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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 01:18

Je sais bien que la plupart d'entre vous

N'y croient plus pour moi.

Je sais bien que si je me retournais,

Je ne verrai plus grand monde

Des débuts de mon aventure :

Juste quelques têtes, quelques rares amis,

Ceux qui à défaut d'une conviction inébranlable

Soutiennent encore ma décision

Parce qu'ils veulent me voir réussir, sincèrement.

 

Je sais que derrière mon dos,

On doute, on se moque parfois,

On me plaint aussi, on s'apitoie.

En tout cas, on s'interroge, beaucoup,

Sur mon cas désespéré de décideur au ralenti.

 

Je sais bien que j'ai manqué d'audace.

Je sais que j'ai trop laissé parler mes sentiments,

Que j'ai laissé mon rêve s'embourber

Dans la fange de l'indécision et de la peur.

Mon rêve s'est transformé en rêverie.

 

Je sais que j'ai plié sous les coups du travail,

Que les ambitions d'autres

Ont pris un pas malsain sur les miennes.

Je sais que je donne plus que je ne reçois,

Je m'en aperçois.

Certains amis me l'ont rappelé.

Désormais, je suis fatigué, même épuisé.

Mon corps est devenu l'enjeu principal

D'un duel entre la vie et la mort

Dont j'ignore encore l'issue.

 

Chaque jour compte dorénavant.

Chaque jour est une chance.

Chaque jour est un pas de plus

Vers la réussite de mon projet.

Alors que tout me voudrait perdant,

Je ne me résigne pas.

 

J'ai encore le souffle de la vie,

La fameuse énergie du désespoir,

La rebellion du condamné

Qui refuse de se soumettre à la sentence injuste.

Je crie "NON !" de toutes mes forces

A l'opinion publique autour de moi.

Je crie "NON !"

Parce que je sais que j'ai raison

Et que mon combat en vaut la peine.

 

Pourtant, je sais que derrière mon dos,

On doute, on se moque parfois,

On me plaint aussi, on s'apitoie.

En tout cas, on s'interroge, beaucoup,

Sur mon cas désespéré de décideur au ralenti.

 

Mais je sais surtout

Que parmi tous ces gens alentour,

Les jaloux, les frustrés se réjouissent de mon tourment

Sans le dire évidemment

Et qu'ils n'espèrent que mon échec.

Ce qu'ils ignorent,

C'est la puissance de ma conviction.

Même très atteinte, presque moribonde,

Ma confiance ne désarme pas et s'affirme davantage

 Face à leurs attentes mesquines,

Espoirs illégitimes de chute

Que révèlent trop souvent le petit conseil malsain

Au détour d'un verre de vin, d'un appel téléphonique

Ou d'un message qui vient aux nouvelles ou qui commente ma pensée.

 

Je marche sur la voie de ma vie,

D'une existence où tout se paie au prix fort,

Même quand je veux croire l'inverse.

J'arpente un abrupt chemin de rocailles

Qui serpente le long du flanc de la montagne de mes désirs.

Je n'ai pas encore atteint les nuages qui voient le sommet,

Le dissimulant à mon regard désorienté,

Lui donnant des airs de mirage.

 

Et je sais que derrière mon dos,

On doute, on se moque parfois,

On me plaint aussi, on s'apitoie.

En tout cas, on s'interroge, beaucoup,

Sur mon cas désespéré de décideur au ralenti.

 

Je dois gagner.

Rien que pour honorer ma promesse de juillet*,

Rien que pour le geste, l'honneur et la droiture.

Question humaine plus qu'éthique,

C'est ma loyauté bienveillante,

Le pouvoir immanent de l'empathie universelle.

 

Je dois quitter la France

Où je ne me retrouve plus.

L'audace individuelle n'y est pas la bienvenue :

Elle y subit le joug impitoyable 

D'une idée d'égalité prétentieuse, vaine et injuste.

Je veux quitter la France

Qui exhalte la sécurité conformiste d'état

Et méprise le risque naturel de la vie.

Je veux m'extraire d'un moule où j'étouffe.

Je veux sortir de cette gangue temporaire

Afin de montrer le beau fruit intérieur qui a mûri en moi :

Mon essence, mon Je permanent.

Non, je ne resterai pas cet autre d'emprunt

Qui me colle à l'intérieur

Et résiste au changement que j'ai impulsé.

Mon rêve, c'est aussi ma liberté d'être moi,

Ma liberté d'aimer, de briller, de m'accomplir.

 

Non, je ne renoncerai pas.

Peu importe le prix !

Et SURTOUT, peu importe le prix !

La vie plutôt qu'une sous-vie,

Mourir comme alternative à l'échec.

Intense radicalité qui m'impose la vigilance,

 Le plein respect de ma personne

Et d'honorer l'instant présent...

Puisque vivre, c'est d'abord être le présent

Sans savoir de quoi demain sera fait.

C'est le grand mystère de la vie, l'ignorance de notre devenir...

Malgré les visualisations, les créations, les projets, les rêves.

Nous ne savons pas ; nous ne savons rien.

Nous vivons toujours avec des "peut-être" en bandoulière

Et des "sûrement" en récompense.

Je sais que le chemin que je trace est aléatoire :

Ce que je trouverai en route, je l'ignore exactement

Mais parce que je veux vivre,

JE CONTINUERAI JUSQU'AU BOUT

 

Même si je sais que derrière mon dos

On doute, on se moque parfois,

On me plaint aussi, on s'apitoie.

En tout cas, on s'interroge, beaucoup,

Sur mon cas désespéré de décideur au ralenti.

 

Mais à tous, je dis aussi

Que si le temps est le temps,

Mes faiblesses d'aujourd'hui seront mes atouts de demain :

Je profiterai comme il faut de ma victoire.

Je gagnerai humainement,

Je gagnerai dignement.

Je gagnerai sûrement.

Je partagerai avec tous le fruit récolté.

 

Au-delà des mots doux ou acides,

Des intentions pures ou malsaines,

A travers mes peurs stupides et insensées

Et malgré mon humeur défaillante...

C'est moi au présent.

Je cueille les fleurs de l'amitié,

J'apprécie l'apesanteur de ma solitude.

Je ne demande rien.

J'agis tel que je suis,

Avec irrégularité mais constance,

Parfaite incarnation de la contradiction.

MAIS J'AGIS.

 

Je vais à petits pas.

Je m'arrête.

Je vais à nouveau à petits pas

Puis je m'arrête encore.

C'est ainsi.

J'ai compris que la lenteur du voyage

Importait moins que d'arriver à destination.

Tout ce qui compte, c'est d'exclure l'abandon.

 

Cependant, je sais que derrière mon dos

On doute, on se moque parfois,

On me plaint aussi, on s'apitoie.

En tout cas, on s'interroge, beaucoup,

Sur mon cas désespéré de décideur au ralenti.

 

C'est ça ! Parlez donc ! Pensez, réfléchissez !

Moi, je sais bien que...

Je ne m'arrêterai pas.

 

 

(*) : Le 5 juillet 2011, devant un public de pratiquants bouddhistes attentifs, je pris la décision solennelle d'émigrer en Australie pour rejoindre mon ami natif et habitant de ce pays. Mon projet d''expatriation était né. L'article 9 de ce blog traite du processus de conscientisation particulier et de sa réflexion induite qui alors accompagnèrent la prise de mon engagement.

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans JE VIS MA LEGENDE
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 23:03

Mon dernier article relatif à mon projet australien date de 5 mois déjà. J'avais alors pris l'engagement d'agir pour mon objectif d'expatriation après des mois de découragement et de stagnation. J'avais élaboré un petit plan d'action se centrant autour de 5 décisions concrètes et je vous avais aussi promis, chers lecteurs, de vous donner des nouvelles concernant mes démarches dans le prochain article sur mon projet. Je vous voulais vous faire un compte-rendu plus tôt mais mon état d'épuisement mental m'en a empêché. Je lutte chaque jour pour rester en vie, ne l'oubliez pas. A chaque moment, mes pulsions suicidaires peuvent surgir sans que j'y prenne garde : ma vigilance doit rester au maximum à chaque seconde. Je veux vivre pour gagner et réaliser mon rêve d'être auprès de mon ami Derek et de "passer Noël à la plage" (ces mots sont le souhait d'un formateur britannique à mon égard lors de la préparation à l'IELTS(1)). Oui, je veux vivre, je l'ai décidé mais il ne faut jamais minimiser son adversaire et encore plus quand c'est une partie de soi reliée à la mort.

Alors que je mène cette lutte interne et discrète pour rester en vie et aller jusqu'au bout de mon projet d'émigration, j'ai repris en janvier les rênes de ce dernier de manière plus appuyée. J'avais cependant un tout petit peu commencé à le faire en novembre 2013 en repassant l'IELTS. En tout cas, depuis la publication de mon 48è article, des choses se sont passées suite à des actions. Mes démarches ont certes été ralenties par le poids de ma douleur morale mais elles ont au moins le mérite d'avoir été entreprises et de me prouver que je ne lâche pas l'affaire et que j'honorerai la promesse faite officiellement le 5 juillet 2011(2). Un bouddhiste authentique est à la base une personne loyale envers elle-même.


Voici donc les résultats de mon action dans le cadre de la réalisation de mon grand projet australien ; je vous en donne les détails décision par décision. Je vous rappelle chaque engagement en marron tandis que les démarches et les événements qui ont suivi lors de leur réalisation vous sont décrits en vert :

 

1ère décision

Continuer à démarcher sur Internet pour trouver un employeur prêt à me sponsoriser afin que j'obtienne un visa (j'ai eu les coordonnées d'un nouvel agent de migration apparemment doté d'une véritable empathie pour ses clients et les cas difficiles, et j'en suis un).

J'ai repris mes démarches en décembre quand j'allais un peu mieux mais de manière timide. En effet, beaucoup d'employeurs potentiels quand ils acceptent un candidat pour le parrainage exigent aussi beaucoup de documents administratifs australiens comme le certificat de moralité établi par la police australienne. C'est impératif. Ils demandent aussi que tout candidat puisse prouver un niveau d'études suffisant. Or, évidemment, en tant que citoyen français, je n'ai aucun document australien concernant ces questions. Des possibilités existent toutefois pour avoir un certificat de bonne maralité édité par la police australienne et de faire évaluer ma formation et mon expérience professionnelle globale pour obtenir un niveau d'études et de compétence officiel par l'Etat australien. Toutes ces démarches sont bien sûr payantes et demandent du temps. De toute manière, au point où j'en suis, le temps devient peu à peu un problème secondaire : j'apprends doucement à ne plus focaliser sur le critère de l'âge(3) et à faire confiance à la vie et à l'univers. Après tout, je ne fais que me respecter : forcément, une réponse positive ne pourra qu'apparaître... mais sans doute de manière totalement inopinée et surtout différente que ce que je pouvais imaginer.

J'ai contacté l'agent de migration, une femme, dont on m'avait donné les coordonnées mais celle-ci ne m'a au final apporté aucun élément de nouveau sur ma situation personnelle. J'en savais autant qu'elle au bout du compte. Un coup d'épée dans l'eau donc ! Cette petite déception m'a enseigné que je dois cesser de voir mon cas comme extrêmement problématique et adopter à mon égard une vision des choses plus optimiste : derrière les apparents blocages administratifs, une réponse ne demande qu'à être révélée, et c'est la bonne réponse pour ma vie, élément précieux et surtout unique qui me permettra enfin d'ouvrir une nouvelle porte dans mon existence.

 

2nde décision

Reprendre contact avec ma traductrice avec laquelle c'était le silence depuis plusieurs mois et récupérer mes documents.

Ca n'a guère été facile de recontacter ma traductrice assermentée après une coupure aussi longue : celle-ci symbolisait tous les freins administratifs et intérieurs que je devais affronter. Elle a une personnalité aux nombreux points communs avec la mienne. Elle me renvoie l'exact reflet de mes propres blocages intérieurs. Toutes mes hésitations, mes freins psychologiques, ont trouvé un bel écho dans les ralentissements qu'elle-même a eu dans le traitement de mes documents à traduire. Elle m'a très vite mis face à l'irrégularité avec laquelle je m'engageais dans mon projet ; le parallèle était saisissant. Je lui ai retéléphoné fin novembre mais elle n'a pu me revoir que début janvier. A cette période, nous avons fait un état des lieux administratif. J'ai récupéré une petite part de mes documents traduits car pour plusieurs, les diplômes notamment, la traductrice a soutenu par méconnaissance qu'il me fallait faire déposer une apostille au dos pour qu'elle puisse les valider. Ce qui s'est révélé faux par la suite. J'ai perdu à nouveau du temps et de l'argent mais j'y suis un peu habitué à force. Parallèlement, j'ai aussi demandé à mon employeur de rédiger un document appelé "lettre d'état de service" afin d'obtenir une évaluation de toute mon expérience professionnelle par l'Etat australien afin de voir mon niveau global être reconnu à l'échelon du métier australien que je veux exercer. Bien sûr, ce document devra être traduit en anglais.

Pour l'instant, depuis début février, c'est à nouveau le silence entre ma traductrice et moi mais je vais la recontacter bientôt car désormais, j'ai tous les originaux requis, et beaucoup n'ont pas besoin d'être apostillés.

 

3è décision

Travailler mes points faibles pour l'examen IELTS(1) que je repassais le 9 novembre afin d'améliorer mon score et de pouvoir demander un visa permanent directement.

Mon état mental avant les épreuves était très moyen voire même dépressif par instants. Ma pulsion de mort avait pris le contrôle de mon esprit et de gros doutes m'assaillaient sans cesse. Par conséquent, j'étais complètement bloqué pour fournir un travail à la hauteur de mon ambition : j'étais découragé. J'ai juste un peu exercé mon oreille pour avoir un meilleur résultat dans l'épreuve "Listening", ma bête noire. Je n'ai rien fait d'autre tant j'allais mal. Finalement, j'ai repassé l'IELTS le 9 novembre dernier et je n'ai pas amélioré mon score. J'ai en fait obtenu la même moyenne générale : 6 sur 9. Mais le nombre de points s'est réparti de manière légèrement différente qu'en août 2012(1). Voici mes notes pour les 4 épreuves qui composent le test : 

Listening = 6 sur 9 (au lieu de 5)

Reading = 5 sur 9 (au lieu de 6)

Writing = 6.5 sur 9 (au lieu de 7)

Speaking = 6.5 (au lieu de 6)

Peu de choses ont donc changé sur le fond : mon niveau global est resté strictement le même en un an. Du coup, la possibilité d'obtenir un visa permanent via le parrainage d'un employeur australien s'éloigne définitivement de moi : le laps de temps pour acquérir le niveau d'anglais exigé est désormais trop court et surtout, certaines circonstances indépendantes de ma volonté jouent contre moi. En effet, je vais être rattrapé très bientôt par la limite d'âge de 50 ans(3) pour ce type de titre de séjour et surtout, j'ai constaté qu'aucun employeur n'accepte concrètement d'embaucher en contrat indéterminé un étranger qu'il n'aura jamais eu en face de lui au préalable, ce que je peux aisément comprendre. Par contre, repasser le test a fait augmenter ma confiance en moi car avec juste un peu de travail et de discipline, je pourrais augmenter mon niveau si je le décidais vraiment. Ce qui ressort aussi nettement est que le test reflète parfaitement mon niveau d'anglais général : j'ai une bonne maîtrise de la langue mais pas au point d'être bilingue.

Ce second passage m'a aussi enseigné, et c'est certainement le plus important, que je perdais mon temps concernant l'obtention d'un visa d'immigration permanent en Australie sans même être sur le marché du travail local. J'ai intimement réalisé à la suite des épreuves que le visa temporaire professionnel 457(4) restait ma seule porte d'entrée sur le sol australien pour un long moment. Légalement, aucune autre n'est possible pour moi pour l'instant. Et j'ai le niveau d'anglais suffisant pour ce visa sans limite d'âge. En outre, pour ce titre d'entrée en Australie qui ne les engage que sur une durée limitée, les employeurs sont moins frileux pour embaucher quelqu'un directement de l'étranger. 

