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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 12:44

Cet article n'aurait pas dû exister tel quel. Mais devant les réactions fortes, incroyablement intenses, exprimées après la publication de mon article  30. JE SUIS UNE ERREUR - La femme avortée, je me suis dit qu'un éclaircissement serait le bienvenu. Ce qui est sûr, c'est que mon 30è post aura désormais une place singulière sur mon blog. Il est sans nul doute l'écrit qui a le mieux révélé l'attachement profond qui me lie à certains lecteurs de L'observatoire du coeur. En effet, la partie solide de mon lectorat me suit fidèlement depuis ma période MySpace. Je connaissais la qualité des liens qui nous unissaient mais j'ignorais complètement qu'ils fussent aussi profonds, aussi réciproques. C'est l'agréable surprise que montre la parution de mon article 30 indéniablement.

Je ne soupçonnais même pas que je puisse être à ce point un modèle, en tout cas une référence de vie, pour plusieurs personnes. Je ne savais pas que mes écrits, et à travers eux mon intention de vie et mon expérience humaine si unique, pouvaient encourager à ce point un public fidèle. Mais ce n'est que logique : si des lecteurs deviennent assidus, c'est qu'ils trouvent aussi leur compte lire mes écrits. Et tant mieux ! C'est un échange humain, noble et gratuit, où je donne et les autres reçoivent d'abord. Moi, ça me va ! C'est ainsi que je vois la trame de mon existence : encourager, expliquer, guider, ramener vers soi pour mieux aller vers les autres.

L'observatoire du coeur se révèle devenir peu à peu un espace internet solaire qui reflète ma lumière intérieure en pleine croissance. Les tournesols et la couleur jaune d'or qui forment la base de la mise en page de mon blog y voient leur présence confirmée. A l'ouverture de cet espace de communication, je voulais surtout faire briller le soleil à l'intérieur de moi et laisser s'exprimer ce que je commençais à devenir : un être spirituellement et authentiquement éveillé. Mais la flamme intérieure que j'alimente ici régulièrement depuis février 2011 m'a d'une certaine manière un peu échappé des mains, a débordé de mon coeur, et a commencé à illuminer le chemin d'autres personnes. Voilà sans doute un des partages les plus beaux entre êtres humains.

C'est finalement la qualité et la beauté de notre lien que certains d'entre vous ont voulu rappeler, et surtout ME rappeler, à travers leurs commentaires ou messages privés sur Facebook. Dommage qu'aucun de ceux qui ont commenté mon post partageant mon article 30 sur le site de Michael Zuckerberg n'ait fait de copier-coller sur mon blog ou n'y ait encore directement déposé son opinion au moment où j'écris ces mots. Leurs réflexions auraient bien mieux leur place juste en dessous de l'article concerné. De plus, elles apporteraient directement couleurs et nuances du coeur comme de l'âme sur un espace créé spécialement pour ça à la différence de Facebook qui est dévoué essentiellement aux pouvoirs financiers. L'observatoire du coeur a besoin de votre souffle créatif et dynamisant pour pouvoir exister pleinement.

 

sunflowers (pair)

 

Pour en revenir à l'objet des commentaires et messages privés laissés par quelques lecteurs, à savoir le texte qui constitue le fond de mon 30è article, je voulais surtout rassurer ceux qui ont été surpris par son ampleur négative ou ce qu'ils jugent comme telle. En effet, personnellement, je n'ai jamais considéré ce texte comme aussi sombre que l'on a pu le percevoir. Bien sûr, l'optimisme en est absent mais mes mots m'ont servi d'exutoire et m'ont permis par conséquent de canaliser une souffrance plus ou moins consciente, diffuse. De plus, mon poème est une synthèse. Il fait partie intégrante d'une création artistique composée d'un texte et d'une musique utilisée comme support à l'imagination. De ce fait, il comprend une dose d'apport artificiel. Mes mots mettent en scène mes pensées, mon attitude, vis à vis de moi-même dans mes grands moments de doute existentiel en général. Ils ne sont pas représentatifs de ce que j'ai pu être à une période difficile déterminée. Seulement, derrière la construction artistique, le naturel, ma propre vérité intérieure a parlé... et je ne l'avais pas prévu. En tout cas, je ne m'attendais pas à laisser passer autant de moi dans ma publication : je pensais surtout concentrer l'attention sur le lien complexe et compliquée entre deux parties de moi-même, mon féminin et mon masculin intérieurs.

Mais la lumière sur le conflit entre mes deux pôles identitaires a surtout révélé la conséquence de cette relation antagoniste : une tension psychologique sourde... qui tout à coup a surgi brusquement d'entre les mots pour éclater au grand jour. Un ami m'a, au détour d'un commentaire, fait comprendre après lecture de mon poème que j'avais intériorisé inconsciemment pendant des années l'homophobie de la société à mon encontre. Et c'est en fait le cas. Ce rejet de moi-même par l'extérieur que j'ai emmagasiné à mon insu s'est ensuite enkysté en moi avec le temps provoquant un auto-jugement de valeur tyrannique qui semble être devenu une partie intégrante fondamentale de ma personnalité... sans l'être véritablement. Tout à coup, je découvre que je peux désigner cette homophobie inconsciente en tant qu'imposture : elle est, chez moi en tout cas, une construction progressive due à mon environnement social depuis que j'ai été enfant. Je n'ai appris à dénigrer ma partie féminine dont je me sentais pourtant le plus proche que parce qu'on m'avait indiqué qu'il n'était pas bon de la laisser s'exprimer et être dominante puisque j'étais physiquement un garçon. Or m'adapter à l'idéal social masculin n'a fait que m'éloigner de ma véritable nature essentiellement bisexuée dans le fond. A force de chercher à m'amputer de ma féminité propre pour correspondre à l'image virile de l'homme créée de toutes pièces par la société, je n'ai fait que renforcer les résistances de cette partie de moi-même qui n'a alors eu de cesse d'afficher en moi ses prétentions à exister à part égale avec ma propre masculinité de façon antagoniste et parfois exagérée voire exubérante. C'est ce qui s'est passé une nouvelle fois par l'intermédiaire de l'article 30 de mon blog, avec cette fois l'affichage d'un mal-être diffus mais intense. Cest connu : chassez le naturel, évertuez-vous à le faire taire, il revient au grand galop. Curieusement, au cours de ma vie, en méprisant ma féminité, je l'ai rendu rebelle et dès lors, elle a constamment court-circuité l'expression de ma propre virilité. L'enjeu majeur est désormais pour moi de développer et de cultiver en moi masculin et féminin sur un même échelon de valeur, sans jugement, en harmonie avec mon physique d'homme.

 

Au bout du compte, entre mes échanges instructifs avec mes lecteurs à propos de mon poème et l'analyse consécutive qui en a résulté, je peux dire que je progresse encore un peu plus sur le chemin de mon éveil intérieur. Et c'est ce qui importe bien évidemment : avancer et s'accomplir davantage.

 

Namaste ! Nam Myoho Rengue Kyo !  ... et que la paix soit en vous.

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans MON CHEMIN SPIRITUEL
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