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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 23:41

NOTE : Ce post est dédié à tous ceux et celles qui sont perdus quels que soient leurs projets et leurs objectifs de coeur afin qu'ils n'abandonnent pas. L'important est d'aller jusqu'au bout... et de gagner même quand tout vous montre l'inverse. Ne vous laissez jamais tromper par les apparences... et vos impressions !

 

Le présent article reste dans la même veine que le post 45 (link) de ce blog dont il est la suite : je parle une nouvelle fois de mes difficultés à progresser de manière significative vers l'obtention d'un visa d'immigration australien. Mais entre-temps, je suis descendu encore plus bas : il y a comme une désespérance en moi qui me mine maintenant et me colle dedans comme un vieux chewing-gum sous une chaussure. Mon action est complètement paralysée tant je ressens de déception et de doute. Depuis début octobre, je n'agis plus pour concrétiser mon projet : c'est le statu quo. Oui, 3 semaines déjà ! C'est long car le temps m'est compté ! Et je suis tout à coup bien conscient que mon état mental puisse agacer ou même décevoir certains amis lecteurs qui me soutiennent depuis le début et aimeraient me voir enfin aboutir. Mais il existe des moments dans la vie où l'acceptation d'un état négatif profond précède à son évacuation. La seule inconnue est la durée. Ce qui compte, c'est d'être authentique. Ce trait de personnalité m'a toujours servi et permis de lâcher prise, de ne rien forcer et de faire avec ce qui est pour ensuite retrouver mon énergie créatrice et enfin faire résoudre une situation difficile.

Aujourd'hui comme quelques rares fois sur ce blog, j'écris simplement pour me libérer, tant une souffrance sourde oppresse mon coeur depuis plusieurs jours. Je n'en peux plus d'avoir peur d'échouer et je n'en peux plus d'être si près du but et en même temps si loin dedans en ce moment. Je souffre, oui... beaucoup et j'ai mal à ma vie. Vieilles réminiscences d'un passé lourd où la défaite a toujours su si souvent m'imposer son joug sous couvert de petites victoires essaimées de-ci de-là afin de me laisser croire à ma liberté et de m'illusionner sur mon libre-arbitre réel. Jusqu'où avons-nous vraiment le contrôle sur notre vie, RÉELLEMENT ? A écouter tant de guides et de coaches qui parlent, écrivent, enseignent sur le le sujet, nous serions presque surpuissants : les limites que nous affrontons sont souvent celles que nous nous créerions en nous-mêmes. Et je dois l'avouer, j'ai un énorme problème de croyance en moi, en mes capacités, en mon projet, en la vie actuellement. Je suis dans l'impasse. Je suis bloqué.

Je suis en vacances depuis une semaine. Je comptais en profiter pour faire avancer mon projet et je n'ai toujours rien fait dans ce sens depuis le début de mes congés. Je ne parviens pas à comprendre ma soudaine attitude de défaite. C'est comme si j'avais d'ors et déjà choisi d'échouer et d'abattre mon rêve en plein vol. J'ai l'impression d'avoir un comportement suicidaire, moralement d'abord avant de passer à l'acte physiquement plus tard. C'est l'incroyable mais surtout très désagréable contradiction que je vis en ce moment. Je deviens un mystère pour moi-même.

Mon médecin que j'ai vu il y a deux jours m'a incité à être plus doux avec mon être et ma vie, à admettre que j'avais pleinement le droit d'être découragé : j'ai déjà affronté tellement d'obstacles tandis que mon travail m'épuise parallèlement. Je ne suis qu'un être humain... qui fait avec ce qu'il a et agit comme il est là aujourd'hui. Je dois mener de front DEUX entreprises lourdes, exigeantes et très consommatrices d'énergie vitale : mon job et mon projet. Et cela, depuis deux ans et demi maintenant. C'est très long. En outre, tout le monde ne serait pas capable d'en faire autant.

Pour m'aider davantage à lâcher prise sur le présent, mon médecin a aussi tenu à me raconter une petite histoire. Il m'a ainsi rappelé avec astuce, bon sens et bienveillance, la raison possible pour laquelle le célébrissime jean 501 de la marque Levis portait un tel nom : ça n'aurait été en effet qu'au bout du 501è essai que la bonne combinaison matérielle aurait été trouvée par le tailleur, Jacob Davis, et le créateur de la marque, Levi Strauss, pour fabriquer un pantalon solide, confortable et non copiable immédiatement par les concurrents (1). Comme les archives relatives au célèbre pantalon ont été détruites dans le grand incendie de San-Francisco en 1906, cette histoire ne peut être entièrement accréditée. Ceci dit, elle me plaît : elle est très encourageante. Elle fait echo à une autre anecdote qui narre les faits qui sont à l'origine de l'existence de la grande chaîne de restauration rapide Kentucky Fried Chicken (KFC) et qui est désormais une référence très connue dans le monde entier lorsqu'on parle de revanche prise sur l'infortune. Le fondateur de KFC, Harland Sanders également surnommé Colonel Sanders, s'est un jour retrouvé complètement ruiné après plusieurs années d'affaires fructueuses et a dû à 66 ans redémarrer à zéro professionnellement. Oui, à 66 ans ! Car sa maigre pension de retraite et le peu d'économies qui lui restait ne suffisaient pas à le faire vivre. Partant de ses compétences dans la restauration, le "Colonel" commença à sillonner les Etats-Unis pour proposer en franchise à une multitude de restaurants sa fameuse recette de poulet rôti aux herbes qui lui avait valu tant de succès avant sa chute. Il se fit éconduire de nombreuses fois : personne ne croyait en son projet. Et ce ne fut qu'au bout de plusieurs mois que le vieil homme réussit à trouver enfin un commerçant prêt à lui faire confiance et à lui redonner une chance de retravailler. Cette rencontre providentielle aurait été la 1009è tentative de Harland Sanders (2). La 1009è ! Incroyable ! Quelle détermination ! Je ne sais pas si le chiffre est absolument exact mais par contre, le fait que le "Colonel" ait dû persévérer plus que de coutume est avéré. Le vieil homme est vraiment revenu de loin à une époque où les protections sociales n'étaient certainement pas ce qu'elles sont aujourd'hui, et encore plus aux USA. Le message est évident pour moi : "Persévère encore et toujours !", me dit l'univers. "Crois en toi ! Va vers ta chance ! Crée-la !" C'est ce que résume aussi clairement Sandrine Félices, sophrologue et hypnothérapeute (3) :

