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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 04:02

Marie,

 

medium 600px-SmileyJe te salue. A nouveau, je viens vers toi. Reçois de ma part un grand bonjour rempli de gratitude.  Aujourd'hui, je t'écris dans un esprit bien plus calme que la dernière fois. Et pour cause, tu as permis qu'un bienfait important pour ma santé se concrétise... ou disons, pour les esprits athées un peu frileux, que tu m'as rendu suffisamment créatif pour que je crée l'évènement dont je tire aujourd'hui bénéfice. En fait, t'entretenir et entretenir mes lecteurs de ce qui s'est passé après mon lâcher-prise rédactionnel envers toi est l'objet de ce nouvel article. Cependant, cette fois, je serai moins dans une démarche méditative que dans un partage purement narratif conduit par la raison.

 

Il y a une semaine, je me laissais emporter dans une méditation écrite, un lien spontané et naturel envers toi, Marie. Tu le sais, je ne suis plus catholique pratiquant depuis fort longtemps mais les références chrétiennes qui ont structuré mon enfance et mon adolescence sont toujours vivaces en moi quoique affadies. J'y retrouve un cadre moral nécessaire, sécurisant, qui complète harmonieusement les préceptes moraux bouddhiques qui sont désormais miens depuis 1988. Les règles plus strictes du christianisme illustrent, précisent et consolident sur certains points qui m'importent celles plus larges de la morale bouddhique ; elles donnent ainsi plus de poids à ces dernières dans ma vie personnelle. Le bouddhisme laissant une totale liberté de croyance en une divinité ou rien, je ne vis là aucune contradiction. J'y trouve au contraire une bienheureuse complémentarité. Et comme je suis féru de physique cantique, je reste ouvert à tout ce que notre science rationaliste ne comprend pas et rejette par défaut... et facilité ou conservatisme : je crois aux entités invisibles, aux mondes immatériels et ne vois que logique et interpénétration permanente entre notre univers tangible et d'autres imperceptibles parce que tout fonctionne selon des fréquences énergétiques et sonores dont beaucoup échappent à  notre conscience limitée. Je n'ai donc aucun problème pour me mettre à méditer et invoquer silencieusement, intimement, une entité qui serait définie comme divine ou sainte par d'autres. Je crois fermement que sont nommés sous des appellations diverses les mêmes êtres invisibles qui ne sont que pure énergie et parties d'une conscience cosmique par essence illimitée et surpuissante. Finalement, Marie n'est qu'un de tes nombreux noms, n'est-ce pas, chère mère céleste de Jésus-Christ ?

Virgin mary 2Lundi dernier, ma position méditative et intime d'écriture envers toi, chère Marie, est venue inopinément, telle une vague tandis que tout mon être me poussait à vouloir réécouter l'Ave Maria de Schubert qui est chanté. Or, bien vite, je me suis retrouvé à ne rechercher et n'écouter que des versions instrumentales. Pourquoi ? Commande impérieuse de mon enfant intérieur qui était tout chagrin ce soir-là. Je ne voulais surtout plus entendre les mots d'un autre pour traduire ce que je ressentais : je voulais mes propres mots pour porter ma peine, te les offrir comme un don à toi qui personnifie le mieux à mes yeux la Mère, et pourquoi pas Gaïa, la Terre, notre maman à tous. J'ai lâché prise sur ce que je vivais, sur les pensées qui m'animaient alors, sans fausse pudeur mais avec retenue et simplicité. J'ai tout dit, tout donné, au risque de contredire mes propos et ma vaillante persévérance exprimés plus tôt dans mes articles 47 et 48 où je montrais mon envie de toujours bien garder la main sur mon objectif d'émigrer en Australie. En fait, j'ai dû abandonner toute idée de contrôle sur ma vie et accepter que j'étais à bout, à bout de tout, malgré l'optimisme que je voulais afficher. C'est pouquoi l'idée de la mort, de me supprimer en cas d'échec, est clairement exprimée dans le texte méditatif que je t'ai écrit, Marie.

