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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 01:09

NOTE 1 : Cet article est dédicacé à mon amie Anna Bohême.

NOTE 2 : Pour que la lecture de cet article ait tout son sens, allez vers la playlist qui figure dans la colonne de droite sur ce blog et faites jouer le titre Ave Maria de Claude Debussy. C'est essentiel. Vous saurez alors quelle énergie a conduit à la rédaction de ce texte. La musique et mes mots se complètent parfaitement et constituent le fond intégral indivisible de cette 49è publication de L'Observatoire du Coeur. Sans le support de la mélodies citée, vous ne pourrez saisir toute la subtilité du sentiment et de ma pensée lors de la rédaction de cet article.

 

Copie de Cello studyPerdu en ce mois de novembre 2013, un mois de novembre (1) qui ne ressemble à nul autre parmi tous ceux que j'ai déjà traversés au cours de ma moitié de vie, je suis là seul en moi-même ce soir (mon colocataire est à deux pas) et j'écoute l'Ave Maria en version instrumentale, la version de Claude Debussy. Là, le violoncelle remplace la voix humaine : la prière écrite que j'adresse à ma vie, à la divinité qui est moi et à l'Univers son père, sa mère, son créateur, sa créatrice, ne souffre aucun mot venant d'un autre. Elle EST. Etat de vie cueilli sur l'instant. Ce mal-être permanent que je vis depuis des années et qui trouve sa quintessence depuis cet été peut s'exprimer spontanément en ces heures nocturnes et automnales loin des regards et de l'obligation "d'aller toujours bien", cette soit-disant politesse due aux autres (mon oeil, oui ! Pur vestige de l'hypocrisie bourgeoise). Eloigné des sources quotidiennes de l'inauthenticité, je m'autorise à n'être que moi au plus intime, avec douceur et pudeur.

J'ai les larmes aux yeux tant ma peine de vivre est profonde : la solution est en moi quelque part mais je ne trouve pas la clé pour ouvrir la porte de l'énigme qu'est devenue ma vie entière et enfin évacuer cet air vicié qui m'empoisonne dedans. Il me tarde de trouver l'impulsion correcte qui me fasse surmonter définitivement mon incapacité à créer l'environnement qui me sied alors que tant d'autres y parviennent sans problèmes majeurs.

Je suis aux portes d'un avenir plus conforme à mes attentes intimes et je suis en même temps devant les marches d'un futur vide, insensé, duquel je me hâterai de me supprimer s'il devait arriver. Je suis face à deux possibilités, deux éventualités, deux voies, une fourche diabolique que la vie nous réserve parfois, celle où si vous vous trompez de direction, vous n'aurez pas de seconde chance : vous marcherez alors inéluctablement vers votre propre malheur, celle où vivre ne vaudra plus la peine d'être vécu tout simplement.

Alors oui, ce soir, j'adresse en silence non pas une prière exactement (personne ne me doit rien) mais un écrit d'amour pour un simple échange de coeur, muet, intime et floral, avec toi Marie, femme originale, singulière, mère aimante et douce, qui a donné vie à un homme prêt à mourir pour les autres afin de valider son grand message d'amour. Et ce message universel, moi-même, bouddhiste de longue date, j'y suis sensible et je tente de l'appliquer dans ma vie à la lumière de ma propre foi. Peu importe qui tu es réellement Marie, peu importe l'existence ou l'inexistence de Dieu, c'est secondaire à mes yeux. Ce qui importe, c'est juste l'énergie que j'exprime : je donne, j'envoie à l'univers mon envie de vivre encore MAIS fidèle à moi-même et j'envoie au même moment mon envie de mourir si j'échoue à rester fidèle à ce que je suis. Je suis handicapé intérieurement. Je n'ai pas certains codes naturels pour me dresser complètement et gagner sereinement. Je demande juste un coup de pouce : j'envoie un flux d'énergie interrogative, en souffrance, bloquée, nouée de-ci de-là, et j'attends la réponse d'amour du Grand Tout qui m'a créé. J'attends parce que je ne sais plus trop comment agir. Je sais surtout que c'est ma croyance en moi, en la vie qui est défaillante : agir m'est donc plus difficile que beaucoup et de ce fait, les résultats sont à la mesure de mon handicap intérieur, en demi-teinte. Je fais des choses mais comme si une malformation indétectable, une infirmité invisible, m'empêchait en permanence de livrer mon plein potentiel. Et je n'en peux plus de vivre ainsi, et particulièrement lorsque je traverse une période cruciale où mon avenir se joue à un niveau fondamental comme aujourd'hui.

 

Virgin mary 2

 

