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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 00:21

Déjà 2 ans que j'ai pris ma décision solennelle d'émigrer en Australie (cf article 9 de ce blog : link). Eté 2011... et voici qu'arrive l'automne 2013 ! Je me débats encore et toujours dans le dédale administratif australien et me démène pour trouver un employeur sponsor et enfin pouvoir déposer ma demande de visa parrainé qui m'ouvrira les portes vers le pays des kangourous. En fait, un premier bilan s'impose à moi avec ses tout premiers enseignements.


Actuellement, je me sens très seul et surtout désemparé. Ce sentiment de découragement est d'autant plus intense que je continue à voir beaucoup de gens autour de moi avancer dans leurs projets et parvenir à atteindre leurs objectifs entretemps. C'est on ne peut plus agaçant et "plombant" pour le moral. Je me sens toujours comme un éternel voyageur qui voit les autres monter dans le train tandis que lui est forcé de rester sur le quai parce qu'il n'a toujours pas le bon billet pour prendre sa correspondance. J'ai parfois l'impression d'un mauvais sort qui s'acharne sur moi malgré le renouveau spirituel que j'expérimente depuis 2008.

Concrètement, je traverse l'étape la plus importante de mon propre projet, CRUCIALE même, sans laquelle ce dernier s'arrête définitivement et mon rêve australien meurt. J'en suis tellement conscient que mon moral a eu des hauts et des bas ces deux derniers mois occasionnant beaucoup de tensions intérieures. Comme je l'ai écrit dans mon article n° 43 (link), j'ai beaucoup somatisé cet été. Entretemps, je suis allé voir mon médecin et je vais un peu mieux. Mais garder espoir devient de plus en plus difficile. Que de doutes, d'interrogations et de peurs sont venus contrecarrer mon action au fil des semaines. Tous ces retards et ces délais qui se sont ajoutés les uns aux autres pour former une longue chaîne avec son boulet qui me pend désormais au pied et m'empêche d'avancer plus vite. Cependant, je persévérerai jusqu'au bout. Je ne veux avoir aucun regret quoi qu'il advienne. Je dois accomplir ce qui doit l'être afin de me respecter totalement.

Comme sur le plan conscient, je suis complètement perdu, je suis obligé de creuser au plus profond de moi et d'abandonner les moyens de perception habituels : ma raison chamboulée, meurtrie, par toutes les données administratives parfois contradictoires et souvent dures qu'elle reçoit de la part de l'actualité politico-législative australienne, ne sait plus trop à quel saint se vouer. Je dois faire confiance à la vie en général, à l'univers et à la loi secrète qui le régit. C'est toute une attitude intime, profonde, qui ne m'est pas encore entièrement naturelle que j'acquiers lentement. Je suis constamment comme l'enfant qui apprend.


Je repense souvent aux toutes premières semaines qui ont suivi ma décision de m'établir en Australie lors de mon séminaire bouddhique à Trets en juillet 2011. Jusqu'en novembre de la même année, je n'avais rien osé entreprendre tant je sentais l'énormité du défi que je m'étais lancé, à moi homme de 47 ans, âge où l'on est déjà bien établi dans la vie, entouré d'un solide réseau social et affectif. Je prenais peu à peu conscience que j'avais décidé de quitter tout ce qui faisait ma réalité actuelle, un quotidien confortable et rassurant. Malgré l'énergie apportée par ma décision, mon angoisse naturelle m'a fait commettre une erreur importante en mars 2012 et avancer avec hésitation depuis des mois : je commence à en payer les conséquences aujourd'hui. Mais je n'abandonnerai pas aussi facilement. J'ai certes commis une grosse bévue et quelques autres maladresses mais je ne suis pas encore parvenu au bout de mon projet. Et j'ai bien l'intention d'y arriver. En outre, j'agis tel que je suis à chaque moment, avec l'héritage psycho-affectif qui est le mien, un héritage lourd dont le poids se fait régulièrement sentir au quotidien, aujourd'hui comme hier. Je suis un homme en pleine résilience. Et la réalisation de mon projet d'émigration est pour moi le moyen concret d'établir un équilibre intérieur, de faire jaillir au-dehors toute la force et la beauté que j'ai acquises au cours de mon cheminement spirituel. Cette décision me permet d'utiliser des outils intérieurs puissants et de me prouver que je peux, moi aussi, faire de ma vie quelque chose d'important, d'extraordinaire à mes yeux, et dont je pourrai être fier plus tard. Je ne veux pas mourir comme un raté, comme celui qui n'ayant vécu qu'une sous-vie sera passé à côté de la sienne. Ca, c'est vraiment le scénario cauchemardesque que je veux à tout prix éviter.