Il est vrai que, tout à coup, de vieilles mémoires plus ou moins oubliées, d'anciens schémas mentaux, sont tous réapparus lors de la rédaction de mon article 49. Laure, une amie très intime, s'en est d'ailleurs étonnée : elle m'a témoignée par courriel sa surprise de me voir aussi empêtré dans des attachements délétères encore maintenant. Mais mon projet australien est bien un combat à mort contre des éléments de ma personnalité qui se sont pervertis au cours des années sous l'influence de conditionnements affectifs ou socioculturels et qui sont devenus des croyances erronées sur la vie aussi inflexibles que difficiles à modifier. Ce que Laure avait oublié ou négligé ou bien ignorait à cet instant précis était que notre personnalité est bâtie sur des strates qui s'empilent les unes sur les autres et s'imprègnent sans doute plus ou moins entre elles. Et bien sûr, les plus anciennes, souvent les plus profondes, sont aussi les plus difficiles à atteindre et à changer. Et encore, faut-il pouvoir le faire ! Certaines pratiques méditatives le permettent comme par exemple la récitation du mantra Nam Myoho Rengue Kyo propre au courant bouddhique dont je suis pratiquant. Du coup, je suis paré. Mais il me manque la puissance nécessaire pour en activer vraiment le pouvoir dans mon présent. Et c'est là que le bât blesse en ce moment. Ma détermination pour évoluer et modifier le cours des évènements  est trop faible par rapport à l'énormité de mon objectif d'émigration pour moi. J'ai d'ailleurs un rendez-vous avec un aîné bouddhique très bientôt afin d'obtenir des éléments de foi et d'étude qui puissent m'aider à adopter une attitude plus dynamique, plus conquérante, à l'égard de la vie, et par là plus efficace quant à mon projet d'émigration en souffrance. Si l'harmonie n'exerce aucun contrôle, aucune tension, elle n'en est pas moins active : on ne réalise rien de concret et de beau si on reste sans rien faire ou à n'agir qu'à moitié. Vivre pleinement est certainement tout le contraire de la vélléité et de l'indolence. La nonchalance n'a jamais été créatrice de valeurs et d'équilibre, et encore moins la paresse.

En tout cas, vivre harmonieusement, c'est à mes yeux vivre en accord avec soi, TEL QUE L'ON EST DANS L'INSTANT PRÉSENT... et tant pis, si on exprime un sentiment négatif. L'harmonie est avant tout SYNONYME D'AUTHENTICITÉ, de vérité envers soi et les autres, D'HONNÊTETÉ. Et c'est ce que j'ai été lors de la rédaction de mon article méditatif pour toi, Marie : j'ai n'ai été que moi. J'étais seul en communion avec l'univers, la matrice cosmique, nu à l'intérieur. Et ma sincérité a été entendue. Lundi dernier, à 9h30 du matin, j'avais rendez-vous chez mon médecin. Je voulais le voir car la fatigue mentale que je ressens en raison de mon travail est sans doute l'obstacle majeur qui me sépare de la réalisation de mon projet d'expatriation. Etant éreinté, usé, par le très brusque accroissement des tâches à effectuer depuis deux ans et le poids des responsabilités rattachées avec en prime une base éthique plus que douteuse derrière, je voulais revoir rapidement mon docteur. Je l'avais déjà vu il y a peu de temps mais là, cette fois, je voulais être arrêté quelques jours, une semaine tout au plus. Au fond de moi, cependant, je n'avais cessé de penser que le mieux aurait été d'avoir 10 jours complets d'arrêt (une semaine et demie) afin de faire la jonction avec une période de 5 jours de congé à cheval sur novembre et décembre. Ainsi, j'aurais eu d'un coup deux semaines et demie hors du travail afin de me ressourcer et de me reposer. Avant de me rendre à la consultation, j'ai bien médité. J'ai fait une pratique bouddhique sérieuse, courte et concentrée. Mais je ne savais pas en fait si mon docteur accepterait ma proposition d'une semaine d'arrêt. C'était vraiment ce que je voulais lui demander, histoire de travailler quand même 3 jours avant ma période de congé qui va du 29 novembre au 4 décembre et de ne pas prendre trop de retard dans le suivi de mes tâches. Mais tout au fond de moi, mon intuition m'avertissait de demander plus, 10 jours, pas moins... pour mon bien, pour ma vie, pour moi ! Je ne savais que penser : je culpabilisais. En effet, sur mon lieu professionnel, nous entrons dans une période intense : préparation de notre grande fête familiale annuelle qui a lieu en décembre. Et je m'en voulais de laisser mes collègues être ainsi encore plus surchargés de travail à cause de mon absence... et j'étais dérangé à l'idée de me retrouver moi-même avec un nombre de tâches augmenté à mon retour également. Dilemme !