"Nous sommes ce que l'on crée. (...). On n'a pas la baraka par hasard : on a la baraka parce qu'on décide d'avoir la baraka. On veut que ça marche et ça marche parce qu'on y croit. On est dans une énergie et l'énergie est créatrice et elle précède l'action réellement. On est co-créateurs de ce que l'on vit. On a en nous ce potentiel. (...). C'est nous qui chargeons les évènements, aussi bien en positif qu'en négatif. C'est nous qui décidons que c'est grave ou que c'est pas grave. (...). Nous sommes responsables de ce qui nous arrive réellement. Même si tout le monde n'a pas envie de l'entendre, je le dis haut et fort. (...)"

On est ici en plein dans l'autoresponsabilisation, à des lieues de la recherche systématique d'une aide extérieure providentielle qui empêche d'évoluer et de s'épanouir vraiment. Le constat de Sandrine Félices est ferme mais très sage. Et effectivement beaucoup de gens n'aiment pas qu'on leur rappelle que la qualité du contenu de leur existence provient d'eux essentiellement et que l'environnement dans lequel ils évoluent n'est ni plus, ni moins que l'exact reflet de ce qu'ils sont à l'intérieur selon les règles strictes de la loi de causalité qui régit l'univers. C'est toujours plus facile de se dédouaner en critiquant l'extérieur comme cause de nos difficultés. Mais c'est aussi une attitude très infantile et aliénante. Je reviendrai d'ailleurs sur cette notion de responsabilité personnelle de manière plus complète dans un article ultérieur : j'ai en effet vécu récemment une coïncidence pas vraiment surprenante quand on connaît comment fonctionne la vie au fond où j'ai été mis face à mes responsabilités. Le discours de Mme Félices n'est donc pour moi qu'une piqûre de rappel. L'univers, le Grand Maître ou la Grande Matrice, qui dirige tout, contient tout, me montre le chemin et me renvoie clairement vers moi-même.

Voilà, j'achève cet article avec une note optimiste même si beaucoup d'énergies négatives circulent en moi depuis quelques semaines. Mais c'est aussi ça la vie : des moments de baisse qui peuvent durer plus ou moins longtemps. Et comme je l'ai dit plus haut, il est bon de les accepter au lieu de les repousser : ils nous apprennent beaucoup sur nous-mêmes. Les moments critiques révèlent toujours la valeur d'une personne. Les individus faibles veulent les fuir, les personnes fortes les utilisent pour mûrir et continuer à avancer. Et bien que je sois dans un gros creux de vague depuis mi-septembre, le principal est que la flamme de vie brûle encore en moi et que ma détermination quoique affaiblie soit toujours intacte. Du coup, je suis bien content que la fin de cet article en contredise le début... ou comment commencer l'écriture d'un texte dans un certain état d'esprit plutôt négatif pour finalement se retrouver dans un autre bien différent et plus positif. Et promis, le prochain post sur mon grand projet australien sera plus concret : je vous parlerai de mes nouvelles actions vers mon objectif et de leurs résultats.

 

Crocus & snow

L'énergie du crocus se développe en hiver...

et annonce déjà l'arrivée prochaine du printemps

 

Je vous quitte donc le coeur rasséréné et vous souhaite plein de courage dans vos combats et résolutions de difficultés. La vie est belle malgré tout. Namaste ! 

 

 

(1)Une autre version de l'histoire des origines du célèbre pantalon dit que 501 était le numéro du lot de tissu avec lequel a été fabriqué le prototype. Et tout comme l'autre version, elle est invérifiable à cause des la destruction complète des archives relatives au modèle 501 dans l'incendie de San-Francisco de 1906.

(2) : Article de blog : "Atteindre ses objectifs est avant tout une histoire de persévérance" (link)

(3)  : Emission "Santé et spiritualité" diffusée le 24 septembre 2013 sur la radio Ici et Maintenant (95,2 FM)

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans JE VIS MA LEGENDE
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