Pour me donner plus d'aplomb dans cette période où le découragement colore mon coeur et pollue mon esprit, je laisse ces quelques mots écrits par Daisaku Ikeda, écrivain bouddhiste, qui appartient à mes références philosophiques et spirituelles :

"Avant de se lancer un défi, il y a toujours une période d’hésitation. Les combats acharnés servent à créer des émotions irremplaçables. Par conséquent, avec fierté, faisons courageusement les premiers pas, maintenant !" (Daisaku Ikeda in La Nouvelle Révolution Humaine)

Ces mots remplis de bienveillance me permettent de ne pas être trop dur à mon égard. En effet, j'ai souvent tendance à me juger sévèrement quand je vois le temps que j'ai mis à agir pour commencer à mettre en place mon projet et mon angoisse habituelle qui a nourri mon hésitation. Mais tout ça est logique ainsi que l'explique Daisaku Ikeda. Un gros défi fait toujours peur à relever : il nous rend encore plus redevable envers nous-mêmes. Notre responsabilité vis à vis de nous ressort d'autant plus : c'est bien nous qui sommes l'acteur principal dans le scénario de vie que nous nous écrivons. Il ne tient qu'à nous de nous donner les moyens de concrétiser les rêves et projets que nous avons au fond de nous. Nul autre ne peut le faire à notre place. Sinon, nous échouons par défaut. Et c'est sans doute la pire trahison envers soi qu'un être humain puisse s'infliger. Dans ce cas, ce n'est pas la peine de s'engager dans un projet si c'est pour l'abandonner en cours de route ou ne pas se donner entièrement à lui. Et c'est encore plus vrai après des mois d'action comme dans ma situation. Je suis maintenant trop impliqué et s'arrêter reviendrait à me parjurer. Finalement, ce n'est pas tant la difficulté de notre objectif qui importe mais bien la solidité de notre décision de le mener à bien. Comme toujours, on en revient à soi essentiellement. Je souffre, j'ai très mal parfois à l'intérieur, mais je continue vaille que vaille.


Du coup, en ce moment, je fais beaucoup d'efforts dans ma pratique bouddhique. Comme je l'ai dit plus haut, je reviens à moi-même. Les stratégies de la raison qui poussent à l'activisme ne m'amèneront qu'à perdre beaucoup de temps et d'énergie simultanément. Intuitivement, j'ai parfaitement compris que suivre la voie habituelle pour chercher un emploi sponsorisé me serait inutile. Compulser pendant des heures les sites de recherches d'emploi australiens n'a strictement aucun intérêt pour moi et se révèle totalement inefficace. La solution est ailleurs. Comme je ne suis pas devin, que je ne suis qu'un homme ordinaire et que je ne sais pas consciemment exploiter toutes les ressources dont je dispose au fond de moi, je m'en remets à ma pratique bouddhique qui est le parfait médiateur avec mon inconscient.

Depuis que j'ai augmenté mon temps de méditation, je constate effectivement plus d'harmonie, en moi et autour de moi. Tout à coup, je reçois plus d'annonces de propositions d'emploi tous types de contrats et de visas confondus. Et même si beaucoup ne répondent pas aux critères obligatoires des visas sponsorisés, ça bouge enfin. Je "tombe" aussi plus facilement sur des sites utiles à mes recherches d'emploi. Et ma santé s'améliore : je somatise moins et récupère plus vite malgré un temps de sommeil court. Je remarque également qu'au travail, les choses s'enchaînent de manière plus harmonieuse et que mes rapports avec les uns et les autres sont détendus sans même que j'intervienne consciemment. En fait, alors que je pratique davantage afin d'avoir l'attitude qui me mènera à la victoire, c'est dans le PRESENT, ici et maintenant, que je constate les changements les plus notables. Alors que je pratique pour créer un avenir qui me convienne, c'est mon quotidien actuel qui me montre des signes de changement intérieur : l'extérieur ne se modifie que parce qu'au-dedans, je me transforme. Quelque chose se passe déjà en moi mais je n'en verrai le résultat que plus tard en ce qui concerne mon grand projet "australien". Je ne sais pas quand je gagnerai mais je dois y croire : les choses bougent, évoluent. Tout n'est qu'une histoire de confiance comme  je l'ai dit plus haut.

 

Ce qui est sûr, c'est que j'intégre à mon insu une grande leçon de vie dont je tirerai les bénéfices ultérieurement. Et cet enseignement venant du terrain est indépendant de la manière dont va aboutir mon projet, échec ou réussite. J'expérimente progressivement mais durement l'apprentissage de la sagesse à l'école de la vie :

 "Le bonheur est le chemin, pas la destination." (auteur inconnu)

Namaste ! 