Quoi qu'il en soit, j'arrive au cabinet de mon médecin traitant, ce lundi 18 novembre. Je lui explique la raison de ma venue. Après avoir relu la partie de mon dossier médical qui couvre les 8 derniers mois, le docteur me pose quelques questions sur mon présent, en insistant surtout sur mon comportement hors du travail pour savoir comment est mon humeur en général et où j'en suis dans mon projet d'expatriation aux antipodes. En effet, très vite, au fil de mes dernières consultations, il a fait le lien entre l'épuisement professionnel dont je lui parlais souvent et la perte d'énergie consécutive et logique qui nuisait au reste de ma vie, que ce soit mon objectif d'émigration ou mes relations sociales devenues ténues avec le temps. Après m'avoir questionné et écouté, il décide de m'arrêter... 10 jours, le nombre exact que je voulais en secret, sans même que je lui en ai parlé ! Merveilleuse synchronicité ! Parfaite réponse de l'univers ! Et comme pour mieux me signifier que c'est la meilleure solution à mon mal-être présent, cette réponse m'est faite de manière ferme. Mon docteur, sachant que j'allais sans doute protester par rapport à mon job et demander une semaine seulement, me dit avec un ton ne souffrant aucune contestation que c'est un moyen de couper la poire en deux : lui voulait me donner en fait un arrêt de 2 semaines directement. Du coup, c'est ce qui se passe... indirectement ! J'ai obtenu une mise au repos qui en s'ajoutant avec mes 5 jours de congé normaux me donnent 17 jours d'affilée loin du travail pour me relaxer, me soigner et me faire du bien. En outre, l'arrêt-maladie spécifie clairement que j'ai les symptômes dépressifs préliminaires d'un épuisement professionnel, autrement dit d'un burn-out. Voilà, c'est dit, c'est écrit ! A force de n'avoir pas été entendu, d'avoir été maltraité par une (ancienne) direction toute-puissante et manipulatrice et d'avoir pris sur moi pendant deux ans, les conséquences s'affichent désormais au grand jour dans ma vie. C'est un effet à rebours évident.

intuition-rayonnement-300x237C'est aussi une bonne leçon. J'apprends une nouvelle fois qu'en suivant mon intuition tout se fait harmonieusement, tout s'emboîte bien, tout est à sa place naturellement. Je suis allé voir mon médecin mû par une volonté inconsciente, mon moi profond, qui n'en avait plus rien à faire de l'avis des autres et surtout celui de ma chef de service (membre de l'ancienne direction toujours en poste) très prompte à exiger de son équipe éducative le maximum du maximum de façon soutenue. Maintenant, le résultat est là, clairement énoncé. Et cette fois, c'est un diagnostic médical. Donc, c'est imparable et officiel. Même si je m'y attendais, j'ai eu un léger malaise en lisant le motif de l'arrêt-maladie : la dépression est une maladie tabou dans ma famille... et dans l'opinion publique en général. C'est un mal qui crée immédiatement une gêne durable alentour quand il est connu : c'est un signe évident de fragilité qui renvoie chacun à la relation qu'il entretient avec lui-même. Et certains n'ont pas du tout envie de savoir où ils en sont sur ce point. Du coup, dans leur malaise, ils vous jugent mal et vous rejettent. Mais que pouvais-je dire ? C'était la vérité. Mon esprit est atteint : il est malade. Ce qui explique tous ces troubles, ces atermoiements, ces contretemps répétés et une action si peu efficace malgré mes efforts.

