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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 16:43

La semaine dernière, je vous souhaitais à tous une année heureuse et propice à laisser s'exprimer vos capacités créatrices. Ce message envoyé aux amis et à la multitude bien qu'encourageant alourdit mon coeur : il me place moi-même encore davantage devant mes responsabilités face à ma vie, à l'avenir que je me suis choisi dans ses grandes lignes. En fait, je ne sais plus si j'ai bien les aptitudes pour créer ce futur tant désiré ou plutôt, je ne sais plus si je parviendrai à exploiter les capacités créatrices qui m'animent de manière efficiente.

Tout à coup, dès le premier coup de minuit du 1er janvier, une nouvelle année est arrivée. Tout à coup, 365 nouveaux jours à vivre, à remplir comme des pages vierges, étaient présentés là devant moi comme autant de possibilités multiples et variées à découvrir ou redécouvrir et à utiliser. Et 10 jours plus tard, le doute et surtout la colère, la colère de la révolte, la colère de l'impuissance, sont là. Tout est sourd, silencieux mais bien réel. Je n'en peux plus. Je ne sais vraiment pas si je tiendrai jusqu'à la fin de l'année. Peut-être partirai-je avant ? C'est drôle, hier, j'ai défait mon sapin de Noël version 2013, et j'ai pensé le plus naturellement du monde que c'était peut-être les dernières fêtes de fin d'année que j'avais vécues sans même que je m'en rende compte. Je ne me voyais vraiment plus être encore ici dans 11 mois, en tout cas en être à ce stade de stagnation dans mon projet et pour tout dire dans ma vie. Autour de moi, je continue de voir les autres qui, eux, progressent dans leurs objectifs. Cette semaine encore, un collègue de travail m'a annoncé son départ en février pour de meilleures perspectives professionnelles. Ca commence à bien faire ! Que d'espoirs mais surtout que de possibilités gâchés, partis en fumée à force de tergiversations depuis 2011 ! On ne se débarrasse pas comme ça de son passé familial et des profondes névroses qui en résultent. Mais je suis aussi bien conscient de ma responsabilité personnelle dans les difficultés que je rencontre pour mettre en place mon projet d'expatriation : mon audace est somnolente à force d'un confort un peu trop présent. Décider d'un changement, même honnêtement, est une chose, bouger et tout faire pour le concrétiser en est une autre. C'est lorsqu'on met tout en action pour aller dans une direction que souvent, on affronte des parties de soi peu glorieuses, obscures ou dégénérées à force de conditionnements sociaux et de situations stressantes répétées ou trop longtemps prolongées.

 incertitude-politique-tunisie-300x225

 

Je suis donc dans l'incertitude. Les circonstances m'obligent à ne plus voir à trop long terme. Je vis au jour le jour depuis la mi-novembre. Vivant ou mort ? Je verrai bien dans quelques mois. Mais il est sûr que si les choses ne vont pas meilleur train malgré mes efforts, même timides, je ne continuerai pas. Et cette fois, ce sera définitif au sens radical du terme... à moins évidemment que de nouveaux éléments apparaissent tant sur un plan concret que psychologique et même spirituel. J'ai l'impression d'être encore très psycho-rigide (car perfectionniste) et de manquer de souplesse... je ne sais pas. Non, restons-en là pour aujourd'hui : l'incertitude du lendemain.

Je suis vraiment désolé d'afficher ma tristesse une nouvelle fois (je dis ça pour Anne que je remercie pour son gentil message de soutien), mais bon, c'est mon humeur du jour. Voyez juste le combat souterrain que je mène pour vivre déjà et pour mener à bien un projet qui me tient à coeur, un projet où s'exprime mon être profond, mon Soi, mon essence de vie et d'être. Je veux simplement être heureux et m'accomplir comme tout autre personne. Mon projet est LÉGITIME et BON.

Je vous souhaite une belle journée.

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans MON CHEMIN SPIRITUEL
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commentaires

Phène 27/01/2014 08:37


Belle semaine, âmi... Avec affection

ELLYPSO WARATAHS 28/01/2014 04:27



 Merci Phène !