 

4è décision

Composer aux épreuves de l'IELTS dans de bonnes conditions morales et faire de mon mieux tel que je suis.

J'ai repassé l'IELTS dans des conditions psychologiques bien moins bonnes qu'en août 2012. Fort heureusement, j'ai été soutenu moralement par quelques amis. Lors des épreuves, j'ai réellement fait de mon mieux comme je l'avais annoncé. J'ai accepté ma réalité, mon immense fatigue morale, mes doutes et que certainement, je n'avais pas le niveau requis pour améliorer mon score du fait d'une préparation insuffisante et d'un état de détresse intérieure important à cette période. Je suis resté relativement détendu grâce à une pratique bouddhique assidue.

 

5è décision

Tenir une pratique boudddhique régulière afin de me calmer et de garder un esprit clair et posé et afin aussi d'augmenter mon facteur chance (harmonie intérieure / extérieure).

Les jours qui ont suivi cette décision, j'ai tenté d'agir au mieux. J'ai pratiqué à un rythme régulier et j'ai pu conserver un certain calme du fait du soutien d'amis bouddhistes notamment. Intérieurement, l'inquiétude et la déception demeuraient. En fait, un tournant a eu lieu lorsque lundi 25 novembre 2013, j'ai eu un entretien particulier avec un aîné bouddhique qui m'a réconforté et encouragé dans mon projet d'expatriation me rappelant que s'il était aussi important pour moi, c'était aussi et surtout parce qu'il était fondé sur des valeurs humanistes et altruistes. Cet homme m'a vraiment expliqué sous un angle bouddhique combien il était essentiel que je réalise mon objectif mais que ça ne pourra se faire sans courage, persévérance et un espoir renouvelé mais aussi et surtout sans revenir à la source : la qualité de la foi, d'où toute force vitale provient. Ce qu'un croyant bouddhiste fait à chaque fois qu'il pratique est de renforcer son état de bouddha, son état de veille intérieure, afin d'avoir une sagesse et un respect de la vie infinis. J'ai bien retenu également que je ne devais pas me comparer à d'autres qui ont plus de chance (apparemment en tout cas) que moi pour réaliser leurs rêves, et plus particulièrement ceux qui ont pu s'expatrier facilement. Ma vie est ma vie : elle a ses codes, son histoire, ses expériences, ses problèmes et ses solutions propres. Elle ne ressemble à aucune autre ; elle est unique.

Depuis mon entrevue avec cet aîné bouddhique, je me sens plus sur les bons rails et je marche de manière plus positive vers mon objectif d'expatriation. Je me sens soutenu par la vie et ses forces universelles même si bien sûr, mon action laisse encore à désirer côté efficacité. Mais disons qu'un progrès est en cours sur ce plan-là. Après des mois de découragement et de peur, je ne peux pas non plus tout changer d'un coup de baguette magique. Le bouddhisme n'est pas un expédient, ni une croyance posiviste qui fait affirmer au pratiquant que parce qu'il est bouddhiste, son existence va se transformer comme par enchantement et forcément dans le sens qu'il veut. C'est tout de même plus sérieux... et concret ! Le bouddhisme est la philosophie de la vie et par là suit naturellement les lois de l'univers dont sa principale, la grande loi de causalité, celle qui régit tous les phénomènes visibles ou invisibles de l'espace et contient toutes les autres lois physiques qui permettent au cosmos d'exister, et donc à notre monde d'être là. Le bouddhisme ramène sans cesse le croyant au quotidien le plus banal où se passe en fait l'essentiel de sa vie : le bouddhisme est par essence la philosophie du moment présent, de la cause plantée ici et maintenant qui doit à la longue amener un changement futur. Et ce n'est pas toujours facile d'y croire quand tout est contre nous et que la route est longue et difficile. Bien souvent, en concordance avec les lois universelles, les effets concrets d'une transformation intérieure puis extérieure n'apparaissent qu'au bout d'un temps plus ou moins long, rarement immédiatement. C'est juste la vie. En tant que bouddhiste, je m'éveille à cette dimension essentielle de mon existence de manière profonde et même intime. Mon projet australien est sans doute l'objectif qui me ramène le plus à cette caractéristique fondamentale de la vie, d'où des prises de conscience importantes et souvent douloureuses.

 

Comme vous pouvez le constater, malgré mes atermoiements, mes multiples hésitations, mon découragement, mes peurs et autres freins intérieurs, j'agis. Certes, je ressemble plus à un vieux tacot tout cabossé qu'à une berline rutilante et multi-chevaux mais je roule quand même et continue ma route à mon rythme cahin-caha. C'est ce qui importe en définitive : rester en mouvement et ne pas stagner, ce qui d'emblée entraînerait sinon un mouvement de recul et l'échec inévitablement. Je n'ai pas forcément atteint les objectifs que je m'étais fixés avec mes décisions rappelées ci-dessus mais j'ai tout de même avancé : c'est mieux que de n'avoir rien fait. Ca prouve au moins que je crois toujours en mon projet et que l'énergie de la vie m'anime toujours, entretenant en moi un espoir indéfectible bien que malmené.

J'écrirai sans doute un autre article sur de nouveaux engagements relatifs à mon projet d'expatriation. La plupart découleront certainement de mes 5 décisions prises en novembre dernier et aux résultats qui leur sont liés. En attendant, je vous souhaite "Bonne route !" sur le chemin de votre vie. Bon courage à tous ! Et surtout, restez fidèles à vous-mêmes quoi qu'il se passe : là est l'essentiel. Ne vous trahissez pas ! Namaste ! 

 

 

(1) : L'IELTS (ou International English Language Testing System) est un test d'anglais ouvert à toute personne non-anglophone ou anglophone de certains pays afin d'évaluer son niveau d'anglais. Cet examen est obligatoire pour s'inscrire dans la plupart des universités anglo-saxonnes ou obtenir un visa de résidence permanente ou temporaire dans les pays suivants : Royaume-Uni (pour tout émigrant non européen), Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et USA. Il a été créé par le centre des examens de l'université de Cambridge au Royaume-Uni qui co-gère son administration à travers le monde avec le British Council ainsi que IDP Education Australia et IELTS Australia. J'ai passé pour la première fois les épreuves de l'IELTS le 25 août 2012 et je livre mes impressions dans l'article 33 de ce blog complètement dédié à ce thème.

(2) : Le 5 juillet 2011, j'ai pris solennellement la décision d'émigrer en Australie afin de rejoindre mon ami natif de ce pays et d'y travailler pour y vivre définitivement (cf. l'article 9 de ce ce blog).

(3) : La politique d'immigration australienne est très discriminatoire sur l'âge au risque même de violer les textes internationaux sur les droits de l'Homme : bon nombre de visas professionnels et tous ceux de résidence permanente ne sont plus accessible pour tout migrant ayant atteint les 50 ans.  Par conséquent, l'Australie pratique l'âgisme officiel à la vue de tous. C'est une manière de vous montrer implicitement que votre valeur sociale ( et humaine ?) équivaut à votre âge : moins jeune, vous êtes considéré d'emblée comme un risque socioéconomique potentiel. En effet, la probabilité d'être plus souvent malade et d'être un poids pour la société du pays d'accuei est plus importante. Mathématiquement, c'est vrai mais dans les faits, c'est plus nuancé. Cette politique très humiliante m'a profondément choqué lorsque j'en ai pris connaissance en 2011 (cf. l'article 11 de ce blog). L'Australie est un pays au capitalisme ultra-libéral : la notion de rentabilité y est omniprésente. Ce type de ségrégation renvoie toutefois à l'eugénisme. Ce qui a suscité chez moi une longue réflexion sur la place de l'âge et du vieillissement dans la société occidentale (cf. l'article 13 de ce blog).

(4) : Pour plus de détails sur le visa australien n°457 qui va jouer un grand rôle dans ma vie, vous pouvez lire l'article 43 de ce blog où je livre les informations principales que j'ai sur ce titre de séjour temporaire mais très intéressant pour qui cherche une porte d'entrée fiable vers l'Australie et une installation définitive dans le pays.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 15:00

Comme je l'ai écrit dans mon article 47 (link) relatif à mon projet d'émigration en Australie, la teneur de l'article suivant sur le même thème serait beaucoup plus concrète.

 

Enfin, je vais UN PEU, juste un tout petit peu, mieux. Mon moral a commencé à se stabiliser et remonter très légèrement hier sans que je fasse quoi que ce soit. Ai-je atteint les tréfonds de la souffrance qui font qu'on donne soudain le coup de pied salvateur qui fait remonter à la surface ? Ca m'étonnerait vu que rien n'est volontaire dans cette amélioration. Je pense plutôt que la raison est mon éloignement du travail depuis déjà 2 bonnes semaines ; je suis en vacances et je suis hors de la zone d'influence de mon quotidien professionnel. Par conséquent, la fatigue nerveuse due à une pression constante se fait moins sentir. J'ai désormais la preuve que mon job est le principal obstacle à la bonne conduite de mon projet : un dépassement de tâches permanent avec une mauvaise utilisation et une mise à l'écart de mes véritables compétences m'ont mené vers un phénomène d'usure accéléré. Mon esprit est encombré : il est pollué par l'inintérêt et la fréquence des tâche principales qu'on me demande d'effectuer, les attentes ou les exigences perpétuelles des uns et des autres, collègues ou direction, et une éthique qui s'assouplit ou se durcit selon la tête du client. Entre ennui, injustice et arbitraire, ce trop-plein mental me maintient aux limites du burn-out. Les faits sont là, indéniables et reconnus par mon médecin.

Je publierai sur ce blog quelques articles sur mon travail actuel ultérieurement. Je créerai même une nouvelle catégorie rien que pour ça. En effet, je dois me libérer de certaines choses, lâcher la soupape de sécurité et informer les gens de certains travers du milieu médico-social qui reçoit beaucoup trop l'admiration et l'estime des gens alors qu'il ne le mérite pas toujours, et même souvent. Si les familles de personnes handicapées savaient tout ce que je sais, beaucoup retireraient immédiatement leur enfant ou parent de pas mal d'institutions. Le contenu de la vitrine n'est souvent pas ou plus conforme à celui du quotidien derrière les murs. La raison majeure en est des décisions politiques au caractère libéral capitaliste qui implantent insidieusement une logique de marché dans les établissements médico-sociaux depuis 2002 en France. Désormais, encore plus que la rentabilité, c'est l'économie qui compte : et plus que sur le matériel, c'est sur le personnel qu'on rogne. Les tâches et les responsabilités augmentent pour chaque salarié mais l'équipe de travail voit son nombre de membres stagner. Et bien sûr, pour tous, la rémunération déjà faible dans le secteur n'augmente que grâce à l'ancienneté : elle n'est jamais en rapport avec la nature et le degré des tâches réellement effectuées sur le terrain.

 

Cette réalité professionnelle dure et morne m'empoisonne l'esprit et le corps (je somatise) petit à petit. Du coup, mon énergie vitale en est grandement diminuée. J'ai pensé à chercher un autre travail dans le secteur en région parisienne mais rajouter les efforts d'une telle recherche à ceux pour concrétiser mon projet australien, c'était vraiment trop pour moi. Sans compter qu'en plus, entre-temps, je devrais aussi continuer mon activité professionnelle auprès de mon employeur actuel. Vu mon état de fatigue générale, c'est tout bonnement impossible et peu sage.

Malgré mon épuisement moral, je tiens à persévérer dans mon action pour créer la vie qui me convient et planter les graines du bonheur en moi. Mon projet d'émigration est toujours en cours et le restera le temps qu'il faudra. Puisque je récupère tout doucement et que cette troisième semaine de congés sera un peu plus active que les deux précédentes sur ce thème, voici ce que je décide d'entreprendre jusqu'à lundi prochain :

  • Continuer à démarcher via le Net pour trouver un employeur prêt à me sponsoriser afin que j'obtienne un visa (j'ai eu les coordonnées d'un nouvel agent de migration apparemment doté d'une véritable empathie pour ses clients et les cas difficiles, et j'en suis un)
  • Reprendre contact avec la traductrice (c'est dans les choux depuis 2 mois) et récupérer mes documents
  • Travailler mes points faibles pour mon examen d'anglais (IELTS)* que je repasse samedi 9 novembre. (Je vais tenter d'améliorer mon score par rapport à l'an dernier afin de pouvoir demander un visa permanent directement)
  • Repasser mon examen IELTS dans de bonnes conditions morales et faire de mon mieux tel que je suis
  • Tenir une pratique bouddhique régulière afin de me calmer et de garder un esprit clair et posé et afin aussi d'augmenter mon facteur chance (harmonie intérieure / extérieure)

 

Voilà, c'est écrit et je vous prends à témoins, chers lecteurs. Dans mon prochain article sur mon projet, je vous dirai ce que j'aurais fait. Je n'expliquerai pas forcément en détails ce qui se sera passé, surtout pour l'examen où je me présente cette fois bien mal préparé car trop perturbé mentalement.  Je crains de faire moins bien que la première fois. Mais bon, je verrai. Non, je vous donnerai les grandes lignes. Et puis, ce sera selon mon humeur, c'est tout. Le principal sera de vous montrer que j'ai bien tenu parole et que malgré mon état d'abattement, j'ai réagi. J'ai envie de vous prouver qu'il me reste encore suffisamment de force vitale pour mettre en place la vie que je veux vraiment et que je peux toujours me respecter.

 

Je vous laisse et vous dis à plus tard.

 

Namaste !  (un peu inquiet, c'est normal)

 

 

* : Sur mon premier passage de l'IELTS, examen d'anglais obligatoire pour obtenir un visa australien, voir l'article 33 de ce blog (link)

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 23:41

NOTE : Ce post est dédié à tous ceux et celles qui sont perdus quels que soient leurs projets et leurs objectifs de coeur afin qu'ils n'abandonnent pas. L'important est d'aller jusqu'au bout... et de gagner même quand tout vous montre l'inverse. Ne vous laissez jamais tromper par les apparences... et vos impressions !

 

Le présent article reste dans la même veine que le post 45 (link) de ce blog dont il est la suite : je parle une nouvelle fois de mes difficultés à progresser de manière significative vers l'obtention d'un visa d'immigration australien. Mais entre-temps, je suis descendu encore plus bas : il y a comme une désespérance en moi qui me mine maintenant et me colle dedans comme un vieux chewing-gum sous une chaussure. Mon action est complètement paralysée tant je ressens de déception et de doute. Depuis début octobre, je n'agis plus pour concrétiser mon projet : c'est le statu quo. Oui, 3 semaines déjà ! C'est long car le temps m'est compté ! Et je suis tout à coup bien conscient que mon état mental puisse agacer ou même décevoir certains amis lecteurs qui me soutiennent depuis le début et aimeraient me voir enfin aboutir. Mais il existe des moments dans la vie où l'acceptation d'un état négatif profond précède à son évacuation. La seule inconnue est la durée. Ce qui compte, c'est d'être authentique. Ce trait de personnalité m'a toujours servi et permis de lâcher prise, de ne rien forcer et de faire avec ce qui est pour ensuite retrouver mon énergie créatrice et enfin faire résoudre une situation difficile.

Aujourd'hui comme quelques rares fois sur ce blog, j'écris simplement pour me libérer, tant une souffrance sourde oppresse mon coeur depuis plusieurs jours. Je n'en peux plus d'avoir peur d'échouer et je n'en peux plus d'être si près du but et en même temps si loin dedans en ce moment. Je souffre, oui... beaucoup et j'ai mal à ma vie. Vieilles réminiscences d'un passé lourd où la défaite a toujours su si souvent m'imposer son joug sous couvert de petites victoires essaimées de-ci de-là afin de me laisser croire à ma liberté et de m'illusionner sur mon libre-arbitre réel. Jusqu'où avons-nous vraiment le contrôle sur notre vie, RÉELLEMENT ? A écouter tant de guides et de coaches qui parlent, écrivent, enseignent sur le le sujet, nous serions presque surpuissants : les limites que nous affrontons sont souvent celles que nous nous créerions en nous-mêmes. Et je dois l'avouer, j'ai un énorme problème de croyance en moi, en mes capacités, en mon projet, en la vie actuellement. Je suis dans l'impasse. Je suis bloqué.

