jour dans un proche avenir : les bases d'une révolution intérieure qui secourra durablement et définitivement l'humanité si corrompue se mettent en place à notre insu. Seuls certains sont pleinement au courant tandis que d'autres comme moi le ressentent intensément. Tout le monde ne vivra pas ce profond changement intérieur : beaucoup y resteront étrangers voire s'y opposeront. Mais ceux, nombreux, qui le vivront concrètement en partageront les effets avec tous. Nous verrons alors combien tout ce que nous croyions juste est en fait erroné et profondément injuste, vecteur de souffrance et d'abnégation. Toutes nos croyances sociales actuelles violent même l'idée d'amour et sont autant d'insultes lancées à l'univers. Et les actions qui découlent sont autant de coups portés à la vie.

Je me détache intérieurement de la réalité contemporaine. Je ne m'y reconnais plus. Et y vivre n'est que souffrance que mon corps me dit de temps à autre. Je vomis ce présent. C'est mon unique liberté. Car on peut être libre d'être soi, même emprisonné. Et c'est ainsi que je me respecte et avance vers l'exploitation de mon plein potentiel, vers mon épanouissement complet.

Namaste !

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans UN NOUVEL HOMME
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Pasteline 05/07/2012 12:38

bonjour,
si il est vrai que l'on a donné une valeur aux choses, à l'argent, il fallait pour que tous puissent troquer arriver à équilibrer le change. Par contre il s'est avéré aussi que l'on a surévalué
certains objets, certains coûts de personnes: je prends pour exemple un tableau; si l'on ne s'arrête qu'au cadre, plus peinture et toile le tableau ne vaudrait alors que quelques sous mais certains
ont alors évalué le don qui pour moi est non mesurable.
L'argent a sa place dans notre société mais tout devrait être remis à sa juste valeur et c'est là le plus dur; se croire puissant quand l'argent se fait roi enlève la valeur propre de l'être
humain. Ne comparons pas la valeur de l'homme à celle de l'argent et n'enlevons pas cette valeur à l'homme; avoir une valeur porte l'homme tant que celle ci ne nuit pas à l'humanité; avoir une
valeur, des valeurs porte l'homme vers son respect et le respect de l'autre
amitiés
Pasteline

ELLYPSO WARATAHS 17/08/2012 20:31



J'ai lu et relu votre commentaire Pasteline. J'y réponds tardivement car je trouvais qu'il se suffisait à lui-même tant j'approuve vos propos. Mais en le
redécouvrant aujourd'hui, il m'inspire quelques réflexions.


 


De votre pensée, je retiens surtout qu'on ne peut évaluer le coût, et heureusement, d'une vie humaine. Sinon, bonjour les tentatives eugéniques pour supprimer les
supposés inutiles (handicapés, vieux et grands malades notamment) ! Je vais également extrapoler un peu en disant que le coût arbitraire donné aux choses fabriquées par l'homme, et
particulièrement les oeuvres d'art, ne se fonde que sur les lois du marché. Ainsi, des "croûtes" ou des objets et oeuvres n'ayant nécessité que peu d'efforts ou montrant un manque criant de
talent atteignent tout de même des sommes faramineuses parce que leurs auteurs répondent à ce qui se fait et qui est admis comme référence à une période donnée. Et à l'inverse, des objets ou
oeuvres magnifiques, révélant talent et créativité, se retrouvent injustement relégués dans l'oubli faute de liens avec le goût du moment ou par manque d'opportunités.


 


En conclusion, l'argent ne suit que les courants indiqués par l'homme qui est le seul à dresser la côte des objets et services à monnayer. En
lui-même, il n'a pas de valeur mais uniquement celle qu'il tire de la fonction qu'on lui a conférée : être le moyen d'acheter les choses à un prix arbitrairement fixé. Et c'est de là que partent
toutes les dérives liées à l'argent puisque l'intention qui décide du prix des biens et services est la même que celle qui a donné aux monnaies la fonction de représenter cette valeur
artificielle donnée aux choses. Cette intention est l'envie de posséder, d'avoir et de faire du profit. Et chacun sait que cette disposition de l'esprit mène très vite à la vénalité et la
cupidité, expressions certainement parmi les plus sombres de l'égoïsme humain et cause de grandes souffrances.



L'auteur Du Blog : Ellypso Waratahs

  • ELLYPSO WARATAHS

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