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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 15:00

Comme je l'ai écrit dans mon article 47 (link) relatif à mon projet d'émigration en Australie, la teneur de l'article suivant sur le même thème serait beaucoup plus concrète.

 

Enfin, je vais UN PEU, juste un tout petit peu, mieux. Mon moral a commencé à se stabiliser et remonter très légèrement hier sans que je fasse quoi que ce soit. Ai-je atteint les tréfonds de la souffrance qui font qu'on donne soudain le coup de pied salvateur qui fait remonter à la surface ? Ca m'étonnerait vu que rien n'est volontaire dans cette amélioration. Je pense plutôt que la raison est mon éloignement du travail depuis déjà 2 bonnes semaines ; je suis en vacances et je suis hors de la zone d'influence de mon quotidien professionnel. Par conséquent, la fatigue nerveuse due à une pression constante se fait moins sentir. J'ai désormais la preuve que mon job est le principal obstacle à la bonne conduite de mon projet : un dépassement de tâches permanent avec une mauvaise utilisation et une mise à l'écart de mes véritables compétences m'ont mené vers un phénomène d'usure accéléré. Mon esprit est encombré : il est pollué par l'inintérêt et la fréquence des tâche principales qu'on me demande d'effectuer, les attentes ou les exigences perpétuelles des uns et des autres, collègues ou direction, et une éthique qui s'assouplit ou se durcit selon la tête du client. Entre ennui, injustice et arbitraire, ce trop-plein mental me maintient aux limites du burn-out. Les faits sont là, indéniables et reconnus par mon médecin.

Je publierai sur ce blog quelques articles sur mon travail actuel ultérieurement. Je créerai même une nouvelle catégorie rien que pour ça. En effet, je dois me libérer de certaines choses, lâcher la soupape de sécurité et informer les gens de certains travers du milieu médico-social qui reçoit beaucoup trop l'admiration et l'estime des gens alors qu'il ne le mérite pas toujours, et même souvent. Si les familles de personnes handicapées savaient tout ce que je sais, beaucoup retireraient immédiatement leur enfant ou parent de pas mal d'institutions. Le contenu de la vitrine n'est souvent pas ou plus conforme à celui du quotidien derrière les murs. La raison majeure en est des décisions politiques au caractère libéral capitaliste qui implantent insidieusement une logique de marché dans les établissements médico-sociaux depuis 2002 en France. Désormais, encore plus que la rentabilité, c'est l'économie qui compte : et plus que sur le matériel, c'est sur le personnel qu'on rogne. Les tâches et les responsabilités augmentent pour chaque salarié mais l'équipe de travail voit son nombre de membres stagner. Et bien sûr, pour tous, la rémunération déjà faible dans le secteur n'augmente que grâce à l'ancienneté : elle n'est jamais en rapport avec la nature et le degré des tâches réellement effectuées sur le terrain.

 

Cette réalité professionnelle dure et morne m'empoisonne l'esprit et le corps (je somatise) petit à petit. Du coup, mon énergie vitale en est grandement diminuée. J'ai pensé à chercher un autre travail dans le secteur en région parisienne mais rajouter les efforts d'une telle recherche à ceux pour concrétiser mon projet australien, c'était vraiment trop pour moi. Sans compter qu'en plus, entre-temps, je devrais aussi continuer mon activité professionnelle auprès de mon employeur actuel. Vu mon état de fatigue générale, c'est tout bonnement impossible et peu sage.

Malgré mon épuisement moral, je tiens à persévérer dans mon action pour créer la vie qui me convient et planter les graines du bonheur en moi. Mon projet d'émigration est toujours en cours et le restera le temps qu'il faudra. Puisque je récupère tout doucement et que cette troisième semaine de congés sera un peu plus active que les deux précédentes sur ce thème, voici ce que je décide d'entreprendre jusqu'à lundi prochain :

  • Continuer à démarcher via le Net pour trouver un employeur prêt à me sponsoriser afin que j'obtienne un visa (j'ai eu les coordonnées d'un nouvel agent de migration apparemment doté d'une véritable empathie pour ses clients et les cas difficiles, et j'en suis un)
  • Reprendre contact avec la traductrice (c'est dans les choux depuis 2 mois) et récupérer mes documents
  • Travailler mes points faibles pour mon examen d'anglais (IELTS)* que je repasse samedi 9 novembre. (Je vais tenter d'améliorer mon score par rapport à l'an dernier afin de pouvoir demander un visa permanent directement)
  • Repasser mon examen IELTS dans de bonnes conditions morales et faire de mon mieux tel que je suis
  • Tenir une pratique bouddhique régulière afin de me calmer et de garder un esprit clair et posé et afin aussi d'augmenter mon facteur chance (harmonie intérieure / extérieure)

 

Voilà, c'est écrit et je vous prends à témoins, chers lecteurs. Dans mon prochain article sur mon projet, je vous dirai ce que j'aurais fait. Je n'expliquerai pas forcément en détails ce qui se sera passé, surtout pour l'examen où je me présente cette fois bien mal préparé car trop perturbé mentalement.  Je crains de faire moins bien que la première fois. Mais bon, je verrai. Non, je vous donnerai les grandes lignes. Et puis, ce sera selon mon humeur, c'est tout. Le principal sera de vous montrer que j'ai bien tenu parole et que malgré mon état d'abattement, j'ai réagi. J'ai envie de vous prouver qu'il me reste encore suffisamment de force vitale pour mettre en place la vie que je veux vraiment et que je peux toujours me respecter.

 

Je vous laisse et vous dis à plus tard.

 

Namaste !  (un peu inquiet, c'est normal)

 

 

* : Sur mon premier passage de l'IELTS, examen d'anglais obligatoire pour obtenir un visa australien, voir l'article 33 de ce blog (link)

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans JE VIS MA LEGENDE
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commentaires

Anne 12/11/2013 21:41


Prends soin de toi, je suis admirative de ta volonté...Mes voeux t'accompagnent, comme toujours :) 

ELLYPSO WARATAHS 13/11/2013 00:59



Je fais ce que je peux COMME je suis. J'ai du courage mais aussi beaucoup de peurs. Je ne suis pas d'une nature optimiste et ce défi représente une vraie gageure pour moi : je suis en pleine
révolution intérieure. Ce sont en fait mes doutes, ma tendance à me dévaloriser et ma dispersion qui me freinent beaucoup depuis le début. J'apprends en fait à croire en moi depuis le début.
Merci pour tes mots chaleureux ! 



Brigitte 04/11/2013 18:08


courage mon ami. tu as fais le plus dur, donner le coup de pied pour remonter même si tu ne t'en es pas rendu compte. Je t'embrasse

ELLYPSO WARATAHS 04/11/2013 20:06



Merci Brigitte ! Sans doute quelque chose a-t-il déjà bougé ou est en train de le faire car depuis samedi, j'ai un mieux-être inattendu mais très timide qui est apparu. Mes amis bouddhistes me
soutiennent aussi beaucoup en ce moment. Suite dans le prochain article sur le sujet. 



L'auteur Du Blog : Ellypso Waratahs

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