Je suis en vacances depuis une semaine. Je comptais en profiter pour faire avancer mon projet et je n'ai toujours rien fait dans ce sens depuis le début de mes congés. Je ne parviens pas à comprendre ma soudaine attitude de défaite. C'est comme si j'avais d'ors et déjà choisi d'échouer et d'abattre mon rêve en plein vol. J'ai l'impression d'avoir un comportement suicidaire, moralement d'abord avant de passer à l'acte physiquement plus tard. C'est l'incroyable mais surtout très désagréable contradiction que je vis en ce moment. Je deviens un mystère pour moi-même.

Mon médecin que j'ai vu il y a deux jours m'a incité à être plus doux avec mon être et ma vie, à admettre que j'avais pleinement le droit d'être découragé : j'ai déjà affronté tellement d'obstacles tandis que mon travail m'épuise parallèlement. Je ne suis qu'un être humain... qui fait avec ce qu'il a et agit comme il est là aujourd'hui. Je dois mener de front DEUX entreprises lourdes, exigeantes et très consommatrices d'énergie vitale : mon job et mon projet. Et cela, depuis deux ans et demi maintenant. C'est très long. En outre, tout le monde ne serait pas capable d'en faire autant.

Pour m'aider davantage à lâcher prise sur le présent, mon médecin a aussi tenu à me raconter une petite histoire. Il m'a ainsi rappelé avec astuce, bon sens et bienveillance, la raison possible pour laquelle le célébrissime jean 501 de la marque Levis portait un tel nom : ça n'aurait été en effet qu'au bout du 501è essai que la bonne combinaison matérielle aurait été trouvée par le tailleur, Jacob Davis, et le créateur de la marque, Levi Strauss, pour fabriquer un pantalon solide, confortable et non copiable immédiatement par les concurrents (1). Comme les archives relatives au célèbre pantalon ont été détruites dans le grand incendie de San-Francisco en 1906, cette histoire ne peut être entièrement accréditée. Ceci dit, elle me plaît : elle est très encourageante. Elle fait echo à une autre anecdote qui narre les faits qui sont à l'origine de l'existence de la grande chaîne de restauration rapide Kentucky Fried Chicken (KFC) et qui est désormais une référence très connue dans le monde entier lorsqu'on parle de revanche prise sur l'infortune. Le fondateur de KFC, Harland Sanders également surnommé Colonel Sanders, s'est un jour retrouvé complètement ruiné après plusieurs années d'affaires fructueuses et a dû à 66 ans redémarrer à zéro professionnellement. Oui, à 66 ans ! Car sa maigre pension de retraite et le peu d'économies qui lui restait ne suffisaient pas à le faire vivre. Partant de ses compétences dans la restauration, le "Colonel" commença à sillonner les Etats-Unis pour proposer en franchise à une multitude de restaurants sa fameuse recette de poulet rôti aux herbes qui lui avait valu tant de succès avant sa chute. Il se fit éconduire de nombreuses fois : personne ne croyait en son projet. Et ce ne fut qu'au bout de plusieurs mois que le vieil homme réussit à trouver enfin un commerçant prêt à lui faire confiance et à lui redonner une chance de retravailler. Cette rencontre providentielle aurait été la 1009è tentative de Harland Sanders (2). La 1009è ! Incroyable ! Quelle détermination ! Je ne sais pas si le chiffre est absolument exact mais par contre, le fait que le "Colonel" ait dû persévérer plus que de coutume est avéré. Le vieil homme est vraiment revenu de loin à une époque où les protections sociales n'étaient certainement pas ce qu'elles sont aujourd'hui, et encore plus aux USA. Le message est évident pour moi : "Persévère encore et toujours !", me dit l'univers. "Crois en toi ! Va vers ta chance ! Crée-la !" C'est ce que résume aussi clairement Sandrine Félices, sophrologue et hypnothérapeute (3) :

"Nous sommes ce que l'on crée. (...). On n'a pas la baraka par hasard : on a la baraka parce qu'on décide d'avoir la baraka. On veut que ça marche et ça marche parce qu'on y croit. On est dans une énergie et l'énergie est créatrice et elle précède l'action réellement. On est co-créateurs de ce que l'on vit. On a en nous ce potentiel. (...). C'est nous qui chargeons les évènements, aussi bien en positif qu'en négatif. C'est nous qui décidons que c'est grave ou que c'est pas grave. (...). Nous sommes responsables de ce qui nous arrive réellement. Même si tout le monde n'a pas envie de l'entendre, je le dis haut et fort. (...)"

On est ici en plein dans l'autoresponsabilisation, à des lieues de la recherche systématique d'une aide extérieure providentielle qui empêche d'évoluer et de s'épanouir vraiment. Le constat de Sandrine Félices est ferme mais très sage. Et effectivement beaucoup de gens n'aiment pas qu'on leur rappelle que la qualité du contenu de leur existence provient d'eux essentiellement et que l'environnement dans lequel ils évoluent n'est ni plus, ni moins que l'exact reflet de ce qu'ils sont à l'intérieur selon les règles strictes de la loi de causalité qui régit l'univers. C'est toujours plus facile de se dédouaner en critiquant l'extérieur comme cause de nos difficultés. Mais c'est aussi une attitude très infantile et aliénante. Je reviendrai d'ailleurs sur cette notion de responsabilité personnelle de manière plus complète dans un article ultérieur : j'ai en effet vécu récemment une coïncidence pas vraiment surprenante quand on connaît comment fonctionne la vie au fond où j'ai été mis face à mes responsabilités. Le discours de Mme Félices n'est donc pour moi qu'une piqûre de rappel. L'univers, le Grand Maître ou la Grande Matrice, qui dirige tout, contient tout, me montre le chemin et me renvoie clairement vers moi-même.

Voilà, j'achève cet article avec une note optimiste même si beaucoup d'énergies négatives circulent en moi depuis quelques semaines. Mais c'est aussi ça la vie : des moments de baisse qui peuvent durer plus ou moins longtemps. Et comme je l'ai dit plus haut, il est bon de les accepter au lieu de les repousser : ils nous apprennent beaucoup sur nous-mêmes. Les moments critiques révèlent toujours la valeur d'une personne. Les individus faibles veulent les fuir, les personnes fortes les utilisent pour mûrir et continuer à avancer. Et bien que je sois dans un gros creux de vague depuis mi-septembre, le principal est que la flamme de vie brûle encore en moi et que ma détermination quoique affaiblie soit toujours intacte. Du coup, je suis bien content que la fin de cet article en contredise le début... ou comment commencer l'écriture d'un texte dans un certain état d'esprit plutôt négatif pour finalement se retrouver dans un autre bien différent et plus positif. Et promis, le prochain post sur mon grand projet australien sera plus concret : je vous parlerai de mes nouvelles actions vers mon objectif et de leurs résultats.

 

Crocus & snow

L'énergie du crocus se développe en hiver...

et annonce déjà l'arrivée prochaine du printemps

 

Je vous quitte donc le coeur rasséréné et vous souhaite plein de courage dans vos combats et résolutions de difficultés. La vie est belle malgré tout. Namaste ! 

 

 

(1)Une autre version de l'histoire des origines du célèbre pantalon dit que 501 était le numéro du lot de tissu avec lequel a été fabriqué le prototype. Et tout comme l'autre version, elle est invérifiable à cause des la destruction complète des archives relatives au modèle 501 dans l'incendie de San-Francisco de 1906.

(2) : Article de blog : "Atteindre ses objectifs est avant tout une histoire de persévérance" (link)

(3)  : Emission "Santé et spiritualité" diffusée le 24 septembre 2013 sur la radio Ici et Maintenant (95,2 FM)

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 00:21

Déjà 2 ans que j'ai pris ma décision solennelle d'émigrer en Australie (cf article 9 de ce blog : link). Eté 2011... et voici qu'arrive l'automne 2013 ! Je me débats encore et toujours dans le dédale administratif australien et me démène pour trouver un employeur sponsor et enfin pouvoir déposer ma demande de visa parrainé qui m'ouvrira les portes vers le pays des kangourous. En fait, un premier bilan s'impose à moi avec ses tout premiers enseignements.


Actuellement, je me sens très seul et surtout désemparé. Ce sentiment de découragement est d'autant plus intense que je continue à voir beaucoup de gens autour de moi avancer dans leurs projets et parvenir à atteindre leurs objectifs entretemps. C'est on ne peut plus agaçant et "plombant" pour le moral. Je me sens toujours comme un éternel voyageur qui voit les autres monter dans le train tandis que lui est forcé de rester sur le quai parce qu'il n'a toujours pas le bon billet pour prendre sa correspondance. J'ai parfois l'impression d'un mauvais sort qui s'acharne sur moi malgré le renouveau spirituel que j'expérimente depuis 2008.

Concrètement, je traverse l'étape la plus importante de mon propre projet, CRUCIALE même, sans laquelle ce dernier s'arrête définitivement et mon rêve australien meurt. J'en suis tellement conscient que mon moral a eu des hauts et des bas ces deux derniers mois occasionnant beaucoup de tensions intérieures. Comme je l'ai écrit dans mon article n° 43 (link), j'ai beaucoup somatisé cet été. Entretemps, je suis allé voir mon médecin et je vais un peu mieux. Mais garder espoir devient de plus en plus difficile. Que de doutes, d'interrogations et de peurs sont venus contrecarrer mon action au fil des semaines. Tous ces retards et ces délais qui se sont ajoutés les uns aux autres pour former une longue chaîne avec son boulet qui me pend désormais au pied et m'empêche d'avancer plus vite. Cependant, je persévérerai jusqu'au bout. Je ne veux avoir aucun regret quoi qu'il advienne. Je dois accomplir ce qui doit l'être afin de me respecter totalement.

Comme sur le plan conscient, je suis complètement perdu, je suis obligé de creuser au plus profond de moi et d'abandonner les moyens de perception habituels : ma raison chamboulée, meurtrie, par toutes les données administratives parfois contradictoires et souvent dures qu'elle reçoit de la part de l'actualité politico-législative australienne, ne sait plus trop à quel saint se vouer. Je dois faire confiance à la vie en général, à l'univers et à la loi secrète qui le régit. C'est toute une attitude intime, profonde, qui ne m'est pas encore entièrement naturelle que j'acquiers lentement. Je suis constamment comme l'enfant qui apprend.


Je repense souvent aux toutes premières semaines qui ont suivi ma décision de m'établir en Australie lors de mon séminaire bouddhique à Trets en juillet 2011. Jusqu'en novembre de la même année, je n'avais rien osé entreprendre tant je sentais l'énormité du défi que je m'étais lancé, à moi homme de 47 ans, âge où l'on est déjà bien établi dans la vie, entouré d'un solide réseau social et affectif. Je prenais peu à peu conscience que j'avais décidé de quitter tout ce qui faisait ma réalité actuelle, un quotidien confortable et rassurant. Malgré l'énergie apportée par ma décision, mon angoisse naturelle m'a fait commettre une erreur importante en mars 2012 et avancer avec hésitation depuis des mois : je commence à en payer les conséquences aujourd'hui. Mais je n'abandonnerai pas aussi facilement. J'ai certes commis une grosse bévue et quelques autres maladresses mais je ne suis pas encore parvenu au bout de mon projet. Et j'ai bien l'intention d'y arriver. En outre, j'agis tel que je suis à chaque moment, avec l'héritage psycho-affectif qui est le mien, un héritage lourd dont le poids se fait régulièrement sentir au quotidien, aujourd'hui comme hier. Je suis un homme en pleine résilience. Et la réalisation de mon projet d'émigration est pour moi le moyen concret d'établir un équilibre intérieur, de faire jaillir au-dehors toute la force et la beauté que j'ai acquises au cours de mon cheminement spirituel. Cette décision me permet d'utiliser des outils intérieurs puissants et de me prouver que je peux, moi aussi, faire de ma vie quelque chose d'important, d'extraordinaire à mes yeux, et dont je pourrai être fier plus tard. Je ne veux pas mourir comme un raté, comme celui qui n'ayant vécu qu'une sous-vie sera passé à côté de la sienne. Ca, c'est vraiment le scénario cauchemardesque que je veux à tout prix éviter.

Pour me donner plus d'aplomb dans cette période où le découragement colore mon coeur et pollue mon esprit, je laisse ces quelques mots écrits par Daisaku Ikeda, écrivain bouddhiste, qui appartient à mes références philosophiques et spirituelles :

"Avant de se lancer un défi, il y a toujours une période d’hésitation. Les combats acharnés servent à créer des émotions irremplaçables. Par conséquent, avec fierté, faisons courageusement les premiers pas, maintenant !" (Daisaku Ikeda in La Nouvelle Révolution Humaine)

Ces mots remplis de bienveillance me permettent de ne pas être trop dur à mon égard. En effet, j'ai souvent tendance à me juger sévèrement quand je vois le temps que j'ai mis à agir pour commencer à mettre en place mon projet et mon angoisse habituelle qui a nourri mon hésitation. Mais tout ça est logique ainsi que l'explique Daisaku Ikeda. Un gros défi fait toujours peur à relever : il nous rend encore plus redevable envers nous-mêmes. Notre responsabilité vis à vis de nous ressort d'autant plus : c'est bien nous qui sommes l'acteur principal dans le scénario de vie que nous nous écrivons. Il ne tient qu'à nous de nous donner les moyens de concrétiser les rêves et projets que nous avons au fond de nous. Nul autre ne peut le faire à notre place. Sinon, nous échouons par défaut. Et c'est sans doute la pire trahison envers soi qu'un être humain puisse s'infliger. Dans ce cas, ce n'est pas la peine de s'engager dans un projet si c'est pour l'abandonner en cours de route ou ne pas se donner entièrement à lui. Et c'est encore plus vrai après des mois d'action comme dans ma situation. Je suis maintenant trop impliqué et s'arrêter reviendrait à me parjurer. Finalement, ce n'est pas tant la difficulté de notre objectif qui importe mais bien la solidité de notre décision de le mener à bien. Comme toujours, on en revient à soi essentiellement. Je souffre, j'ai très mal parfois à l'intérieur, mais je continue vaille que vaille.


Du coup, en ce moment, je fais beaucoup d'efforts dans ma pratique bouddhique. Comme je l'ai dit plus haut, je reviens à moi-même. Les stratégies de la raison qui poussent à l'activisme ne m'amèneront qu'à perdre beaucoup de temps et d'énergie simultanément. Intuitivement, j'ai parfaitement compris que suivre la voie habituelle pour chercher un emploi sponsorisé me serait inutile. Compulser pendant des heures les sites de recherches d'emploi australiens n'a strictement aucun intérêt pour moi et se révèle totalement inefficace. La solution est ailleurs. Comme je ne suis pas devin, que je ne suis qu'un homme ordinaire et que je ne sais pas consciemment exploiter toutes les ressources dont je dispose au fond de moi, je m'en remets à ma pratique bouddhique qui est le parfait médiateur avec mon inconscient.

Depuis que j'ai augmenté mon temps de méditation, je constate effectivement plus d'harmonie, en moi et autour de moi. Tout à coup, je reçois plus d'annonces de propositions d'emploi tous types de contrats et de visas confondus. Et même si beaucoup ne répondent pas aux critères obligatoires des visas sponsorisés, ça bouge enfin. Je "tombe" aussi plus facilement sur des sites utiles à mes recherches d'emploi. Et ma santé s'améliore : je somatise moins et récupère plus vite malgré un temps de sommeil court. Je remarque également qu'au travail, les choses s'enchaînent de manière plus harmonieuse et que mes rapports avec les uns et les autres sont détendus sans même que j'intervienne consciemment. En fait, alors que je pratique davantage afin d'avoir l'attitude qui me mènera à la victoire, c'est dans le PRESENT, ici et maintenant, que je constate les changements les plus notables. Alors que je pratique pour créer un avenir qui me convienne, c'est mon quotidien actuel qui me montre des signes de changement intérieur : l'extérieur ne se modifie que parce qu'au-dedans, je me transforme. Quelque chose se passe déjà en moi mais je n'en verrai le résultat que plus tard en ce qui concerne mon grand projet "australien". Je ne sais pas quand je gagnerai mais je dois y croire : les choses bougent, évoluent. Tout n'est qu'une histoire de confiance comme  je l'ai dit plus haut.