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans JE VIS MA LEGENDE
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commentaires

Pasteline 29/09/2013 20:02


bonjour, 


tout d'abord , heureuse de vous lire; depuis la nouvelle version d'over-blog je suis moins présente mais dès que le temps d'"hibernation" sera venu, je commenterai et ferai plus d'articles. 


Je vous lis et je pense que vous faites fausse route; pourquoi n'arrivez vous pas à un départ pour l'Australie?


celui qui cherche ne se pose pas la question, il y va, et arrivé sur place, il voit venir...


pourquoi aller chercher si loin ce qui est peut être à portée de main... vous ne semblez pas être un aventurier mais au contraire quelqu'un qui a besoin de cadre.


tout se met en place pour que vous restiez ici, là est peut être votre place; là est peut être votre mission; vous avez très certainement un chemin à faire en votre place actuelle avant de
partir; 


les signes sont là; il faut vous laisser le temps de les voir; ne pas les brusquer; juste les découvrir...


IL N'Y A PAS UN CHEMIN MAIS DES CHEMINS...


Le votre n'est pas encore accompli, il vous reste encore beaucoup à découvrir...


vous n'êtes pas un raté; vous êtes celui qui n'a pas encore accompli sa voie car croire que de tout laisser  vous apportera le bonheur est utopique...vous avez une mission, trouvez là;


tant que la douleur, l'insatisfaction sera présente rien ne pourra être accompli


j'ai fait une partie du chemin de St Jacques, je repars l'an prochain pour accomplir l'autre partie;


ce que j'ai compris, ce n'est pas la route; la route est là pour me mener à la reflexion; c'est un dépouillement de tout ce qui est superflu, un dépouillement de soi... qu'importe la richesse, la
gloire... la route apprend l'humilité... elle m'a fait entrevoir ma mission, aider l'autre...


j'essaie de l'appliquer dans mon quotidien


TOUT DOIT SE FAIRE DANS LES TEMPS.


Trouvez en vous ce qui vous empêche de partir. réparez ce qui doit être réparer


ne vous sous estimez pas; tout être humain à sa valeur; ne vous regardez pas, voyez au delà; plus haut, plus loin..


Très belle soirée 

ELLYPSO WARATAHS 30/09/2013 00:58



Merci Pasteline pour ce commentaire très intéressant. Cependant, si je suis en accord avec certains points développés, sur
d’autres, je suis en opposition car ils ne peuvent s’appliquer à ma vie, par essence personnelle et qui a sa propre manière de fonctionner. Voici ma (longue) réponse :


 


En fait, l'Australie n'est pas apparue par hasard dans ma vie mais grâce à l'amour pour un homme natif de ce pays. Et cette
relation partagée dure depuis 3 ans. Par conséquent, un lien naturel et désormais profond me lie à ce pays pour lequel je ne me sentais d’ailleurs aucune affinité particulière auparavant. Les
choses sont très simples en fait. Ceci dit, mes liens avec l’étranger remontent à plusieurs années. Et j’ai
toujours eu comme projet de m’établir ailleurs qu’en France. C’est une impulsion, comme une
respiration. C’est aussi la voie que m’a montré mon intuition à de multiples reprises. Le terrain n’a fait que confirmer mon sentiment : à l’étranger (pays anglo-saxons ou Scandinavie), tout
est plus fluide, plus simple, direct, pour moi et ma valeur humaine est perçue de suite. Il y a une harmonie que je ne retrouve jamais en France à mon égard. L’herbe est effectivement
plus verte ailleurs pour moi. C’est un fait avéré.


 


Ma mission personnelle est reliée intimement à l’étranger. Rien que mes goûts et mes compétences parlent pour moi : je parle l’anglais à un bon niveau et l’écris couramment. Et lorsque
j’utilise cette langue ou que je me trouve dans un contexte international ou anglo-saxon, je revis littéralement. C’est un vrai bol d’air, une JOIE intense que je ne ressens absolument pas avec
le français. Je suis alors différent de mon quotidien franco-français : je suis MOI, tout simplement et tout est à sa place, sans problème. Alors que dans mon train-train
habituel, je m’ennuie parce que je marche sur une voie à côté de celle qui me correspond pleinement et où ma valeur n’est absolument pas reconnue. J’ai vraiment du mal avec la culture française
qui met sur le même rang celui qui travaille dur et donne beaucoup de lui et celui qui se contente du minimum syndical ou profite un peu trop des aides sociales. Mes valeurs sont autres que la
promotion de la médiocrité, de la négligence et de la paresse. Elles sont naturellement plus en accord avec le milieu anglo-saxon. Je ne suis vraiment pas Français de cœur et en attitude. Et
beaucoup d’étrangers me prennent souvent pour un Anglais ou un Scandinave. C’est récurrent.