Maintenant, je suis chez moi au repos. Je récupère : parenthèse inattendue. Mon moral ne va pas trop mal. Alors que je ne cesse de penser à mon projet australien en souffrance, je n'agis pas : je suis bloqué par une paralysie intérieure, englué dans le doute et la certitude de ma défaite. C'est l'inertie complète : je n'y crois (presque) plus et gâche un temps précieux. Alors, j'écris pour me libérer, pour laisser s'écouler toute mon énergie créatrice, la vie qui est en moi. Je n'ai pas envie de me forcer, de me violenter à coups de "Je dois" ou de "Il faut que..." très artificiels et qui ne font que consolider mes résistances inconscientes. Je préfère demeurer dans mon présent et RESPECTER ma douleur intérieure, l'accueillir. Je veux simplement être en accord avec mon être ENTIER même si c'est le désaccord, la scission, qui l'anime actuellement. Je ne veux pas vivre dans la tension intérieure... qui risque de m'amener à renforcer ma pulsion de mort devenue très forte ces dernières semaines. C'est un mauvais moment à passer, juste un mauvais moment. C'est la vie. De toute manière, demain sera un autre jour. Et très prochainement justement, je rencontre cet aîné bouddhique que j'ai évoqué plus haut et qui sera certainement à même de m'éclairer sur ma situation vue sous un angle de foi et philosophique. Ma mélancolie naturelle s'est soudainement amplifiée depuis quelques semaines pour devenir lugubre mais j'aimerais qu'elle reprenne sa  place et tienne son rôle : une présence diffuse et dont le léger retrait nourrit en moi l'innovation et la créativité qui attisent ma joie. Je compte sur mon entretien bouddhique pour avoir des éléments-clés qui m'aident à franchir cette passe très difficile et rééquilibrer mon humeur sur ce point. Je voudrais juste que ma tristesse redevienne avant tout une source de beauté poétique et relationnelle, et non plus cette créature invisible, dégénérée et monstrueuse qui me tue à petit feu, aspirant toute ma force vitale.

 

C'est sur la réalité de mon combat intérieur qui est une lutte pour vivre que je te laisse, Marie. Je te remercie du fond du coeur pour ton écoute. Merci également d'avoir laissé ton propre coeur être le réceptacle d'un souhait intime devenu bienfait concret pour ma santé. Ce repos imposé par mon médecin est un résultat important, une véritable bénédiction, qui me permet de faire le point avec clarté, de me respecter et récupérer doucement afin de revenir sur le devant de la scène de ma vie plus enclin à l'action et à aboutir dans mon objectif d'émigration. Ma méditation écrite à ton égard, Marie, et ma méditation bouddhique se sont combinées : elles se sont concentrées dans mon attitude de profonde honnêteté envers moi et les autres. Encore une fois, j'ai eu la preuve que lorsqu'on est soi, SANS TRICHER, l'univers répond toujours positivement et de manière ADÉQUATE.

Copie de tetiere-vivreAu bout du compte, la période que je traverse est une étape importante sinon cruciale de ma croissance spirituelle. Ce que j'affronte depuis quelques mois va bien plus loin que la simple difficulté pour réaliser mon grand projet australien. C'est une question globale dans mon existence. Je fais face à mon incapacité à être pleinement heureux de vivre, heureux d'être ce que je suis, d'être QUI je suis. Je fais face à la mort une nouvelle fois, comme lorsque je l'avais affrontée ce fameux 30 juin 2008 où tout allait changer. En somme, ma décision de partir vivre en Australie, projet fondamental dans mon existence, me met devant un défi encore plus essentiel pour moi: celui de DECIDER de vivre... afin de VIVRE, simplement, SANS REGRETS. Et c'est sans doute là que je dois d'abord gagner pour ensuite remporter la victoire sur le terrain de ma vie et plus particulièrement dans mon objectif d'expatriation.

 

Bien à toi, chère Marie !

Bien à vous, chers lecteurs !

Namaste ! 