 

Ce qui est sûr, c'est que j'intégre à mon insu une grande leçon de vie dont je tirerai les bénéfices ultérieurement. Et cet enseignement venant du terrain est indépendant de la manière dont va aboutir mon projet, échec ou réussite. J'expérimente progressivement mais durement l'apprentissage de la sagesse à l'école de la vie :

 "Le bonheur est le chemin, pas la destination." (auteur inconnu)

Namaste ! 

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 10:45

Un rien solitaire dans ce nouvel été en cours, un peu perdu avec tant de démarches si pénibles et ennuyeuses à accomplir, je voulais vous mettre au courant de ma progression dans la réalisation de mon projet d'émigration en Australie. Depuis que je me suis éloigné de Facebook, j'ai pu mettre plus d'énergie dans mon action de terrain. Mais j'ai dû aussi et surtout affronter mes peurs inconscientes que j'avais "un peu beaucoup" sous-estimées, je crois, sans compter le découragement inévitable et ponctuel face à la lourdeur des procédures administratives qui semblent être sans fin.

 

Nous sommes au coeur de l'été 2013. Ca fait 9 mois que j'ai quitté le réseau social le plus célèbre du monde actuellement. L'essentiel de mon action a été de trouver un traducteur assermenté pour me produire des documents officiels en anglais, de nouveaux originaux attestant de mon niveau de formation et de mon parcours professionnel ainsi que de ma nationalité française. Seuls, ces papiers seront reconnus par les différentes administrations australiennes. C'est une démarche qui s'éternise car la traductrice que j'ai trouvée est très occupée et que moi-même, je dois à chaque fois vérifier le brouillon de la traduction de chaque document. Non pas que le travail soit mauvais (c'est tout de même une professionnelle avérée) mais la traductrice me demande de voir si les nuances de vocabulaire me conviennent. En effet, l'univers éducatif et administratif français est assez éloigné de celui australien : l'esprit français qui aime les belles formules a peu à voir avec l'esprit anglo-saxon résolument pragmatique. C'est moins une question de longueur de phrase que de choix dans les mots utilisés : l'administration australienne sait aussi faire des phrases à rallonge au style certes moins ampoulé qu'en France mais bien fastidieuse à lire tout de même. Je trouve donc que ces relectures de brouillon par moi sont une preuve de confiance de la part de la traductrice. Et je l'en remercie.

En avril, je suis entré en contact auprès d'un cabinet juridique de Melbourne où travaillent plusieurs agents spécialisés dans les procédures d'immigration et reconnus par les autorités australiennes. Chaque année, les agents voient leur agrémentation prolongée ou remise en cause selon qu'ils ont remplis ou non les conditions légales obligatoires imposées par le minitère de l'immigration et de la citoyenneté australien (DIAC) durant l'année écoulée. Un avocat m'a aidé à déposer mon dossier d'inscription comme candidat à l'émigration auprès des services du DIAC. Cette démarche a été relativement rapide. Mon inscription est valable deux ans à compter de la date d'enregistrement (14 mai 2013).

Depuis, mon action se partage entre le processus de traduction de mes documents administratifs français importants et la recherche d'un employeur acceptant de me parrainer pour l'obtention d'un visa. L'avocat à Melbourne m'a confirmé ce que je savais déjà : le visa n° 457 était ma seule porte d'entrée en Australie. C'est un visa professionnel de 4 ans mais qui permet ensuite d'avoir des ponts vers des visas permanents. Ce visa est très bien perçu par les autorités australiennes car il ne concerne qu'une immigration qualifiée et immédiatement rentable sur le marché du travail interne. En fait, pour dire les choses franchement, en l'obtenant, vous prouvez que vous ne venez pas dans le pays pour profiter du système social australien. Mais pour avoir le visa 457, un employeur parrain (ou sponsor) est indispensable : ce titre d'entrée sur le territoire australien provient d'un accord professionnel officiel. Et l'employeur doit aussi suivre toute une procédure compliquée comme le candidat à l'immigration. Ca en rebute pas mal qui seraient prêts à embaucher des migrants facilement mais ça fonctionne quand même puisque ce visa est distribué chaque année à un nombre limité de personnes (un quota annuel existe). En fait, la complexité des procédures reliées à ce visa provient autant d'un protectionisme professionnel de l'état australien que d'une exigence que le travailleur migrant accepté ait des conditions de travail identiques à celui d'un autochtone, histoire d'éviter des abus de la part d'employeurs malhonnêtes, surtout à propos de la rémunération. Derek, mon ami australien, m'a mis au courant des vives tensions politiques qui existent actuellement dans son pays à propos du visa 457. Le parti libéral (au sens anglo-saxon du terme, c'est-à-dire socialiste) aux commandes du pays depuis 2010 ne cesse de se servir de ce dernier titre d'entrée en Australie comme d'un épouvantail pour dénoncer les menaces du libéralisme économique à tous crins et accuse nombre d'employeurs australiens de s'en servir pour embaucher davantage d'étrangers au lieu de citoyens australiens afin de pouvoir sous-payer illégalement une main-d'oeuvre et d'obtenir le même travail pour beaucoup moins cher. Bien sûr, on est plus dans le fantasme et la propagande que dans la réalité même si évidemment, quelques arnaques ont été démasquées ici et là. Ainsi, une affaire de faux papiers autour des visas 457 accordés à des travailleurs asiatiques a récemment éclaté au grand jour : c'était une escroquerie qui au final permettait d'employer des immigrés à un taux salarial bien inférieur à celui du marché intérieur australien. Les secteurs du BTP, de l'agriculture intensive et minier étaient les principaux concernés... comme presque partout dans le monde d'ailleurs.

Face aux libéraux, les conservateurs ont défendu le visa 457 en insistant qu'il permettait d'embaucher des salariés très qualifiés et compétents sur des secteurs en grand manque de main-d'oeuvre et qu'il était un moyen efficace de garder une économie nationale dynamique et prospère. Ils ont surtout affirmé haut et fort que les allégations dénonçant un système corrompu tenues par l'ancien premier ministre, Julia Gillard, alors en poste lors de ces échanges tendus entre majorité gouvernementale de gauche et opposition de droite, n'étaient qu'une sombre manoeuvre de manipulation afin de rendre impopulaire les idées de marché libre auprès de l'opinion publique et de redorer le blason du parti travailliste auprès des citoyens. Ce qui est certainement vrai : Derek m'a dit que les libéraux étaient en perte de vitesse dans les sondages et que leur crédit politique avait été sérieusement entamé ces derniers mois à cause de querelles intestines incessantes et de multiples coups bas entre eux, mais que leur gestion du pays assez calamiteuse en matière d'immmigration, enfin d'immigration illégale plus exactement, avait aussi beaucoup contribué à flétrir leur image dans la population. Et plutôt que d'endosser la responsabilité de leurs actes, les socialistes ont préféré la fuite en avant et choisi l'attaque comme moyen de défense face à la critique générale. Mais Derek m'a aussi expliqué qu'une partie croissante des électeurs australiens commençait à trouver le nombre d'immigrants, et en particulier d'immigrants asiatiques, trop important sur le sol de leur pays. Or, la plupart des politiques dans le monde n'ont qu'un seul et unique but, c'est connu : se faire réélire afin de conserver leurs prérogatives. Aussi flatter la population dans le sens du poil et selon l'humeur du moment est sans doute la facilité d'usage la plus utilisée par eux quitte à sombrer dans l'opportunisme le plus démagogique.

J'espère que cette atmosphère politique délétère n'aura pas d'incidence trop importante sur les lois encadrant les flux migratoires en Australie. Les textes existants sont déjà très restrictifs. Un nouveau durcissement n'aurait aucune autre raison d'être que d'obtenir les faveurs d'un électorat et de s'acheter une crédibilité à bon compte. Récemment, le seul changement intervenu a été un relèvement des frais de procédure et de prix des visas (presque tous payants en Australie). Pour l'instant, rien ne bouge trop comparé aux années précédentes : des élections auront lieu fin 2013 pour élire le nouveau premier ministre de la fédération australienne. Suivant sa couleur politique et la pression de son parti comme celle de ses électeurs, le nouveau venu revisitera plus ou moins durement les procédures d'immigration.

Plus concrètement et sur un plan plus personnel, je suis actuellement en pleine démarche FASTIDIEUSE (vraiment !) d'inscription sur des sites de recherche d'emploi australiens spécialisés dans la mise en contact d'employeurs et futurs sponsors potentiels avec des candidats migrants. Toutes les adresses et liens m'ont été donnés par mon agent d'immigration. Ce sont par conséquent des espaces web fiables et sérieux. Les règles du jeu sont exactement les mêmes que sur n'importe quel site de recherche d'emploi classique sauf que la finalité est plus large : à la clé, ce n'est pas uniquement un travail que l'on gagne mais également un ticket vers la citoyenneté australienne à moyen ou long terme. Ce qui pour un migrant vaut double : l'emploi n'est pas la finalité. Autant dire que chaque candidature est portée par des tonnes d'espoir et d'attente. Nous sommes clairement dans des enjeux vitaux. Evidemment, des millions de personnes postulent des emplois sur ces sites et la concurrence est rude. Le fait de me retrouver perdu dans une masse humaine impersonnelle et diffuse nourrit mon découragement depuis quelques semaines. Et c'est d'autant plus vrai que mon travail actuel en France m'épuise parallèlement et me confisque beaucoup d'énergie nécessaire à la poursuite de mon projet. Les choses progressent lentement parce que je ressens de temps à autre une immense lassitude face à tous ces obstacles administratifs récurrents.

 

Comme vous pouvez le constater, je suis en plein dans la grande bataille de la vie, ou plutôt de MA vie. Ceux qui croient qu'un chemin spirituel ne se suit qu'à la lisière de la réalité en restant méditer entre quatre murs se trompent complètement : grandir intérieurement, s'éveiller, ne peut se s'accomplir qu'en se confrontant au réel et à ses multiples obstacles. L'harmonie ne nous dispense pas de vivre la véritable nature de la vie : une lutte pour l'existence. La vie est une terre âpre qui ne fait guère de cadeaux aux faibles (la nature est là pour le montrer suffisamment) mais nous pouvons la traverser librement, pleinement, ou au contraire emprisonnés dans nos conditionnements aliénants et nos limites personnelles. Le choix entre la plénitude et la souffrance existentielle est le nôtre à chaque seconde.

Et ce n'est pas parce que nous choisissons un changement que nous savons positif et vecteur de développement pour nous que les choses sont plus aisées. J'ai lu un jour dans le magazine Psychologies les propos d'un thérapeute qui en parlant du changement décidé et planifié rappelait que les forces de notre inconscient pouvaient nous jouer des tours et freiner nos projets. Depuis, je l'ai souvent entendu de la part d'autres spécialistes de l'esprit humain. Toute évolution envisagée et entreprise, aussi positive et libératrice soit-elle, ne peut faire l'économie d'une confrontation avec notre histoire personnelle. Ce qui est amplement mon cas. Mon corps est à nouveau depuis plusieurs mois le théâtre permanent d'une lutte âpre et sans merci entre mon énergie de vie et mon énergie de mort. Cinq ans après ma victoire sur cette dernière, la confrontation directe entre mes deux pôles antagonistes n'a jamais été autant d'actualité. Mon corps montre les stygmates de cette bataille intérieure constamment : troubles du poids, troubles du sommeil, tensions vésiculaires, problèmes de peau, léger trouble cardiaque (pression diastolique problématique), poumons encombrés, alors même que mon mode de vie ne laisse aucune place à l'excès ou l'imprudence. Mais mon médecin et moi sommes habitués à cette somatisation excessive. Mon inconscient parle : il me livre toutes ses peurs. J'ai un accès direct à toutes mes limites et à ce qui fait ma vie encore majoritairement : un héritage familial constitué pour l'essentiel de limitations, d'angoisse, de sous-estimation de soi, d'amertume et de rancoeur, de fatalisme et de défaitisme. Je n'ai jamais été un enfant sécurisé par ses parents et j'ai été un adulte très tôt à cause de ma naissance dans un milieu social très modeste, presque pauvre.

Depuis 5 ans, je suis un homme en pleine résilience. J'affronte en face à face mes démons intérieurs. L'aboutissement dans mon projet "australien" sera MA victoire, ma VRAIE réussite personnelle. Je ne suis pas riche et j'ai très peu de biens matériels, ma réussite sociale est donc ailleurs : elle est INTERIEURE essentiellement. Ce qui explique aussi pourquoi je peux entreprendre un projet aussi lourd de conséquences à 49 ans, âge où tant d'autres sont bien installés dans le confort matériel et évoluent dans un environnement affectif stable depuis longtemps. En fait, je réalise à maturité ce que la plupart font à 20/25 ans ou à 30 ans. Mais c'est mon histoire avec sa trame complexe aux multiples chemins de traverse. Rien ne servirait de m'en plaindre : je l'accepte désormais. C'est ma vie UNIQUE avec sa valeur que je découvre chaque jour venant.

Cette ultra-complexité de mon parcours de vie issue de l'inextricable toile constituée de l'ensemble de mes peurs explique la lenteur avec laquelle je progresse vers mon objectif d'émigration. C'est le combat incessant contre le doute et l'envie d'abandonner. Or, ça va bien merci : j'ai déjà laissé tomber dans le passé pour d'autres projets et vu où ça m'a mené, je ne recommencerai pas. Grandes et sévères leçons dont j'applique l'enseignement au sens strict dorénavant. Dans la vie, une seconde chance apparaît rarement. Là, c'est un grand cadeau, ultime même, que je reçois. Et cette fois, je ne laisserai pas l'opportunité me glisser entre les doigts. J'honorerai ma promesse : j'irai jusqu'au bout. D'ors et déjà, je peux dire que l'obtention de mon visa et mon installation en Australie seront la victoire de la PERSÉVÉRANCE D'ABORD. Tombé plusieurs fois à terre, écorché, tuméfié, je me relève encore et encore jusqu'au résultat voulu. Comme l'a écrit le Bouddha Nichiren Daïshonin dans son traité Lettre à Niike la plénitude des vainqueurs n'appartient qu'à celui qui respecte sa parole envers lui-même :

"Efforcez-vous d'approfondir votre foi jusqu'à votre dernier instant. Sinon vous éprouverez des regrets. Ainsi, il faut 12 jours pour aller de Kamakura à Kyoto. Si, ayant marché pendant 11 jours, vous vous arrêtez au matin du dernier jour, comment pourrez-vous admirer le clair de lune sur la capitale ?"

Bien sûr, ici, le Bouddha Nichiren fait surtout référence à la progression dans la foi bouddhique mais le mot "foi" peut tout à fait s'entendre dans le sens de foi envers soi-même impliquant la fidélité à nos promesses et décisions. Le bouddhisme est avant tout une philosophie de la vie, un enseignement très concret à appliquer sur le terrain et non à pratiquer éternellement chez soi ou en milieu protégé. On ne devient pas bouddhiste par confort mais bien parce qu'on veut changer sa vie... en mieux et ÊTRE ! Ce qui implique l'action et se retrousser les manches. Le bouddhisme n'est pas pour les paresseux ou les idéalistes apeurés par la réalité.

Et pour renchérir, l'auteur-compositeur de chansons à succès américain Jason Blume rajoute encore plus clairement dans son livre 6 steps to songwriting success :

"Le succès est ce qui arrive lorsqu'on ne renonce pas à ses rêves."

Et le même auteur poursuit sur son site (link) :

"Le succès ne survient pas par chance ou coïncidence. (...). Mais grâce à un travail dur, la pratique, la persévérance (...). Ce n'est pas facile mais c'est possible."

