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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 23:54

SUR DIEU

Dans le débat interminable et pour tout dire stupide qui oppose ceux qui croient en Dieu et les autres qui n'y croient pas, il est deux évidences qui devraient faire taire tout le monde par simple modestie et surtout honnêteté morale. La première est que les croyants en cet Être supérieur célèbre depuis la nuit des temps ne peuvent en prouver l'existence. La seconde est que leurs opposants ne peuvent également prouver qu'il n'existe pas... et c'est souvent ce qu'on omet de souligner.

 

white flowers

 

SUR L'AMOUR

L'Amour ne se lit pas dans un livre, fut-il ancien et décrété référence incontestable, ni ne s'affirme haut et fort. L'Amour se vit, s'exprime, se prouve et se démontre. Simplement, humblement, naturellement. L'Amour est libre, n'a ni forme, ni couleur, ni odeur... et ni sexe ! Il est invisible par essence mais visible dans ses manifestations. L'Amour est inclusif de fait : il déteste et délaisse les conditions. L'Amour n'est pas un contrat, ni un marchandage ou pire, un chantage au bonheur ou à la rédemption. L'indécence, surtout quand elle devient outrancière, conduite par la hargne vengeresse à l'encontre d'un autre qui nous déplaît, signant simplifications habiles voire mensongères, slogans outrageants et facilités, manipulations et tromperies éthiques, fait fuir l'Amour. C'est pour lui un véritable repoussoir, une tumeur maligne dans la croyance qui rend toute foi gravement malade. L'Amour ne peut guérir une foi déviante que si le croyant l'y invite, loin, bien loin des rives de la vérité autoproclamée. Mais entre temps, la foi, si foi il y a, ne peut être que de la mauvaise foi.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 20:46

 

Je suis bien. Tout continuera bien. Tout finira bien.

 

Je suis l'Homme de mes songes.

 

 

Au bout de l'impasse se cache le passage secret.

 

 

Les hommes ne sont que ce qu'ils sont. Leur faire confiance absolument est une erreur. Leur opposer une défiance complète en est une aussi.

 

La perspective des songes est celle du kaléidoscope : différentes facettes qui ramènent toutes à un point central et l'ensemble qui l'entoure.

 

 

L'espace d'un instant,

j'étais là, ici et maintenant, profondément.

J'ai vu en moi le résultat : j'ai créé la cause.

L'effet s'invite déjà : lent ou rapide, il vient... hors de l'illusion.

Ainsi vit-on l'essentiel : être soi, si intime, sans compromission.

 

Je ne connais que deux types d'endroit où choisir n'est plus possible : les cimetières et les morgues.

 

Poppy in the Gainsbourg garden - 9 CM

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 02:40

Le cerf-volant

 

Tout le monde aimerait bien mais tout le monde ne peut... ou pas grand monde ne veut... vraiment. C'est tellement ça la vie humaine : des rêves qui ne sont que des rêves, des rêves gigognes qui disparaissent tous en un. Mais je ne suis pas tout le monde, ni grand monde ! Et j'ai toujours quelques rêves en bandoulière auquel il n'appartient qu'à moi de donner vie. Certains sont vieux, d'autres tout neufs : ils sont tous là bien vivants. Avec eux, je tourne le dos aux aux autres rêves, tous anciens, qu'ils soient avortés ou morts-nés ou qu'ils se soient brisés sur les récifs de l'infortune.

Je ne suis personne d'autre. Je suis juste un prospecteur, un aventurier, un voyageur au long court qui monte et descend les montagnes de la vie tandis qu'il court après son grand cerf-volant aux teintes chatoyantes. Et un un cerf-volant, on peut en tirer le fil vers soi, non ?

 

white flowers

 

Le mouton bleu nuit

 