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans MON CHEMIN SPIRITUEL
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commentaires

Phène 28/12/2013 17:02


"Tout vient à point à qui sait attendre" nous a enseigné notre cher La Fontaine. Pour vous dire que j'ai (enfin!) répondu à votre com posté le 25 sous l'article "Seconde nature"... Je vous
souhaite de passer un merveilleux réveillon, cher Callypso

ELLYPSO WARATAHS 28/12/2013 18:15



C'est exactement ça, Phène. Ma propre vie me l'a souvent montré et me l'enseigne là actuellement encore effectivement. C'est en levant le pied, en acceptant de s'arrêter ou de ralentir un moment
que les choses, à notre insu, se mettent en place. Ca y est, j'ai décroché du phénomène temps avec tout le stress et l'impatience qui vont avec. Les tensions sont en train de diminuer. Il faut
dire que ma maladie, la dépression, m'y aide dorénavant : liaison directe et brutale avec l'essentiel. Plus de temps à perdre avec les planifications trop rigides et autres stratégies trop basées
sur le réel (enfin celui donné à voir par la société humaine) ; plus de temps à gaspiller avec le mental et ses élucubrations. Par contre, bienvenue à la vie et son infinité de solutions...
parfois très surprenantes ! Juste faire CONFIANCE. Et j'y suis : je deviens ENFIN plus confiant dans la vie, MA vie.


 


Bon nouvel an à toi aussi !  


 


PS : ton blog est une mine d'or pour moi. Je voudrais tout lire et emmagasiner d'un coup tant tu développes des thèmes qui m'intéressent. Et ta manière de les
aborder est en plus très originale, point crucial à mes yeux. Alors, notre relation ici ne pourra que se renforcer. A + tard l'ami !



Phène 23/12/2013 10:12


Merci pour cette belle réponse âmi, mais dans le bouddhisme, il semblerait que  Marie soit représentée par la Conscience pure... Belle semaine et Joyeux Noël à Toi

ELLYPSO WARATAHS 23/12/2013 20:13



 Eh bien quel plaisir de l'apprendre ! Vraiment ! Bouddhisme et christianisme ont de sérieux points communs
éthiques mais aussi historiques. Je me souviens d'avoir entendu un jour un historien expliquer à la radio que le Christ avait certainement visité l'Inde, en tout cas des régions limitrophes et
être influencé par le bouddhisme. Quelques preuves de son passage avaient été retrouvées et surtout à partir de ce moment-là, son discours spirituel avait évolué de façon flagrante. Je pense que
cet historien faisait sans doute allusion au Nouveau Testament, plus ouvert que l'Ancien, réformateur, et plus axé sur la personnalisation du lien de foi entre
l'Homme et Dieu que sur la soumission à ce dernier. Ces connexions historiques expliqueraient à merveille pourquoi une même divinité ou une même figure sainte telle que la Vierge soit présente
sous des vocables différents dans les deux religions. Mais je suis sûr que ce fait existe aussi avec d'autres spiritualités et philosophies religieuses.


 


Merci Phène ! (ton nom me fait penser au phalène, le papillon de nuit si léger et discret)  ... et joyeuses
fêtes à toi aussi !



eric 22/12/2013 15:32


Il n'existe pas de hasard Laurent Pierre, ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre. Les choses se mettent en place lorsque l'intention vient du Coeur, lorsque nous sommes honnête avec nous
même, et tu l'es...


Garde confiance, ce qui doit être sera


ELLYPSO WARATAHS 22/12/2013 17:49



Oh que oui, tout part le la nature de notre intention ! Mais il n'y a pas que l'intention de réaliser un projet qui importe : la manière d'envisager le processus de concrétisation compte tout
autant sinon plus.