Si avec tout ça, je n'ai pas compris... je suis vraiment un cas désespéré ! LOL !!! Le maître mot est écrit : persévérance. Qualité morale qui signifie loyauté à son propre égard et courage quoi qu'il advienne. Et j'écris ces mots avec d'autant plus de conviction que je vois commencer à poindre ici et là dans mon entourage depuis quelques mois un doute léger mais persistant sur ma capacité à pouvoir concrétiser mon objectif. Les gens sont polis et se taisent mais mon intuition m'indique qu'en mon absence, on pense à mauvais escient et jase à mon encontre. Certaines personnes voient mes difficultés pour avancer mais malheureusement (pour elles), elles NE voient QUE ça. En fait, beaucoup (trop) d'êtres humains ne se fient qu'à leurs perceptions erronées de la vie dont ils ne perçoivent jamais la nature profonde : leur jugement sur les choses demeurent à la superficie. Leur conception de l'existence est gravement polluée par les conditionnements sociaux qui classent, discriminent et limitent notre réflexion. J'ai parfaitement saisi que je dois affronter en permanence un préjugé social aussi tenace que déplacé qui veut qu'à mon âge, on ait tiré un trait définitif sur des projets tels que le mien et considérés A TORT comme des objectifs de jeunesse uniquement. Sauf que je suis têtu, très déterminé et surtout LOYAL envers moi. Je suis HONNÊTE tout simplement.

Lorsqu'un projet est en cours, seule compte la qualité de notre décision et de notre engagement à la réaliser quel que soit le temps mis pour aboutir. C'est une idée que j'ai mille fois affirmée et je la répèretai encore et encore certainement tant elle est avérée. Finalement, la rapidité ou la lenteur de progression compte bien moins que le fait d'aller jusqu'au bout et gagner :

"Peu importe que vous avanciez lentement tant que vous ne vous arrêtez pas." (Confucius)

Oui, persévérer est effectivement l'attitude première des vainqueurs dans la vie.

 

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"PERSÉVÉRANCE : tomber sept fois, se relever huit."

 

Voilà, chers lecteurs, où j'en suis en ce moment dans mon grand projet "australien" pour être au plus près de l'homme que j'aime et exprimer ma vérité intérieure. Je vous quitte et vous souhaite de finir l'été en beauté. Namaste ! 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 16:33

Ca fait un moment que je n'ai rien publié en rapport avec mon projet australien, ma légende personnelle. Mon dernier post à ce sujet remonte à mai dernier (article 23. JE REMERCIE... JE M'EXCUSE ) au moment où je traversais quelques turbulences intérieures. Comme les choses avaient du mal à se décanter, je commençais à broyer du noir, surtout à force de voir les autres autour de moi avancer dans leurs projets tandis que je stagnais dans le mien, du moins en apparence. En fait, pendant plusieurs mois, j'ai payé un excès d'optimisme qui a servi au final à masquer ma peur d'agir et de me confronter à la réalité et toutes ses difficultés. En gros, j'ai comme à l'accoutumée perdu du temps à cause de ma tendance maladive à procrastiner. Je préférais rester dans la beauté du rêve à accomplir, ce qui dopait tout de même mon moral, plutôt que de me mettre activement à la tâche pour réaliser mon souhait. Et je l'ai payé cher : plus de trois mois de décalage sur l'emploi du temps prévu au départ. Belle leçon à retenir ! Mon pire ennemi reste bien moi-même.

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Concrètement, je dois remonter à février 2012. C'est à cette période que j'ai suivi une préparation courte mais intensive pour le passage d'un test de langue obligatoire pour pouvoir émigrer en Australie mais également dans tous les grands pays anglophones comme la Nouvelle-Zélande, le Canada, Les Etats-Unis, l'Irlande et le Royaume-Uni. Ce test s'appelle l'IELTS, abréviation pour International English Language Test System. Il a été créé en 1989 par l'université de Cambridge en Angleterre. Le British Council, organisation britannique internationale et à but non-lucratif s'occupe en partenariat avec les autorités diplomatiques, éducatives et culturelles de divers pays d'organiser les épreuves de L'IELTS. Cet examen est aussi exigé par de nombreuses universités dans le monde y compris non-anglophones comme en Allemagne, Scandinavie et Pays-Bas notamment où sur les campus les plus prestigieux et les mieux cotés beaucoup de cours sont dispensés en anglais en raison de l'accueil de nombreux étudiants étrangers.

Exam-2L'IELTS existe en deux versions : General et Academic. La première est adaptée pour les personnes qui souhaitent émigrer ou qui vont travailler pour un certain temps dans un pays : l'obtention d'un certain score minimum à l'examen conditionne l'obtention d'un visa ou d'un titre de séjour. La seconde version concerne les étudiants et certains travailleurs étrangers exerçant des professions hautement qualifiées (médecins et professionnels de la santé notamment mais aussi de ces secteurs comme le droit ou l'ingénierie). Cette version du test est d'un niveau légèrement plus élevé que la première : son contenu est plus théorique et fait appel à un anglais plus technique parfois sur certains thèmes liés au domaine de la santé ou de l'économie par exemple. L'autre version, celle que j'ai passée, demande à ce qu'on utilise un anglais plus général appliqué à des situations concrètes en relation avec le quotidien ou à des thèmes sociétaux, socioéconomiques ou scientifiques vus sous un angle généraliste. Ceci dit, quelle que soit la version du test que l'on passe, le niveau d'anglais exigé est conséquent. Mieux vaut être bien préparé pour se présenter efficacement aux quatre épreuves qui composent l'examen. Le British Council, organisme auprès duquel je me suis inscrit à l'IELTS et qui m'a fait passer le test, fait d'ailleurs une présélection rigoureuse avant d'accepter des gens dans ses classes de préparation aux épreuves afin d'éviter à ceux-ci de perdre leur temps et de se "fracasser" le moral si leur niveau est trop moyen. En effet, pendant tous les cours de préparation comme lors les sessions d'examen, seule la langue anglaise est employée, et au naturel comme dans un pays anglophone : rythme, intonation, vocabulaire... Tout est soutenu à l'écrit comme à l'oral. Les professeurs sont tous natifs anglophones et vous dispensent leurs instructions comme s'ils étaient face à un auditoire de leur pays. Autant dire que l'on a intérêt à avoir l'ouïe bien aiguisée et le cerveau perpétuellement aux aguets. La seule chose qu'on pardonne aux candidats au test, c'est d'avoir parfois un accent un peu "frenchy" ou une intonation un peu monotone dû à la prosodie particulière du français.

L'IELTS se divise en quatre sections ou domaines de compétences : Listening (écoute), Reading (lecture et compréhension de texte), Writing (rédaction) et Speaking (compréhension orale / entretien). Chaque unité est notée de 0 à 9. 0 est en fait une note factice : il pointe une absence de présentation à l'examen ou à une épreuve. La note la plus basse est par conséquent égale à 1. La plus élevée est égale à 9. La moyenne est donc fixée à 4,5 mais concrètement, 5 (11 sur 20) est couramment le seuil d'acceptabilité exigé par tous les organismes qui imposent une évaluation à l'IELTS.

En ce qui me concerne, les lois australiennes m'obligeaient à valider chaque unité séparément avec un score minimal identique à chacune quel que soit le visa d'immigration professionnelle demandé. Ce score minimal varie selon le type de visa ; les titres de séjour permanent ont évidemment des conditions d'obtention plus exigeantes voire draconiennes. En ce qui me concerne, le visa qui me semble le plus adéquat pour moi pour l'instant est le n° 457. C'est un titre de séjour temporaire de quatre ans ouvert aux candidats immigrants très expérimentés dans un domaine professionnel. Il appartient à la catégorie très prisée mais difficile d'accès des skilled immigration visas (visas pour une immigration compétente et qualifiée). Il oblige à trouver le parrainage d'un employeur australien. Ce visa est très intéressant car il contraint d'emblée toute personne à rechercher des conditions optimums pour émigrer en Australie et ouvre la voie vers certains visas permanents plus tard. C'est un bon sésame pour pénétrer puis s'installer définitivement dans le pays. L'une des premières conditions pour obtenir ce visa est d'avoir au moins 5 sur 9 à CHAQUE section de l'IELTS. C'est impératif.

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Personnellement, j'ai dû patienter jusquau 25 août dernier avant de pouvoir me présenter à l'examen. Après ma préparation intensive de février, je ne me suis pas entraîné plus que ça chez moi : la fatigue morale engendrée par l'usure due à mon travail m'en a grandement empêché. Tout se combinait pour que j'échoue au passage des épreuves. Je peux vous dire que le doute m'assaillait sans relâche depuis des semaines avant la date fatidique. Mais j'ai résisté autant que je pouvais grâce la méditation positive et la méditation bouddhique selon le rite de Nichiren. Plus j'approchais du jour de l'examen, plus je prenais conscience de l'écart qui me séparait de mon objectif. La section Listening, particulièrement, me mettait dans un état de panique intérieure incroyable. Selon l'accent du locuteur anglophone devant moi, je comprends plus ou moins bien. Mais surtout, quelle que soit la personne qui parle, si je saisis très vite l'idée générale et quelques détails principaux, les subtilités secondaires peuvent être écartées par mon oreille. C'est une simple affaire de pratique en fait : l'immersion dans un pays anglophone est le seul moyen de remédier à cette insuffisance. Evidemment, avec Derek, mon ami, ou des connaissances, c'est différent, ils peuvent me répéter une phrase restée incomprise ou alors, ils parlent plus lentement.

800px-Ready for final exam at Norwegian University of ScienConcrètement, quelques jours avant l'examen, je me suis pris en mains de manière radicale, en tant que croyant bouddhiste. Tous les matins, je me levais à 5h puis faisais une rapide toilette. Ensuite, je méditais pendant 45 minutes environ. Et enfin, je passais une heure à m'entraîner avant de partir travailler. Le simple fait de pratiquer (c'est le terme commun employé par les bouddhistes de mon courant pour désigner un temps de méditation) aussi longtemps et sérieusement chaque matin m'apaisait avant d'agir et très naturellement, tout se mettait en place dans mes journées pour en retirer la quintessence. La semaine que je craignais d'être la plus difficile à vivre, celle de la date du test, a été en fait très agréable quoiqu'éprouvante. Mais j'étais rempli d'une grande force vitale, d'énergie combative et saine. Le jour de l'examen, j'ai attaqué les épreuves l'esprit serein. J'ai achevé ma semaine fatigué mais pas éreinté. j'ai pu mener grâce  la pratique bouddhique mon travail et mes révisions de front, même en dormant peu.

En tout cas, ma persévérance et mon sérieux ont payé puisque j'ai reçu les résultats que j'espérais voire mieux dans les domaines de compétences où je me sentais plus à l'aise. J'ai reçu les résultats défnitifs mardi 21 septembre dans l'aprèe-midi avec un beau certificat tout beau, tout neuf. Voici mes notes sur 9 :

Listening (ma bête noire) = 5 ... ouf !

Reading = 6

Writing (là, j'étais à l'aise grâce à une pratique régulière : la note le prouve) = 7

Speaking = 6

Moyenne générale = 6 (competent user of English language)

J'ai donc obtenu au moins 5 à chaque section du test. C'est bon pour le visa 457 ou peut-être un autre auquel je n'aurais pas pensé : il en existe tant. Les services de l'immigration australienne sont un véritable maquis soigneusement entretenu par des politiques et des fonctionnaires qui ne cachent pas pour certains leur volonté d'un protectionisme toujours plus strict sinon leur xénophobie. Ce qui désole Derek d'ailleurs. Dommage pour l'image d'Epinal rattachée à un territoire qui met l'accent sur les surfers musclés et bronzés, les placides koalas, les kangourous sauteurs ou les grands espaces vierges mais comme je me confronte à la réalité et la VIS, autant dire la vérité. L'accueil officiel du migrant par l'Australie est TRES sélectif : vous devez SERVIR au pays, lui apporter une VALEUR AJOUTEE. C'est indispensable. Sinon, la porte reste close.

A la décharge de l'état australien, on peut mettre en cause la gestion de l'accueil humanitaire dans le pays. En effet, comme en France, toutes les associations d'accueil de demandeurs d'asile ne trient pas aussi sérieusement que nécessaire les candidatures qu'elles reçoivent. Ainsi, beaucoup d'immigrants qui devraient normalement passer par le circuit administratif classique se voient allouer le statut très convoité de réfugié avec toutes les facilités et les passe-droits rattachés au détriment de personnes véritablement en danger de mort ou financièrement insolvables. C'est ce qui explique l'engorgement des foyers d'accueil de demandeurs d'asile dans les pays occidentaux. Tout n'est pas qu'un problème de place : certains, trop nombreux, profitent d'avantages indûment et pervertissent tout un système de solidarité à la base indispensable. C'est évidemment des gens vraiment dans le besoin qui en font les frais en premier lieu : les listes d'attente en témoignent.

australia-visa-stampLors de mon entretien pour valider la section Speaking de l'IELTS, l'examinateur m'a rappelé à la fin tous ces abus. Ce qui motive en partie le durcissement de la politique d'immigration australienne. J'ai alors su qu'en tant que natif d'un pays riche, j'étais un peu perçu comme une vache à lait sur laquelle se reportaient les autorités australiennes pour remplir les caisses publiques. Il est en effet plus délicat de demander des comptes à des associations dites humanitaires sous peine de passer pour un état ouvertement xénophobe voire raciste puisque la grande majorité du public de ces organismes en Australie est soit du Moyen-Orient ou d'Asie du Sud-Est. Et qui plus est, de pays musulmans. Quand on connaît la mauvaise foi prodigieuse de la diplomatie de ces états en général et leur manière de récupérer l'éthique des droits de l'homme quand elle les arrange uniquement afin de culpabiliser les nations occidentales, l'Australie n'a guère le choix pour conserver l'image d'un pays accueillant envers tout citoyen de la planète.

La conséquence de cette immigration abusive ne s'est pas faite attendre cependant : elle a mené sur place à une situation classique qu'affronte nombre de pays occidentaux dans le monde due à l'arrogance d'une culture qui s'estime la seule à avoir une existence légitime sur Terre. Concrètement, je l'ai constaté lorsque j'étais là-bas et Derek me l'a rapporté également, c'est toujours une partie intransigeante de la population musulmane qui finit par créer les mêmes problèmes qu'on voit partout ailleurs et dont l'attitude fait vite tache d'huile : refus d'adhérer totalement aux valeurs du pays hôte, remise en question de l'égalité entre citoyens avec exigence d'un respect à sens unique et tentatives répétées d'imposer certains principes de la charia au mépris des lois locales, ce qui est un comble pour des immigrants qui sont des invités au départ ! Au final, c'est un résultat logique : offrez à quelqu'un quelque chose de précieux qu'il aura ainsi obtenu sans effort, vous l'amènerez à cultiver l'ingratitude et l'égoïsme plutôt que le contraire. Nous sommes face à un comportement humain déviant et antisocial des plus communs qui est entretenu par tout un système en partie corrompu au détriment de la collectivité et de ceux qui, comme moi, émigrent pour de bonnes raisons.

Il n'a pas été simple pour moi d'admettre que sur le terrain de l'immigration internationale la culture occidentale pouvait être un handicap. C'est en gros ce que l'examinateur m'a sous-entendu. Mais mon projet est un rêve que je concrétise et il me place par conséquent devant des situations REELLES et non plus les élucubrations ou les fantasmes humanistes d'une pensée politique ou purement intellectuelle. La vie, c'est la vie ! Le terrain y supplante constamment la théorie ! Désolé si la réalité bouscule et contredit plus ou moins les idéologies humaines quelles qu'elles soient : elle ne fait que refléter à l'extérieur toutes nos vertus et tous nos vices intérieurs. En outre, la pensée sociale-démocrate en vogue depuis plusieurs années dans le monde est l'une des sources principales de l'existence et du maintien illégitime des abus que je décris plus haut, ce qui est à mes yeux sa faute majeure : c'est la politique de l'excuse systématique, de la justification gratuite et du déni institutionnel. Mais c'est la réalité avec laquelle je dois composer. C'est le théâtre où ma révolution intérieure se joue, où ma croissance spirituelle prend racine.