 


Dans mon projet d’émigration, jusqu'ici tout se faisait lentement mais se faisait. C'est juste qu’en ce moment, je vis l'étape la
plus difficile parce que juridiquement la plus compliquée. Mais même si je suis inquiet et tourmenté, je ne force pas. Ce n’est effectivement pas la bonne période dans ma vie actuellement. Je
l’ai compris. Je lâche donc du lest. Les procédures d’immigration pour l’Australie sont beaucoup + complexes et encadrées qu’en France. Rien n’est comparable. Pour s’établir, c’est un vrai
parcours du combattant, surtout si on a plus e 35 ans. En effet, de nombreux critères très sélectifs entrent en jeu dont l’âge, enjeu majeur pour moi. Il existe une limite d’âge fixée à 50 ans
pour de nombreux visas australiens… et j’ai 49 ans. D’où l’inquiétude qui m’oppresse. Car une histoire d’amour est aussi en jeu. Mais ça, c’est mon ego qui s’affole… et me rend impatient voire
tourmenté.


 


Bien qu’idéaliste et rêveur, je suis pragmatique. Je ne crois absolument pas que les signes que l’on reçoit soient forcément un
signal propre à nous avertir qu’une voie ou une autre soit bonne ou non. En tout cas dans ma vie. A mes yeux, le grand danger de trop se rapporter aux soi-disant signes est la superstition
et surtout l’interprétation qui peut nuire à
notre discernement. Pour moi, il suffit d’observer ce qui se passe dans ma vie et d’analyser puis d’intégrer. Ainsi, toutes les meilleures choses de mon existence, mes plus belles victoires ne sont venues qu’après force obstacles. En outre, à chaque fois que j’ai choisi la voie de la sécurité, la route la plus simple et (apparemment) harmonieuse, le cadre rassurant
comme vous dites, je me suis rétamé. C’a été l’échec personnel TOTAL et douloureux : la « sous-vie » puis la souffrance existentielle ont suivi. Ca va, j’ai payé le prix fort pour
avoir choisi un tel chemin et j’ai failli en mourir en 2008. J’ai trop envie de vivre… et de laisser s’exprimer ma véritable identité avec tous ses potentiels. D’où, ce blog d’ailleurs comme
moyen de résilience. J’ai fini par comprendre qu’il n’y a pas d’âge pour rebondir tant que la foi en soi est présente. Et à l’inverse de ce que vous pensez, j’ai un esprit qui
sans être aventurier a horreur de trop de sécurité : je suis un créatif un rien rebelle et je peux prendre des risques… calculés : je sais jouer avec discernement. Et puis parfois, je
joue le va-tout quand même.


 


Le passage que je traverse est difficile mais c’est temporaire. Quoiqu’en recherche de paix et d’harmonie intérieure, je ne peux
être en permanence dans un tel état mental. Je vis toute la palette des sentiments et comportements humains dont les dits négatifs. C’est simplement naturel. Ma souffrance actuelle ne me
dit rien d’autre que de changer mon regard sur la situation qui bien qu’ardue n’est pas insoluble. Et les signes de blocage que je reçois ne sont que le reflet extérieur des blocages et
du manque de foi en moi et en la vie que j’exprime à longueur de temps actuellement. Je ne reçois que ce que j’envoie à l’univers. Là où vous avez complètement raison est que rien ne pourra
évoluer et se débloquer si je persiste dans l’insatisfaction et la douleur, rien n’avancera et je créerai mon échec. Vous avez aussi raison lorsque vous mettez indirectement l’accent entre la
mission personnelle et la relation aux autres en parlant de votre cas particulier : l’aide aux autres liée à mon épanouissement personnel a toujours été le fondement de ma décision
d’émigrer en Australie. Ni plus, ni moins.


 


C’est la fin de ma longue réponse. J’ai tenu à développer car malgré l’intérêt réel de votre commentaire, vous préjugiez de
choses qui sans doute convenaient à votre expérience et à celle d’autres personnes mais pas à ma vie qui a ses propres codes et sa propre structure. Sans compter qu’il vous manquait un élément
essentiel : l’amour entre mon ami australien et moi. Là où je vous rejoins est que certainement, je dois élargir afin de trouver un autre chemin que celui que je vois (car imposé par le
ministère de l’immigration australien) uniquement. Effectivement, pour atteindre mon but, il n’y a pas qu’une seule voie possible mais plusieurs. A moi d’en trouver une autre que
celle qui est bloquée en ce moment. Juste être humble et accepter de ne pas savoir, d’être perdu, là maintenant.





Amitiés



L'auteur Du Blog : Ellypso Waratahs

  • ELLYPSO WARATAHS

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