 


Je me suis aperçu que la situation bloque parce qu'au fond de moi, je demeure méfiant envers la vie. Ma confiance est déficiente. Souvent, nos objectifs sont bons, en acccord
avec nous-mêmes, mais nous perdons de nombreux points et accumulons du retard voire même ratons une opportunité à force d'intellectualiser la manière dont les choses devraient se passer. C'est un
peu le travers de la visualisation créatrice ou de la réflexion : elle sont avant tout des jeux mentaux. Et je suis un intello né ! Après avoir rencontré l'aîné bouddhique, j'ai compris que tous
mes contretemps et ma souffrance venaient de ma tendance naturelle à intellectualiser, interpréter, au lieu d'agir et laisser faire, oui, LAISSER FAIRE, ce qui sous-entend, LÂCHER PRISE
sur le résultat de mon action mais surtout sur le processus de concrétisation du projet. En fait, c'est parce que je me crispe trop sur le COMMENT ça va se réaliser en cherchant parmi
les solutions raisonnablement possibles que j'oublie de faire confiance à la vie dont les ressources créatives sont infinies et bien + profondes que je ne pourrai jamais l'imaginer. A force de
donner trop de poids à ce qui existe (le cadre juridique australien), j'ai rendu de + en + étroit le canal des possibilités de ma vie. Du coup, je récolte ce que je n'ai cessé de semer : le
doute, la crainte n'amènent que la même chose à l'extérieur. J'agis mais je détruis en partie d'une main ce que je construis d'une autre.


 


Tout ça fera l'objet d'un article futur : la discussion avec cet aîné bouddhique a été très fructueuse et chaleureuse, de coeur à coeur. J'ai déjà compris que mon objectif se réalisera mais pas
de la manière à laquelle je pense... et que le temps (vecteur de stress à cause de ma façon erronée d'envisager les choses) n'a strictement aucune importance. Que je dépasse ou non les limites
d'âge fixées par les autorités australiennes n'importe pas fondamentalement. La solution me surprendra. Or, c'est bien là qu'est le problème : accepter que je ne contrôle pas tout et
FAIRE CONFIANCE. A un moment donné, il faut arrêter de faire avec ses stratégies personnelles, arrêter le petit vélo dans sa tête, et accepter qu'on ne sait pas tout. Je dois
maintenant agir en LAISSANT LA VIE ME MONTRER LE MEILLEUR CHEMIN vers mon objectif... quoi que puissent être mes conceptions aujourd'hui. Une vraie gageure pour moi ! C'est un défi qui a
en tout cas 2 conséquences majeures immédiates : l'apparition au grand jour d'une dépression nerveuse naissante et l'obligation pour moi d'adhérer davantage au moment présent GRÂCE à cette
maladie afin de ne pas sombrer complètement et me supprimer.


 


Je t'embrasse très doux. 



Phène 21/12/2013 07:45


A qui parlez-vous ? Par qui ou quoi est représentée Marie dans le boudhisme ?... Amitiés

ELLYPSO WARATAHS 22/12/2013 16:15



Bonjour Phène Et bienvenue sur mon blog ! 


 


En fait, dans cet article, je m'adresse bien à la Vierge Marie. Ce qui peut paraître surprenant pour un bouddhiste de longue date
comme moi, j’en conviens. Je pratique en effet le bouddhisme depuis 1988, un bail donc. Et lors de toutes ces années, j’ai vu que l’objectif de cette religion se différenciait du christianisme
par le fait qu’il n’y avait aucune référence à une divinité quelconque. Du coup, la symbolique de Marie n’existe pas dans cette spiritualité. Le bouddhisme est totalement silencieux sur
l’existence ou non d’un dieu omnipotent et omniprésent. Il ne dit absolument rien là-dessus. Cette philosophie se concentre essentiellement sur le développement intérieur de l’homme : c’est
avant tout une spiritualité humaniste. Par conséquent, liberté complète est laissée au croyant bouddhiste de croire ou non en une divinité créatrice. En ce qui me concerne, je suis dans
l’interrogation permanente sur ce sujet. Je crois surtout en une identité universelle constituée par l’énergie de tout être vivant dans le cosmos, une conscience immanente qui contient toute
chose et dont toute chose provient.