Maintenant, la seconde étape est pour moi de faire traduire tous mes documents les plus importants (diplômes, certificats de travail, etc...). La troisième est de m'inscrire sur un site dépendant des services de l'immigration et de la citoyenneté australiennes pour me mettre en contact avec des employeurs autochtones prêts à parrainer des travailleurs d'outre-mer. C'est une sorte de bourse aux échanges sur l'emploi mais tout est très cadré et surveillé : le parcours administratif est là encore plus ou moins long mais surtout sinueux. Et conjointement aux étapes 2 et 3, je vais devoir mener une quatrième qui est de commencer à me séparer de beaucoup de biens matériels que je ne pourrai pas emporter avec moi aux antipodes. Donc, avis à ceux qui voudraient récupérer des objets divers gratuits ou à tout petit prix. Pas facile pour moi de devoir me séparer de choses issues de mon passé, valeur affective oblige. Mais mon expérience d'émigration est intéressante sur ce plan : elle me force à aller vers l'essentiel et à abandonner ce qui doit l'être désormais. J'apprends à REPENSER ma vie.

 

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N'oubliez pas que ce projet a d'abord et ESSENTIELLEMENT une source SPIRITUELLE. Je ne pars pas en Australie uniquement pour retrouver l'homme que j'aime mais aussi rencontrer un pays, sa réalité socioéconomique et sa culture auxquels je vais OFFRIR mes compétences et APPORTER comme je peux un mieux, du bonheur, aussi modeste soit-il en apparence du moins. C'est le grand objectif bouddhique de Kosen-Rufu* qui se situe dans la droite ligne de ce que disait Gandhi en son temps : l'évolution intérieure individuelle devient garante d'un changement positif extérieur de plus en plus probant dont toute personne alentour profite. C'est l'harmonisation graduelle des rapports humains à l'échelon fondamental. Et pacifier le monde en se transformant soi-même ne signifie nullement la disparition des conflits comme par magie : c'est au contraire la GESTION PROFONDE ET ECLAIREE des antagonismes naturels qui sont inhérents à la nature humaine. Ca peut se faire partout, et surtout dans son quotidien, en se changeant d'abord soi-même dedans.

Derek, mon ami, n'est pas bouddhiste mais il est extrêmement proche de mes idées et partage les mêmes valeurs que moi. Notre rencontre a d'abord été celle de deux âmes puis deux coeurs et enfin deux personnes : elle  suivi un chemin inédit et très inhabituel voire complètement extraordinaire pour des individus homosexuels. En effet, quand on pense au mode de vie gay classique basé presqu'exclusivement sur l'apparence et l'attraction physiques, notre relation a de quoi en étonner plus d'un. Elle est tout bonnement UNIQUE et pour tout dire INCROYABLE, SURPRENANTE. Mais c'est ce qui en fait tout le charme même si cette caractéritique me conduit à affronter bien en face mes limites et ma peur à chaque seconde qui passe. Pour résumer, aimer Derek n'est pas de tout repos : c'est une authentique aventure humaine, au sens premier du mot "aventure". C'est un voyage intérieur qui vient s'inscrire dans la trame de mon long cheminement spirituel commencé le 13 avril 1988 lorsque je suis officiellement devenu bouddhiste en décidant de pratiquer et de suivre cet enseignement jusqu'à ma mort.

Copie de 2563400 origToute décision et toute action reliée à mon projet australien a un sens profond, intime. Et je me fiche complètement si d'autres n'en saisissent pas le sens, ni la portée pour moi d'abord et ceux qui m'entourent. La caravane passe tandis que les chacals hurlent. C'est mon attitude face à l'incompréhension lorsqu'elle se présente (très rarement) : seulement rester solide comme un roc, fidèle à moi-mêmei et réaliser ce qui doit être accompli. Ni plus, ni moins. Modestement, comme je suis. Par contre, les jaloux et les frustrés éventuels qui ont démissionné face à leurs grands projets de vie, je les laisse face à eux-mêmes et leur insatisfaction qui n'est que le résultat de leur attitude d'abandon. C'est à leur propre vie qu'ils devront rendre d'abord des comptes au moment où la mort viendra frapper à la porte de leur coeur. Et ce jour-là, je n'aimerais certainement pas être à leur place. A mon travail, une jeune stagiaire qui s'est retrouvée en unité de soins palliatifs m'a raconté récemment le décès d'une vieille dame dont l'existence n'avait été que conformisme et résignation : une horreur ! La femme hurlait en sentant le trépas approcher tant les regrets, les douleurs, l'amertume et le chagrin la submergeaient. C'était aussi une femme sans foi réelle en quoi que ce soit, religieuse ou non, juste cette foi un rien automatique, superficielle, qu'ont beaucoup de gens non pratiquants d'un enseignement ou d'un rite. Elle paniquait littéralement face à la porte qui s'entrouvait devant elle lui dévoilant un espace noir, opaque. Elle appelait les soignants, s'accrochait à eux pour ne pas mourir, ne pas partir. Ecouter une telle expérience m'a glacé le coeur. J'ai encore une fois bien compris que notre vie est courte. Comme je le dis toujours, si j'ai raté , et bien raté même, ma jeunesse, je réussirai ma vieillesse et mourrai HEUREUX, ACCOMPLI, EN PAIX AVEC MOI-MÊME. Sans regrets.

 

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Le pouvoir d'une décision quand elle est profonde, HONNÊTE, SANS RETOUR, est incommensurable. Souvenez-vous dans mon article 9. UNE DECISION ESSENTIELLE... ET BEAUCOUP PLUS, je parlais de l'engagement que j'avais pris le 5 juillet 2011 devant un auditoire de 130 personnes au centre bouddhique de Trets. J'ai depuis dû affronter mes peurs les plus vicérales et un gros séisme intérieur en mai dernier. Je suis tombé bien souvent mais je me suis relevé et j'ai continué à marcher, comme je continue à le faire. En décidant de réaliser mon objectif, je ne fais que respecter ce que j'ai de plus précieux au monde : ma vie. Et je respecte d'autant plus celle-ci que je ne la sépare pas du bien-être collectif. Tout se met donc en place pour une victoire concrète pleine, entière et durable. Obtenir les scores désirés à l'IELTS me permet de faire mon premier vrai grand pas vers mon rêve. Maintenant, il faut continuer : j'ai une promesse envers ma vie à honorer. L'Amour et la foi en sont l'essence.

Je vous souhaite, chers amis lecteurs, d'avoir beaucoup de persévérance dans vos projets les plus importants. Sans cette qualité fondamentale, vous n'arriverez à rien ou ce que vous obtiendrez sera en-deçà de ce que vous escomptiez. Restez humbles, acceptez le retard, le contretemps, l'imperfection (c'est mon actualité !)... et continuez. Ce n'est pas la rapidité pour obtenir ce que vous avez décidé qui importe MAIS DE PARVENIR AU RESULTAT ABSOLUMENT quoi qu'il se passe. Namaste ! 

 

(*) Kosen-Rufu : terme japonais qui désigne l'objectif suprême du bouddhisme : l'établissement de la paix mondiale grâce au bonheur individuel... en respectant la Grande Loi de la Vie.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 01:27

Dark Pink Flower

 

Nouvel article spontané avant de mettre enfin en ligne très très bientôt celui qui aurait dû être en 22è place sur ce blog. Aujourd'hui, je n'ai d'autre envie que de remercier... et de m'excuser. En effet, j'ai été très touché par les témoignages d'attention et de respect de ceux qui, intéressés par mon article 22. COUP DE TABAC INTERIEUR, l'ont montré de différentes manières : commentaires sur ma page Facebook après avoir partagé la publication du texte sur mon blog ou commentaires directement sur mon blog, messages privés et des "j'aime" qui m'ont surpris (18 rien que le premier jour !). Pour moi qui ne suis toujours qu'un très modeste blogueur, c'est beaucoup. J'avais un peu peur en publiant cet article vu la souffrance que j'y exprimais. Mais mes lecteurs ont saisi toute l'amplitude de mon combat personnel sur un plan matériel mais aussi spirituel. Je m'aperçois que si j'ai une audience réduite (en hausse), j'ai cependant une lectorat fidèle, un tout petit noyau qui me suit d'article en article, très discret mais bien là, et dont la subtilité intellectuelle lui permet de me comprendre au-delà des mots. Et pour moi, c'est l'essentiel. Je privilégierai toujours la qualité à la quantité.

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L'observatoire du coeur est d'abord un blog d'essence intimiste même si c'est un espace public de communication. Il est un moyen pour moi de partager AVEC DISTANCE des morceaux de vie et des points de vue sur le monde et les gens. L'écriture, quand on la respecte, oblige à acquérir une discipline linguistique et conceptuelle. Même si je ne suis pas toujours concis, je suis contraint toutefois à rester rigoureux dans le suivi de ma pensée alors qu'à l'oral, je me perds souvent dans des logorrhées. Tout ce travail lexical et mental a pour conséquence de me faire prendre naturellement du recul par rapport aux sujets que je développe y compris les plus intimes. Bien que l'émotion et les sentiments soient plus présents dans certains articles, je ne me laisse jamais emporté par le ressenti du moment même s'il est intense ; je laisse aussi parler le joueur de mots qui vit en moi et qui est très respectueux de la langue et de ses codes. En fait, chaque texte publié ici me demande une grande autodiscipline et beaucoup de rigueur : rigueur syntaxique et stylistique mais aussi rigueur dans la qualité des informations transmises. Je veille à vérifier l'exactitude de ce que je mets en ligne ou exprime.

Comme je l'ai dit plus haut, L'observatoire du coeur est un espace intimiste distancié. Je partage avec vous une chaleur venue de mon être le plus intime mais dans un cadre solide, plus ou moins souple selon les articles. L'objectif de ce blog est de ramener les gens vers eux en me lisant. Je veux guider les autres vers la découverte de leur propre beauté intérieure et de leurs ressources phénoménales personnelles à travers ma propre expérience. Aucun narcisssisme primaire ou égotisme ne sous-tend ma démarche. Ma vie doit devenir un exemple concret de ce que vous, vous-mêmes, pouvez réaliser au-delà de tous les obstacles qui se dressent entre vous et vos objectifs. Au lieu de rêver votre vie en regardant celle des stars et célébrités du petit écran où tout semble acquis avec une relative facilité, je veux vous montrer que c'est dans votre quotidien, si modeste parfois voire terne, que sont cachées les racines de vos projets les plus beaux et les plus révélateurs de ce que vous êtes. Il ne tient qu'à vous de creuser pour les découvrir et de vous en occuper enfin. Et comme je suis un homme ordinaire perdu dans la foule des anonymes, ce que je réalise progressivement, vous pouvez également le faire à votre rythme et selon vos croyances. Vous aussi vous pouvez marcher vers un authentique épanouissement intérieur et extérieur. Vous aussi, vous pouvez vivre votre légende personnelle. Car il s'agit bien de ça : chacun de nous a le droit de vivre une histoire propre qu'il crée chaque jour en relation avec son identité profonde, son SOI... loin du moi. La légende personnelle est avant tout une création puis une promesse, un projet puis une mission qu'on s'est choisi de réaliser. C'est la forme la plus accomplie du respect de sa vie et de la reconnaissance de notre valeur. Tout le monde a ce droit... mais bien peu l'utilise.

Personnellement, mon chemin se trace d'abord par l'écriture. J'ai simplement envie et surtout BESOIN d'écrire : c'est une attitude éminemment CREATIVE. Quand j'écris, je crée, je suis moi au plus profond de mon être. Et je ressens exactement la même chose lorsque je rédige un texte sur l'un de mes espaces anglophones. C'est d'ailleurs grâce à l'écriture que j'ai rencontré Derek mon ami. Ce dernier a été charmé par mes mots. Il me l'a souvent dit. Je suis allé vers lui d'abord mais c'est ensuite mes écrits qui l'ont amené vers moi au fil du temps jusqu'à notre rencontre physique dans son pays, l'Australie. Je vis ma légende personnelle depuis deux ans déjà. Je l'écris en mots et en actes. J'en rédige la trame au fur et à mesure que je me découvre. De multiples histoires peuvent être créées en vivant notre légende particulière mais la vie préfère la qualité : mieux vaut choisir un scénario unique et le concrétiser pour en faire une seule mais très belle histoire qui donnera tout son sens à notre légende. Nous aurons alors à la fin de notre vie le sentiment du devoir bien acccompli envers nous-mêmes et envers les autres. Nous nous serons totalement respectés. Nous n'aurons AUCUN regret. Nous aurons BIEN vécu.

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Mon histoire est une aventure intérieure incroyable qui me mène peu à peu des terres bretonnes ou je suis né aux espaces australs où je vais vivre plusieurs longs chapitres de ma vie et sans doute y mourir. Ce prodigieux voyage serait impossible sans votre soutien. Votre intérêt récurrent et votre attention me nourrissent et me confortent dans ma démarche. Ils montrent que certains y trouvent sans doute matière à réflexion sur leur propre vie, qu'ils soient ou non d'accord avec le fond de mes propos. L'observatoire du coeur et ses petits frères anglophones The scent of a white rose (link) et Ellypso's blog (link) sont des pièces concrètes du scénario de ma légende en cours : chaque écrit, chaque réflexion, chaque mot me force à puiser au plus profond de moi MA VERITE PROPRE. Rien d'autre. Et à me scruter sans concession. J'OBSERVE mon coeur... Voilà toute l'essence et la raison d'être du blog sur lequel vous êtes actuellement.

Je remercie du fond du coeur mes amis et contacts les plus chers de la réalité virtuelle pu physique : Anneb et son mari, Basile, Laure, les Laurence (y'en a plusieurs !), Ed, Sabine, David, Delphine, Stéphanie, Anne, Brigitte, Michel, Edmond, les Vincent (j'en connais deux), les Eric (là aussi, ben... tous ceux dans mon coeur !), Régine, Christine, Monique, etc... Je ne peux nommer tout le monde. Mais j'étreins chaleureusement chacun d'entre vous. Je n'oublie pas non plus mes contacts de Facebook avec lesquels mon lien est plus distendu. Et je sais que certains inconnus ont également laissé une trace numérique au bas de mon texte. Le bon accueil réservé à mon 22è article en dit long sur la qualité de notre lien fût-il immatériel et discret. Vous m'avez touché parce que je vous ai touchés. C'est seulement l'harmonie. A tous plein de belles pensées douces et parfumées !

Cependant, je tenais aussi à présenter des excuses à ceux que je néglige, et en premier lieu à ma famille avec laquelle j'entretiens des rapports distants depuis des années maintenant. J'ai énormément de mal à garder un lien régulier avec elle. Dans le cadre familial, je n'existe pratiquement plus lorsque je m'y retrouve : c'est le monde de l'ego avec tous ses codes, ses conventions aliénantes malgré les sentiments. Celui que j'étais il y a des années finit toujours par trop envahir celui que je suis ; je ne résiste pas longtemps aux fantômes du passé. Je ne peux être bien parmi les miens qu'un bref moment, quelques jours pas plus, mais c'est de plus en plus difficile. Cependant, c'est ma famille et j'aime mes parents, mon frère et ma soeur. Ils font comme ils le peuvent avec ce qu'ils sont. Je ne veux pas les juger.

Je voulais aussi m'excuser envers les amis du Net ou d'ailleurs auxquels je ne donne que très rarement des nouvelles et à ceux à qui je ne réponds que tard voire TRES tard. Pardon à Anneb, Nathalie, Stéphanie, Michel, Cédric ou à d'autres pour leurs messages téléphoniques ou sur le Web restés en souffrance pendant des semaines parfois ! Mais le désordre intérieur pompe tellement d'énergie qu'on a du mal à être bien avec l'entourage. Et il est toujours délicat de partager le négatif avec les gens : tous, nous avons nos problèmes à gérer. Alors je préfère rester en retrait. Cette attitude est dictée par mon empathie naturelle, trait de personnalité fondamental de ma personnalité. Parmi les amis que je peux voir plus directement, Anneb est un sans doute celle qui parvient le plus à s'habituer à mes silences prolongés depuis un an déjà. Mais quand même ! Je sens que je vais devoir commencer à composer. D'abord parce que j'aime mes amis et ils comptent pour moi (quel paradoxe avec mes absences physiques ou mes longs silences écrits !) et ensuite parce que ça peut dynamiser un peu ma vie, la colorer, la sortir de son ordinaire terne. Dans un avenir proche, je vais inviter quelques personnes à venir manger chez moi de temps à autre ou pour une sortie quelconque.