Phène 13/01/2014 11:03


Mais Tu-Es heureux, âmi, Tu-Es la Joie inaltérable, le seul et unique créateur des jours meilleurs ! Par contre, si tu laisses le mental, -éternel insatisfait- prendre le dessus, si tu
t'identifies à ce personnage illusoire en proie à ses démons, alors tu te retrouves happé par ses créations  infernales... Lève-toi et marche ! Allez ! Aie foi
en Toi que diable ! Avec affection, Ellypos Waratahs


 

ELLYPSO WARATAHS 16/01/2014 03:12



 Mais tu as résumé toute la nature de mon combat vital, Phène : la lutte entre ma partie authentique, la +
profonde, la + lumineuse de mon être et l'autre, la partie transformée, qui a muté sous les coups de stress répétés et l'influence de conditionnements socioculturels autant que familiaux
puissants, cette partie où effectivement le mental est maître. Il est évident que j'ai envie d'aller dans le sens que tu décris. Je l'ai d'ailleurs décidé mais ma partie sombre ne laissera pas
les choses se faire aussi simplement : elle échappe complètement à mon contrôle puisque nourrie par ma pulsion de mort qui s'y exprime à plein. En fait, je ne peux me diriger vers le positif
qu'en renforçant sans cesse ma partie positive pour mieux cadrer mon obscurité fondamentale.


 


N'oublie pas que je lutte contre une véritable maladie mentale de nature envahissante : la dépression. Celle-ci n'a rien à voir avec la déprime qui tient plus du ressenti et est une réponse
ponctuelle à un stress. La dépression, quant à elle, est durable avec effets permanents prolongés. Elle ne répond pas à un stress : elle est le produit de ce stress. C'est très différent. La
dépression a des implications physiques profondes : le corps a muté progresssivement sur un plan cellulaire à cause de situations de stress régulières et des désordres organiques comme mentaux en
ont résulté. Dans le diagnostic de dépression, la partie physique rentre aussi en ligne de compte avec l'environnement, de façon + ou moins importante selon les patients. Pour moi, comme je l'ai
expliqué dans mon article 49, c'est le travail qui a été le vecteur principal de la maladie. Je le savais bien sûr intuitivement mais mon médecin a été formel là-dessus, d'où posé en novembre
dernier, un diagnostic très clair de burn-out qui est une des formes multiples de la dépression. Mon projet d'expatriation a toujours été considérablement ralenti à cause de mon job : je
vis mal des situations récurrentes et durables d'injustice à mon égard et qui violent mes valeurs intimes. C'est très violent et lourd à affronter. Mon énergie vitale est littéralement aspirée
par une réalité pesante, parfois oppressante. Du coup, je n'ai plus que peu de force pour le reste de ma vie. Forcément, les tendances suicidaires sont réapparues. Et je dois y prêter garde car
chez moi, la pulsion de mort est très forte : rien à voir avec l'esprit d'une tentative de suicide. Mon médecin m'a demandé d'être extrêmement vigilant et de l'appeler très vite en cas d'alerte
(pensées suicidaires soudaines et persistantes) : le passage à l'acte mortel n'est pas une option chez moi mais une partie intégrante de mon identité sociale. C'est évidemment une dénaturation
psychologique mais elle est bien là.


 


Je suis ok avec toi pour ce qui est de me désidentifier de mon personnage social tourmenté mais je n'en suis qu'au début et cette gangue est lourde. M'en dégager est tout l'enjeu VITAL, c'est le
cas de le dire, de cette nouvelle année qui commence. C'est toute ma créativité qui doit s'exprimer pour sauter cet obstacle intérieur colossal. Sans me résigner à perdre, je dois toutefois être
toujours en alerte, ne jamais sous-estimer, non pas cet ennemi, mais ce monstre en souffrance qui vit au fond de moi ; c'est une part de mon être qui a involué sous les coups du sort ou à cause
d'un environnement pathologique. Je ne pourrai triompher que si j'accepte pleinement le fait d'être malade et d'être en danger vital à cause de mon mal. A partir de là, je pourrai agir au mieux,
peu à peu, avec détermination et persévérance, comme à mon habitude.


 


Bien à toi Phène ! 



L'auteur Du Blog : Ellypso Waratahs

  • ELLYPSO WARATAHS

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