C'est en naviguant sur le web, en fouillant dans l'énorme bibliothèque d'un site musical où j'ai un compte que soudain, venu de ne je sais où, est apparu en moi ce désir soudain de réécouter l'Ave Maria... sans mot, juste porté par la musique. Et tout à coup, le lien s'est fait avec toi Marie, spontanément. Sobrement, pudiquement, calmement, mes pensées douloureuses, si intimes, s'envolent maintenant vers Lui ou Elle, mais vers toi aussi, dans un grand élan d'authenticité. Et là, je sais maintenant que mon être intérieur parle ce soir comme jamais. L'enfant blessé, meurtri, solitaire, isolé, qu'en fait, je n'ai jamais cessé d'être malgré moi, pleure ouvertement ; il voudrait enfin trouver la sortie de la grande maison où on l'a laissé tout seul admirer de loin par les fenêtres les parterres de fleurs colorées et les bosquets verdoyants et vivre enfin ce qu'il est réellement dans l'immense jardin de la vie. Je ne veux plus être à demi mais être complètement, INTEGRALEMENT. Lorsqu'on devient bouddhiste, au fur et à mesure qu'on progresse dans la foi et l'expérimentation d'une nouvelle vision des choses, une notion essentielle revient sans cesse : révéler le définitif au détriment du temporaire ; c'est un moyen de souligner la profonde métamorphose intérieure qui se passe en chaque pratiquant dès lors qu'il active l'énergie de la grande loi bouddhique, la loi de causalité qui régit l'univers entier. C'est une façon de mettre en évidence un processus qui permet à notre véritable personnalité de s'exprimer et de s'implanter en nous en lieu et place de celle provisoire fabriquée par les standards socioculturels environnants. Le Soi authentique et libre de toute contrainte se révèle au fur et à mesure en chacun de nous. Parler du temporaire qui s'efface au profit du définitif est aussi une manière de décrire que notre véritable identité de boddhisattva (disciple du Bouddha originel et ambassadeur de la paix) prend peu à peu le dessus sur l'image sociale par essence artificielle que nous avons au quotidien. Mon projet australien (2) est d'ailleurs directement relié à ma nature de boddhisattva. Je ne le dissocie absolument pas de la contribution positive et du don que je veux apporter à la société australienne et par là au monde entier.

En fait, je comprends peu à peu que la période très difficile que je traverse est nécessaire bien qu'éprouvante. Je suis dans une évolution intérieure sur un plan personnel et spirituel. Si je ne lâche rien, je ferai un pas déterminant vers la victoire sur un comportement toxique qui m'a déjà conduit à commettre une erreur fondamentale en 2000, une erreur que je n'ai cessé de payer au cours de la décennie suivante. Finalement, l'abcès est arrivé à maturité : il est temps de le crever... mais j'ai peur d'avoir mal ! C'est stupide, je sais Marie. C'est l'ouverture de la poche infectieuse qui libère le malade. Mais que veux-vous Marie, même si mon attitude nocive me fait souffrir, je la connais bien : elle appartient à mon quotidien depuis tant d'années. La nouveauté effraie toujours de prime abord ; c'est juste le premier pas qui coûte.

l 794dcfc5895346caa85a77754d6ac0fdJ'arrive à la fin de mon article, un texte un peu spécial, il est vrai, puisque c'est une méditation écrite envoyée à l'univers et à toi Marie. Ce post est éminemment spirituel : c'est un don de moi, de ma vie, à un moment X. Je n'attends rien d'autre qu'un retour d'énergie, un encouragement, un signe pour me guider. Rien d'autre : la solution, c'est à moi de la créer, de la concrétiser ensuite. Par contre, écrire cet article a été des plus libérateurs : l'expression de ma peine a libéré mon désespoir qui voudrait me voir me résigner à perdre. Ce dernier a pu s'épancher dans ces lignes d'écriture. Du coup, je vais mieux. Je suis plus détendu : je sens moins de douleurs diffuses dans mon corps. Ma vésicule biliare qui me sert de radar interne pour savoir où j'en suis sur le plan du respect de moi-même s'est à nouveau décontractée. Je veux bien écouter la partie de moi qui craint d'avancer, que l'échec effraie, mais je lui rappelle cependant qu'elle n'est pas seule. D'autres parties de mon être, majoritaires, veulent du neuf. En outre, le confort auquel je me suis habitué depuis quelques années est devenu délétère pour ma santé mentale particulièrement. Je n'ai plus le choix : je dois BOUGER, quitter ma zone de confort ! Absolument ! C'est un pronostic vital !

Et j'en reviens à toi, Ô Marie ! Je te salue du fond de coeur, toi à qui, ce soir, j'envoie mes pensées les plus douces quoique un peu grises. La musique et l'écriture ont calmé ma peine et mon angoisse, temporairement.  Merci de ton écoute Marie ! Je sais que tu as lu dans mon coeur et que tu as reçu ma détresse sans jugement. Merci vraiment. Namaste !

 

(1) : L'article 34 de ce blog intitulé Chaque mois de novembre (link) traîte de la nature singulière que semble avoir la période correspondant au mois de novembre chaque année dans ma vie.

 (2) : Plusieurs des articles du présent blog parlent de mon projet d'émigration en Australie qui est un objectif fondamental aux sources très profondes. Les plus importants sur ce thème sont les articles 9 (link), 33 (link), 43 (link), 45 (link), 47 (link) et 48 (link)

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans MON CHEMIN SPIRITUEL
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commentaires

Anne 20/11/2013 00:33


 


Très touchée...MERCI :)

ELLYPSO WARATAHS 20/11/2013 01:11



Merci pour le poème Anne ! Hubert-Félix Thiéfaine ! J'adore ! En tout cas, c'est très fidèle à ce que je ressens. Quant à mon texte, ç'a été assez spontané. Ca s'est fait comme ça ! Très vite !
Cet article parle avant tout de la liberté d'être et de disposer de sa vie quoi qu'il arrive.


Et Marie, eh bien Marie est un canal, un vecteur, une présence invisible, peut-être imaginaire, mais en tout cas une image protectrice, tendre et douce qui m'a fait du bien. Et j'en avais besoin
ce soir-là pour me libérer, m'alléger, et aller mieux ensuite.



L'auteur Du Blog : Ellypso Waratahs

  • ELLYPSO WARATAHS

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