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Entre compliments et excuses, j'arrive à la fin de cet article rempli d'estime, pour moi (un peu plus au moins) et pour vous qui lisez ces mots. La période difficile que je traverse n'est pas achevée. Comme je l'ai dit à une amie, je sens que c'est le début de la fin... Encore quelques jours, deux ou trois semaines, peut-être quatre, et j'aurai intégré la leçon de cette très mauvaise passe. Et dès lors, je pourrai avancer plus libre vers mon objectif matériel, l'émigration en Australie, et vers mon objectif absolu, être moi librement.

Namaste / Nam Myoho Rengue Kyo* ! 

 

Yellow Flower

 

* mantra récité dans le bouddhisme de Nichiren (ou bouddhisme Soka)

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:16

Ce 22è article est spontané. Son contenu aurait dû être tout autre. Oui, mais voilà, depuis plusieurs semaines, je traverse une zone de tempête intérieure après avor connu trois mois de calme relatif en début d'année. Une nouvelle fois les éléments se déchaînent en moi. Un vrai "coup de tabac" que je n'ai pas vraiment vu venir. Je me bats vraiment pour ne pas laisser mes pires démons intérieurs m'emporter. Lorsque je suis au travail, je vais à peu près bien ou bien : l'énergie des autres nourrit la mienne qui tout à coup se régénère et en contre-partie redonne ce qu'elle a reçu. Sublimes échanges vitaux entre êtres vivants : la vie est magnifique dans ces interactions. Comme j'ai décidé de me réaliser au quotidien et de naviguer dans une direction qui me convienne parfaitement, je ne coule pas : je suis guidé par mon "oeil" intérieur, ma conscience source, mon "Je-Âme", dans mon périple intérieur vers mon port d'attache, si loin, dans les terres australes. Le paquebot blanc Renaissance (cf article 2. JE M'APPELLE "RENAISSANCE" (nouvelle version) ) tient son cap en dépit des vagues puissantes qui le maltraitent.

Je dois être toutefois bien plus fort que je ne le crois puisqu'autour de moi, certains qui affrontent eux aussi des problèmes dans leur vie viennent chercher conseil auprès de moi. J'ai encore la force d'aider les autres.

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Ce qui a déclenché cette tempête est le départ annoncé de ma directrice qui a quitté officiellement son poste dans mon entreprise le 16 mai dernier. Lorsque, mi-mars, j'ai appris qu'elle partait après avoir trouvé rapidement un poste en Savoie, j'ai été extrêmement touché. Concrètement, cette démission vient s'ajouter à d'autres posées par des employés quelques semaines plus tôt. Trois sont volontaires, une plus ou moins obligée. Toutes les personnes démissionnaires ont trouvé mieux par rapport à ce qu'elles estimaient ne pas avoir sur mon lieu de travail. Pour une d'entre elles, ça frise presque la chance insolente quand on sait le comportement irrespectueux et parfois même douteux qu'elle a eu avec les résidents du centre. Parfois, on se demande s'il existe réellement une justice divine, céleste, universelle, etc... On l'appellera comme on voudra. A voir les mauvais comportements s'en tirer aussi bien, ça peut faire réfléchir. Et ça peut faire douter de soi et de la vie à certains moments quand soi-même on essaie d'être exemplaire et qu'on travaille dur pour arriver à ses fins honnêtement tout en agissant à côté pour réaliser ses projets privés (cf. article 14. MA DOULOUREUSE EVOLUTION... EN COURS ). Mais cette fois, je ne douterai pas : sur le chemin de l'éveil spirituel, la manière d'utiliser les obstacles et nombreuse épreuves modèle notre personnalité. Et puis, la causalité finit toujours par rattraper celui ou celle qui a mal agit à un moment donné de sa vie alors même que toutes les apparences de la chance sont là : je le sais, je l'ai déjà vu pour d'autres. Alors pourquoi douter, pourquoi se comparer ? Je me déprécie à mes propres yeux avec de telles pensées. Tout repose sur moi, mes décisions, mon opiniâtreté, ma persévérance, ma sagesse. Aussi, c'est toujours SEUL que j'apprends à puiser à chaque seconde au plus profond de mon être pour rester à la barre du Renaissance. Si j'abandonne maintenant, mon beau navire blanc ira se disloquer sur les récifs de l'amertume ou coulera corps et biens dans les abysses glaciales du désespoir.

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A regarder les autres prendre le train tandis que soi, on est encore obligé de rester sur le quai, peut finir par lasser à la longue et atteindre le moral. D'énormes efforts doivent être déployés pour rester à flots à l'intérieur de soi. Croire encore et encore, planter la cause de la victoire plus profondément et arroser la graine sans cesse le plus souvent possible à défaut de régularité. C'est ainsi que se conduit un vrai bouddhiste : rester ferme, déterminé, avec soi tout en accueillant simplement les moments de doute ou de découragement. Après tout, on ne peut demander à un cheval de galoper des heures durant sans qu'il risque une crise cardiaque. Des moments de pause sont nécessaires afin de retrouver l'énergie suffisante pour franchir les obstacles et la distance qui reste sur un parcours : reculer d'un pas pour en sauter deux ou trois vers l'avant. La vie est faite de périodes où notre vitalité diminue. Et dans ces temps où notre énergie baisse, il nous faut alors apprendre à composer, "faire avec"... avant de transformer plus tard l'essai en un coup gagnant. C'est dur pour notre ego qui veut toujours aller vite au but.

Et c'est ce même ego qui me torture par ses limitations, ses interprétations, ses croyances basées sur les apparences, ses peurs, SURTOUT ses peurs ! Non pas que ce que j'ai à faire soit léger, mon projet est effectivement lourd, mais l'ego par son jeu mental, la panique qu'il me fait ressentir, me bloque dans mon élan vital et joyeux pour agir librement, sainement, à l'égard de ma vie. Mon ego voudrait atteindre l'objectif rapidement mais lui-même devient l'obstacle suprême sur la voie de la réussite. Superbe contradiction ! Mais c'est souvent ainsi que fonctionne le mode de la pensée lorsqu'on ne le contrôle plus ou difficilement. Ce qui est mon cas. Le doute, la souffrance et l'ego sont très bavards et exigeants : ils captent beaucoup de notre énergie vitale quand on les laisse parler en nous.

Concrètement, je suis épuisé moralement par tous les efforts que je dois fournir : mon travail et mon projet de vie sont lourds à mener de front. J'agis mais ne parviens pas à fournir l'énergie et la disponibilité suffisantes pour tout mener à bien simultanément. La liste des tâches à faire pour mettre en place le processus d'émigration en Australie est longue et chaque tâche requiert un soin tout particulier. Je suis en train de gravir en moi une montagne digne de l'Everest ! J'ai beau essayer de voir chaque chose à faire séparément, d'avoir de petits objectifs à court terme, ma peur d'échouer est un vrai sédatif pour mon énergie vitale. Certains jours, je suis même bloqué dans mon élan pour agir. Et cette crainte de l'échec m'a en outre fait commettre une bourde : j'ai dû m'inscrire à la toute dernière session de la saison 2011/2012 (le 25 août !) pour passer l'examen IELTS obligatoire pour l'obtention d'un visa. Un peu plus, je ratais le coche ! A cause de ma sempiternelle procrastination, j'ai laissé échapper toutes les sessions de mai et juin qui m'auraient bien arrangé. Sans être décalé, l'emploi du temps va être très serré les prochains mois surtout à partie de septembre. Ca va être chaud ! Je vérifie sur le terrain de la vie qu'à force de penser négativement, on crée le négatif autour de soi. Si on se focalise sur l'échec, on va forcément vers lui : c'est comme un appel ! Et c'est l'impasse assurée ! Déconstruire mes conditionnements mentaux aliénants, autodépréciateurs et inhibiteurs est une entreprise de longue haleine.

En attendant, l'insatisfaction et mon sentiment d'impuissance à contrôler ma peur engendrent en moi une frustration grandissante qui du coup fait resurgir une colère sourde et toxique envers moi que je ne connais que trop bien hélas. Depuis une semaine, je vis dans un état de tension intérieure permanent. C'est terrible ! Je n'ai plus envie de prendre soin de moi ou d'agir pour quoi que ce soit. Tout me demande un effort suprême, même les choses les plus simples. Je lutte contre un profond état dépressif de moins en moins latent qui veut m'engluer dans la léthargie. Je refuse de devenir un légume humain : j'ai un enjeu vital que j'ai relevé et mon bonheur de vivre sur cette planète en dépend. Jamais la vie ne me redonnera une telle chance concrète de m'accomplir et d'être UN : l'état de bonheur véritable est peut-être une dimension essentiellement intérieure mais elle est aussi nourrie par l'extérieur. Les deux dimensions importent : elles sont complémentaires. Ma rencontre avec Derek est un aubaine que je ne laisserai PAS filer. Grâce à mon ami, je sais ce qu'aimer authentiquement un homme veut dire, et de plus, il m'a ouvert les portes d'un monde spirituel de grande beauté et rempli d'énigmes. Rien de tel pour me séduire et combler ma curiosité naturelle. D'ailleurs, seul mon dernier vidéo-chat avec Derek m'a apporté du baume au coeur en cette période plus que troublée.

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Je souffre certes, mais la période que je traverse est au bout du compte une formidable aubaine pour grandir, me développer tout au fond de moi. Je le sais. Je dois seulement avoir le courage de me décider à combattre ma peur qui prend de multiples visages : crainte d'échouer, crainte de mourir, crainte des autres, crainte des contretemps mais aussi et surtout crainte du changement. Car beaucoup d'autres avant moi l'ont décrit : on peut avoir sincèrement décidé de changer sa vie, d'aller vers un objectif qui apporte un renouveau évident pour soi, tout en en ressentant déjà les bénéfices, et cependant, l'attachement à la sécurité, tout ce conformisme, ces conventions inutiles, la matrice sociale, nous freinent. Le monde de l'ego et ses pollutions mentales... Il n'est pas si facile de se séparer de cet univers fabriqué, rempli d'illusions, même si notre esprit est souvent malade à force de s'y complaire : égoïsme, obsessions, addictions, rationnalité excessive, étroitesse d'esprit, certitudes abusives, arbitraire, préjugés, jugements de valeur sur soi et les autres, violence... Les maux rattachés à la sphère égocentrique sont nombreux : nos pensées modulent les vibrations qui sont les nôtres à chaque moment de notre existence et sans le savoir, nous écrivons une partition qui donne la mélodie générale de notre vie. Nous attirons alors à nous ce qui est en harmonie avec cette musique silencieuse de notre être. Et parfois, ce que notre coeur entend ou nos yeux voient nous déplaît. Mais la cause est bien en nous d'abord : l'environnement ne fait que répondre en echo.

Je sais pourtant qu'il suffit de quitter l'angle de vue de mon ego et de me laisser porter par la foi, la mienne, la croyance bouddhique, celle qui honore la vie, ma vie, et la respecte telle qu'elle est très simplement. Je suis face à mes limites sur un plan spirituel comme je ne l'ai jamais été. J'en ai la conviction. Et j'en ai eu la confirmation. 

Je me suis rendu à un cours de Gosho (les écrits du Bouddha) hier soir à Paris. Parmi les gens qui s'exprimaient, deux ont retenu mon attention par leurs discours et l'un m'a vraiment touché. Le premier a rappelé que tout commençait dans le moment présent... mais uniquement si on le décidait. Notre futur ne sera que ce que nous faisons déjà ici et maintenant. On ne reçoit que si l'on donne. Ca complétait un écrit que j'avais trouvé un peu plus tôt sur Internet qui développait le même thème. Deux fois dans la même journée : c'est un avertissement de la vie. "Ta musique intérieure est en train de sonner faux. Attention !", me dit celle-ci. Le deuxième homme, lui, s'est concentré sur la notion de désespoir. Il a raconté qu'il avait assisté à un suicide et qu'il avait dû plus tard gérer intérieurement celui d'un ami proche. Ces deux morts avaient été très violentes : une défenestration de 6 étages et un coup de révolver en plein coeur. Il a alors dit avec force que le désespoir était devenu son ennemi n° 1 à partir de ces deux évènements douloureux. Il a encouragé les gens à parler entre eux, surtout les hommes plus enclins culturellement à garder leurs souffrances pour eux. Cet orateur a d'abord rappelé, et ce n'est pas rien, que le développement de la croyance bouddhique, c'est souvent des combats, des luttes pour mener à bien nos projets, la vie n'étant pas par essence un long fleuve tranquille. Il a ensuite insisté sur la nécessité de développer une perspective large de notre existence loin du monde trop limité de l'ego qui ne peut saisir le fonctionnement profond de la vie. Il a eu enfin ses mots que j'ai trouvés très beaux à entendre et qu'il a reliés à l'éveil dans la foi bouddhique et à la création d'une paix mondiale mais qu'on pouvait appliquer à tout projet important pour nous :

"Notre combat peut sembler être perdu d'avance.(...) Mais nous devons créer quelque chose à partir de rien. C'est cela la véritable attitude soka (= création de valeurs humaines authentiques).

En écoutant ces deux hommes, j'ai compris pourquoi j'étais là à les écouter, pourquoi je voulais tellement être présent à cette réunion à laquelle je suis arrivé en retard dans un état mental moyen. L'attitude correcte que je devais adopter rapidement était celle de faire surgir une source en plein désertUne heure plus tard, je suis rentré chez moi, toujours entre deux eaux, mais désormais parfaitement conscient de l'impasse dans laquelle je me trouvais. Actuellement, je n'ai toujours pas confiance en la vie. Je n'aime toujours pas ma vie... même si je peux en observer la merveilleuse alchimie. Mais c'est là pourtant , dans cette terre aride, que je vais devoir faire surgir de l'eau pour m'abreuver. Et c'est comme si on me demandait de m'écorcher vif. En fait, je vais devoir me confronter directement à mon propre désespoir si je veux réellement changer ma vie au présent... et mon avenir concrètement.

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Les mots que j'ai entendus lors du cours de Gosho me remettent soudain en mémoire une célèbre phrase de Mark Twain qui est comme un phare encore lointain bien que visible vers lequel je dirige le Renaissance cependant :

"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait."

Dans la tempête que je traverse, je distingue la lumière de ce phare... Je m'en approche. Les choses vont changer. Je ne veux pas couler dans les abysses du désespoir. La réalisation de mon projet n'est qu'une question de temps, pas de capacités. Je vais parvenir à m'aimer davantage. Je vais gagner. Le Renaissance arrivera à bon port.

 

paquebot-renaissance (cut)

Juin 2010 : en mon coeur, le Renaissance s'éloigne de son port d'attache, le passé.

C'est le début du voyage vers le renouveau : le mien.

Ma légende personnelle.commence à vivre...

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 18:27

NOTE : cet article est la suite de mon post  14. MA DOULOUREUSE EVOLUTION... EN COURS

 

Je poursuis cahin-caha ma marche sur le chemin de la réalisation de mon grand projet australien et de ma réalisation personnelle par conséquent. Mon précédent article avait une teinte plutôt grise, celui-ci qui en est la suite directe aura une couleur plus gaie. Les choses n'ont pas bougé depuis 2 semaines mais moi, j'ai avancé à l'intérieur. Oh, pas de beaucoup, mais suffisamment toutefois pour savoir que je tiens le bon bout, que les évènements se font désormais et AUSSI malgré moi. J'ai un ami virtuel mais sans doute véritable ami du coeur, Eric (Tao Yoda, c'est son surnom sur le web), qui m'a souvent rappelé de faire très attention aux signes que nous envoyait la vie : positifs ou négatifs, ils nous disent si le chemin pris et la destination projetée nous sont effectivement favorables sur le long terme et si nous gagnons à nous engager plus loin dans l'action. Bien sûr, pour lire ces signes et ne pas passer à côté ou mal interpréter, il faut rester très ouvert, NEUTRE, ne pas se laisser envahir par notre ego qui, lui, a envie de tout régir et surtout de voir le monde selon ses propres conceptions.