 


Même si je pratique le bouddhisme depuis longtemps, je ne rejette pas les influences spirituelles chrétiennes qui ont été miennes
dans ma jeunesse et je reste attaché à certaines valeurs catholiques dont je vois les bienfaits à travers l’accueil des plus faibles et démunis de notre société, notamment les handicapés auprès
desquels je travaille. Certaines valeurs, certains symboles chrétiens me sont aussi intimes et utiles que d'autres typiquement bouddhiques. Je dis d'ailleurs pourquoi au début de mon texte : la
rigueur + grande de la morale chrétienne complète très bien la morale + lâche, ouverte, du bouddhisme. Je n’y vois que bienheureuse complémentarité et non opposition. Ma démarche spirituelle s’en
trouve renforcée, approfondie, enrichie. Je me définis d’ailleurs comme un bouddhiste chrétien : j’applique les préceptes bouddhiques dans ma vie mais conserve aussi sur ma vie un éclairage
chrétien par sagesse. Ca me permet d’éviter tout sectarisme et dogmatisme, une dérive que certains bouddhistes n’évitent pas malheureusement. Mais toutes les religions ou philosophies
spirituelles ont leurs fanatiques, non ?


 


Du coup, j’en arrive à votre question : Marie, par qui ou quoi est-elle représentée dans le bouddhisme ? Par rien de
spécifique comme je vous le disais plus haut dans mon commentaire. Par contre, je donne un élément de réponse dans mon texte pour expliquer mon attitude d’appel à l’égard de la Vierge :
«(..) je crois aux entités invisibles,
aux mondes immatériels et ne vois que logique et interpénétration permanente entre notre univers tangible et d'autres imperceptibles parce que tout fonctionne selon des fréquences énergétiques et
sonores dont beaucoup échappent à  notre conscience limitée. Je n'ai donc aucun problème pour me mettre à méditer et invoquer silencieusement, intimement, une entité qui serait définie comme
divine ou sainte par d'autres. Je crois fermement que sont nommés sous des appellations diverses les mêmes êtres invisibles qui ne sont que pure énergie et parties d'une conscience cosmique par
essence illimitée et surpuissante. Finalement, Marie n'est qu'un de tes nombreux noms, n'est-ce pas, chère mère céleste de Jésus-Christ ? » Le bouddhisme parle de fonctions de la vie là où le christianisme parle de divinités et de figures saintes aux possibilités miraculeuses. Mais
au fond de moi, je reste un homme qui a un moment donné a eu un besoin de personnifier de façon plus tangible une fonction de l’univers. C’est ce que relate mon article. Cependant je ne suis pas
dupe : je sais que le résultat que j’ai obtenu n’est pas une réponse d’une entité à ma demande par le biais d’une prière mais bien la conséquence d’une attitude intérieure de respect envers
moi. C’est parce que j’avais décidé de m’arrêter quelques jours pour me reposer et faire le point que j’ai obtenu satisfaction. Quand on est en accord profond avec soi-même, l’extérieur répond
très vite.


 


Bien à vous !



Miche 21/12/2013 04:21


J'ai envie de dire : peu importe les résultats. N'est-ce pas se metttre en marche qui est important ?


Faire un long voyage, c'est faire un pas et puis un pas, parfois le chemin porte, et parfois on le porte sur son dos. C'est comme ça, non ?


 


 

ELLYPSO WARATAHS 21/12/2013 13:47



Exactement, c'est la mise en mouvement qui compte. Tant qu'on peut mettre les choses en branle et avancer, la vie est là et nous existons bel et bien, pleinement. Après, à chacun
ses conceptions sur ce chemin : si celles-ci permettent à un individu de créer, d'être et de s'épanouir sans nuire aux autres autour, ça va. L'essentiel est là. La vie est
fondamentalement dynamique... même dans nos moments calmes et plus lents ou encore tourmentés voire critiques lorsque nous sommes complètement abattus : elle crée
toujours.  A chacun de savoir rester réceptif : derrière les nuages sombres, le soleil brille toujours. Vivre
n'est qu'une succession d'évènements agréables ou désagréables. C'est notre manière de les prendre en charge qui en détermine principalement l'issue à notre avantage ou désavantage.


 


Merci de votre contribution.



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