C'est ainsi que je chemine sur la voie de la sagesse. Malgré mes doutes, mes excès d'optimisme (j'en ai, oui, oui) ou de pessimisme, je me méfie de mes ressentis ponctuels qui souvent ne sont que des mouvements spontanés d'humeur. Ceux-ci peuvent perdurer un moment mais ils vont et viennent comme le vent. Heureusement, j'ai appris à fonder mes décisions de vie dont mon projet d'expatriation sur des bases beaucoup plus stables. Et je dois dire que j'apprends toujours à renforcer les digues qui entourent les fondations de ma personnalité : l'océan de la vie est si peu fiable et traître, qu'il vaut mieux rester prudent. Sans excès. Une certaine vigilance est simplement de rigueur. L'univers n'est pas fait pour les bisounours : le Peace and love est une invention humaine douce et colorée certes mais très naïve, en rien une réalité... et une possibilité. Le mal appartient à l'univers, intimement, désolé de vous le rappeler. C'est juste un fait. Et ce sera toujours ainsi. L'univers est autant animé par des fonctions négatives que d'autres positives. Ca n'a rien de terrible en soi, il faut juste l'intégrer et faire avec. Cette réalité ambivalente de notre espace-temps m'oblige à me rappeler sans cesse que rien n'est jamais définitivement acquis sur le plan de la vie humaine et qu'il est essentiel de se respecter, d'aller vers ce qui nous attire mais surtout nous CORRESPOND profondément. Mieux vaut ne pas perdre de temps. C'est la raison principale de ma détermination dans mon projet australien. Honorer ma grande décision m'apprend à rester solide et persévérant face à l'instabilité des phénomènes matériels et des sentiments humains. Bref, j'apprends à aller au-delà des seules apparences... et à lire les signes sans les interpréter. Je reçois simplement ces derniers qui frappent à la porte de ma vie comme un écho à mes choix : correspondance parfaite, encouragements de l'univers qui se met au diapason de mes croyances intimes. Mon véritable être commence à distiller son identité autour de moi naturellement et m'indique la bonne direction ou conforte celle que j'ai prise comme positive. Comme l'a écrit Paulo Coelho dans L'alchimiste, "quand nous désirons quelque chose, l'Univers entier conspire en notre faveur. Le guerrier de la lumière le sait." Et je suis en train de le vérifier. Le bouddhisme appelle ce phénomène l'inséparabilité de soi et de l'environnement. Ce dernier finit par refléter nos pensées et nos décisions. Et c'est la confrontation avec les effets concrets de nos choix qui nous guide pour persévérer dans un projet ou modifier la manière de le réaliser ou même l'abandonner si le sens négatif l'emporte à l'évidence.


 The Red Stream 9CM

Rivière... (Blackheath, Australie) -

Simplement se laisser porter par le courant

tout en gardant bien claire la direction


Alors que la souffrance existentielle s'est fait ressentir un peu plus ces derniers jours, la confiance était bien là, un peu affaiblie, mais rien de grave. Le paquebot blanc Renaissance (cf l'article du blog intitulé  2. JE M'APPELLE "RENAISSANCE" (nouvelle version) ) navigue dans une zone tourmentée depuis un bon mois et demi maintenant et le commandant tient solidement la barre. Le navire est haute mer dorénavant. Aucune terre n'est en vue mais la direction est claire. Il faut simplement tenir le cap malgré les vagues... et le vague à l'âme. L'important pour moi est de ne pas dévier et de rester fidèle à moi-même, de me respecter.

Et je fais bien car ce mardi 13 décembre en allant au centre bouddhique Paris-Opéra de la SGI pour une pratique commune, j'ai eu une jolie surprise très inattendue. A la fin de l'activité, je me levai discrètement pour partir un peu en avance car j'étais fatigué. Rendu à la réception et juste avant de quitter le centre, mon oeil se porta sur le comptoir de l'accueil des visiteurs. Je vis posé un exemplaire du journal World Tribune, hebdomadaire de la SGI-USA. Je le pris trop content de trouver une publication en anglais sur le bouddhisme. Et là, un homme de type asiatique que je n'avais pas vu et le réceptioniste se mirent à me parler. Je leur demandai si je pouvais prendre le journal. Ils me dirent que oui et m'invitèrent à regarder d'autres journaux étalés un peu plus loin sur le comptoir. Je m'approchai et vis des publications en italien ou en espagnol... et encore une en anglais. Indigo, c'était le titre du magazine anglophone que je pris dans mes mains. La couverture m'attirait : les feuilles d'un arbre prises en gros plan et aux couleurs automnales. Le titre aussi me plaisait : l'indigo est ma couleur favorite. Les deux hommes m'observaient. L'asiatique me fit remarquer que j'avais entre les mains la publication de la SGI-Australia. "Hein ? C'est vrai ?", m'écriai-je surpris. Visiblement amusé, l'homme m'expliqua qu'il voyageait beaucoup et qu'il aimait retourner dans sa région natale qui se trouvait en Asie du Sud vers l'Indonésie, donc proche de l'Australie. Il ajouta qu'il avait placé là tous ces journaux pour que les gens les lisent. Je vis qu'il y avait d'autres exemplaires de différents numéros d'Indigo mais je gardai en main celui que j'avais pris : les feuilles vertes et orange me plaisaient trop. Je lui demandai si je pouvais emporter avec moi le magazine. "Bien sûr !", me répondit-il. Entre-temps, le réceptioniste s'était rapproché et joint à notre conversation ainsi qu'un autre homme.

Et tout à coup, je me retrouvai à parler des grandes lignes de mon projet australien vues sous l'angle bouddhique. L'un de mes interlocuteurs me parla de l'un de ses amis marié avec une Australienne et qui avait émigré là-bas depuis 13 ans. S'ensuivit une conversation sur le statut des immigrés en France et en Australie. Ce qui fut intéressant, c'est que je pus expliquer mon projet simplement... et fermement. Eh oui, les grandes décisions, surtout quand elles sont concrètes suscitent toujours une certaine envie sinon une vraie jalousie chez les gens que chacun cache comme il peut. Je le sentis chez le réceptioniste très vite. Je trouvai alors les bons mots bien basés sur la foi bouddhique pour le remettre en place lui rappelant la profondeur et L'UNICITE de chaque expérience de vie. Il ne put qu'aquiescer devant la véracité et la sagessse de mes propos. Et du coup, mon attitude claire, franche et déterminée domina le reste de la conversation : mes trois interlocuteurs reconnaissèrent la valeur profonde de ma décision et de mon action. Je m'aperçois que finalement, je me confronte aux mêmes obstacles qui ont fait échouer mon projet suédois en 2000. Mais maintenant, je me défends et remballe (poliment) tout opposant. Il y a certaines choses que je ne suis plus prêt à entendre. Là où je suis tombé autrefois, je me relève bien campé sur mes 2 jambes dorénavant.

Mon expérience actuelle m'amène à constater à nouveau que mon dynamisme et mes progrès en dérangent quelques-uns, et encore plus quand je suis animé par une puissante énergie positive. Ma détermination ramène certains vers leur propre manque de conviction et d'ambition vis à vis d'eux-mêmes. Et au lieu de tout mettre en oeuvre pour se créer une vie qui leur ressemble, ces derniers préfèrent tenter de saborder ma décision sauf que... j'ai BIEN changé entre-temps. Les mauvaises influences que j'ai subies en 2000 lors la mise en place de mon projet suédois échoueront cette fois, d'autant plus qu'une histoire d'amour est en jeu. Oui, je suis comparable à un poing en acier dans un gant de velours. Ca fait quand même un peu mal si on me titille un peu trop sur mon projet.   Les époques changent mais la nature humaine reste identique. Et la pratique d'une spiritualité comme je le montre plus haut n'empêche pas de laisser s'exprimer des sentiments bas et de dégrader son image aux yeux de l'extérieur. Je reconnais que c'est humain mais encore faut-il travailler dessus, surtout quand on prétend entreprendre une révolution intérieure dirigée vers plus d'harmonie dans sa vie. Parfois, je me demande si certains bouddhistes réalisent bien la sottise de leur attitude quand ils se laissent envahir par la jalousie ou l'envie. Alors qu'ils ont la chance d'être sensibilisés à une spiritualité élevée, ils expriment un sentiment qui rabaisse la valeur de leur vie à leur yeux : un autre vaudrait mieux qu'eux puisqu'il possède quelque chose qu'eux n'ont pas ou pas complètement. C'est tout le contraire de la philosophie bouddhique qui prône que le respect ultime est celui que l'on s'accorde à soi-même.

Et bien entendu, en élargissant à tout le monde, j'affirme ainsi à quiconque veut me contredire ou me "conseiller", "m'avertir", que sa vie a sans doute bien plus d'importance que la mienne et qu'il ferait mieux de s'en occuper au lieu de s'attarder sur la justesse ou pas de mes objectifs. Chacun maître chez soi ! On parle seulement par dessus la haie du jardin juste pour constater les progrès d'un ami et l'encourager à continuer... ou alors, on se tait. La démarche d'amour, la véritable attitude de compassion bouddhique, est de reconnaître la valeur de ce que les autres entreprennent sur les plans matériel, mental et spirituel. Le reste ne nous regarde absolument pas. C'est une simple question de respect élémentaire.

J'apprécie de plus en plus cette fermeté de mon caractère au service de mon bonheur. Je ne désire rien d'autre que d'être heureux sans nuire à qui que ce soit. Alors qu'on me fiche la paix ! Si les gens ont des frustrations et des regrets vis à vis de leur propre vie, qu'ils ne m'en fassent pas payer le prix : je n'y suis pour rien. Et là-dessus, bouddhistes, hindous, cathos, juifs, musulmans, athées... tous, nous sommes égaux : nous avons grandement le choix d'avoir la vie que nous voulons. A chacun d'agir à fond afin de réaliser ses rêves au lieu de lorgner sur ce que font les autres... qui pourraient le dépasser et avoir mieux que lui. La responsabilité d'une vie réussie ou ratée reste essentiellement individuelle. La qualité des résultats obtenus s'accorde en général avec la qualité de notre action et de notre engagement même si des exceptions existent bien entendu. Bien que dans mon article précédent (cf 14. MA DOULOUREUSE EVOLUTION... EN COURS ), j'ai émis des critiques envers la loi de causalité à force d'être confronté à la lourdeur d'obstacles administratifs notamment, j'ai révisé mon point de vue entretemps : je suis complètement revenu à ma croyance initiale. Il bruinait dans mon coeur la dernière fois et mon humeur s'en est ressentie : légers nuages gris... En tant que bouddhiste, je crois profondément en la vie illimitée sans début ni fin, ce qui implique qu'à mes yeux, tout ne peut être rapporté à ma vie présente. Certains effets ont leurs causes dans des incarnations précédentes. Mon expérience me force à creuser encore et encore la notion de karma : la loi de causalité mène l'univers et la science le démontre un peu plus à chaque fois au fil de ses découvertes. Graduellement, je vais plus loin dans la connaissance de mon être profond et de sa source universelle. Mon projet d'émigration révèle doucement sa nature éminemment spirituelle au sens très large et illimité du terme, au sens du mot "amour" dans tout ce qu'il évoque de bonté et de compassion. En le concrétisant, je me respecte. Du coup, je deviens beaucoup plus sensible au bonheur et au malheur des gens. Je fais moins de séparation intérieure entre ces derniers et moi. Mon ego et l'orgueil ont moins de prise sur mon coeur.

Cette évolution personnelle est la principale raison de mes forts remous intérieurs : toutes mes certitudes et mes anciens conditonnements de pensée sont remis en question et résistent. En vain. Je deviens peu à peu un homme à la croyance solide et éprouvée. La rose blanche (c'est la fleur totem que je me suis choisie) que certains d'entre vous ont connu sur MySpace est en ce moment bien secouée. Si elle a perdu quelques pétales, elle ne rompt pas et garde sa belle couleur immaculée. Face à l'adversité, je reste bien planté dans le sol et ne recule pas d'un iota. Au plus profond de moi, ma foi en la vie reste absolument pure, sans tache. Je demeure moi-même. Et désormais, j'apprends à ACCEPTER concrètement de tout mon coeur la responsabilité de ce qui m'arrive dans mon quotidien sans autre interrogation. Je n'endosse pas cette responsabilité, je la VIS. C'est ce qui explique mon esprit plus apaisé que dans l'article n° 14.

 

 Waratah (single) - 9CM

Waratah - L'un des symboles de l'Australie -

Elle est le coeur vivant de mon projet et de mon amour.

C'est aussi la fleur préférée de mon petit ami

 

Etrange ! Au moment où je tapais les mots ci-dessus il y a quelques jours, j'ai reçu là en direct une demande de vidéo-chat de la part de mon bien-aimé. C'était complètement imprévu. Autre signe m'encourageant à persévérer. Entre Derek et moi, le lien est très fort et complètement télépathique. Au bout d'un moment, nous manquons l'un de l'autre et cherchons à nous parler et à nous voir par écran interposé. Nous faisons avec ce que la vie nous octroie pour l'instant. Je suis toujours abasourdi de nos correspondances de pensée et de la profonde qualité de connexion qui nous relie. Nous devinons chacun où l'autre en est intérieurement malgré les kilomètres qui nous séparent. Nous nous lisons l'un l'autre. Je n'ai jamais vécu ça auparavant. C'est cet échange si particulier qui permet à notre amour de vivre à distance. Mon ami et moi vivons une relation unique, très spéciale, où l'essentiel dépasse le simple échange physique et qui puise sa force dans un engagement spirituel pur et très fort. Le lien qui nous unit est extrêmement puissant. Un grand respect mutuel existe entre nous deux. Et mine de rien, une éthique amoureuse aussi élevée n'est pas si commune chez les gays dont les couples donnent habituellement une importance primordiale et tout à fait exagérée à la sexualité. Derek et moi l'avons constaté chacun de notre côté dans le passé. C'est aussi pour cette raison que j'aime mon ami : il correspond parfaitement à ma vision de l'amour même si beaucoup de choses sont encore à construire ensemble matériellement bien sûr mais aussi du point de vue relationnel au quotidien. Ceci dit, en vivant en permanence auprès de lui l'an dernier, j'ai eu un bel aperçu de ce qui m'attend plus tard. Quel caractère ! Mais aussi quel don de soi pour l'autre ! Bref, Dex est un leader né mais il s'investit vraiment auprès de celui qu'il aime. J'en ai toujours la preuve encore aujourd'hui. J'avais l'impression, en tout cas à ses côtés, que nous étions ensemble depuis des années. C'était singulier mais réel. J'ai accepté du plus profond de ma vie l'homme tel qu'il était, ni plus ni moins. Et maintenant je nous vois bien entre petites disputes, grandes retrouvailles de coeur et étreintes amoureuses écrire à deux une belle et longue histoire, somme de nos légendes personnelles respectives, où nous accumulerions de jolis souvenirs.

Avant que nous interrompions notre communication visuelle samedi dernier, Derek m'a dit qu'il me recontacterait d'abord par courriel avant Noël (c'est fait ! Petite attention cadeau ce 24 décembre !) et ensuite avec Skype avant la fin de l'année 2011 qui est toute proche maintenant. Hmmm !!! C'est surtout ça l'amour : créer ces petites choses qui une à une forment une trame relationnelle unique entre 2 êtres. Et quel meilleur signe pourrais-je trouver pour m'indiquer la bonne direction ?

L'auteur Du Blog : Ellypso Waratahs

  • ELLYPSO WARATAHS

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