Je suis un homme qu'on qualifie de mûr dorénavant. Du coup, pour le bon sens commun, un peu limité en général, je devrais me tenir à ma place, comprendre par là, libérer l'espace au profit des plus jeunes... et me taire, m'effacer. A mon âge, rêver est devenu aux yeux de la plupart des moutons gris bêlants qui scrutent ma toison bleu sombre, une indécence, un interdit, presque un tabou. Je devrais donc me ranger, entrer tout petit dans une case et m'y tenir là, docile et résigné. Sauf que moi, je ne l'entends pas ainsi : je n'en fais qu'à ma tête avançant au gré de mon intuition. Je marche, vagabonde, loin des murs de frustration qui séparent désormais d'eux-mêmes tous ces gens dits raisonnables, bien intégrés, qui me jugent chaque jour. Parce qu'ils ont simplement oublié d'être ou parce qu'ils ont démissionné face à l'adversité, ces citoyens si conformes au tableau social s'aperçoivent un peu tard qu'un tribut est à verser pour toute négligence ou toute lâcheté, petite ou grande, volontaire ou involontaire, dès lors qu'elle nous a coûté ne serait-ce qu'un peu d'authenticité et d'honnêteté. Mais tant pis pour eux, moi, je vais mon chemin même s'il est aventureux et parfois risqué : je préfère rester vivant et libre que devenir comme eux, un zombie inséré, un prisonnier qui n'a que l'illusion de la liberté, fût-il riche et puissant.

 

white flowers

 

Prudence n'est pas stagnation

 

Certains rêves coûtent cher et d'autres presque rien. Certains rêves sont vrais et d'autres des miroirs aux alouettes. Il nous appartient de trier, de chercher, de nous interroger. Mais en l'absence de réponse claire ou quand le ciel est obscurci par des nuages sombres et que le brouillard nous entoure, le pire serait encore de choisir de ne plus avancer. Une marche lente et prudente vaudra toujours mieux qu'un arrêt complet : la vie a horreur du sur-place... qu'elle nous fait de toute manière payer très cher en toutes circonstances.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 13:38

DISCRIMINATION... POSITIVE ?

La notion de discrimination blesse à tous égards mon respect de la liberté et de la vie dans sa diversité. Mais cette attitude me répugne encore davantage dès qu'elle est rendue obligatoire et légitimée par les pouvoirs publics. Que l'on exclut certains d'emblée ou selon des critères avancés par un état afin d'avantager une catégorie de personnes, son fondement demeure L'ARBITRAIRE. En effet, des prérogatives sont accordées à des individus AU DETRIMENT d'autres. Toujours. Pierre se retrouve ainsi dénudé pour habiller Paul. Le summum de la solution stupide et inutile décidée par des arrivistes prétentieux, parfaits imbéciles à l'apparence d'élite, pourtant élus et réélus par un peuple dont les intentions jalouses l'aveuglent : avoir la peau de l'autre qui pense différemment et surtout VIT autrement car supposé plus heureux. C'est ainsi que tout système discriminatoire fonctionne toujours : les critères discriminants sont créés selon les seules valeurs et conceptions de quelques-uns qui s'estiment dans leur bon droit... mais ce n'est qu'une interprétation de la réalité, en rien une vérité. Et c'est surtout une recherche égoïste d'un profit social. Les politiques sont très friands de ce genre de mesure clientéliste car il leur permet d'avoir à peu de frais des électeurs potentiels. La démocratie n'a rien à voir là-dedans : c'est de la pure démagogie ou une conception dénaturée, erronée, de la justice. Tout est dans l'apparence, la forme. Créer des quotas et mettre en place la discrimination positive (qui ne l'est que dans le principe) ou la parité hommes/femmes ne répond pas aux enjeux sociaux. Toutes ces mesures sont le signe que la société, à travers ses politiques qui en sont ses représentants, se dispense du travail de fond nécessaire à l'avènement de solutions efficaces sur le terrain. Et comme chacun sait, les meilleures réponses aux problèmes viennent toujours du terrain parce qu'elles sont en prise directe avec la réalité. La vision distanciée, certes importante, n'est utile qu'en complément toutefois et dans un second temps.

Seul le PRAGMATISME importe pour entraîner efficacement tout mouvement social authentiquement progressiste. Or, une telle démarche demande plus de temps et qu'on tienne compte de tous les avis dont beaucoup s'opposent plus ou moins frontalement sur les questions concernées. Le pragmatisme évite les délires idéologiques et la dictature technocratique. Et c'est bien pour ça que nos élus évitent d'en référer au terrain même s'ils prétendent l'inverse : ils seraient vite désavoués et leur incompétence face à nombre d'enjeux sociaux et sociétaux surgirait clairement.

 

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FEMINISME

Nous sommes un 8 mars, officiellement décrété la journée de la femme. Lors d'une manifestation de rue, une féministe en pleine hargne revendicative s'exprime avec véhémence et en direct devant les caméras de télévision : "Eh oui, les hommes veulent toujours tout commander et ont bien du mal à déléguer une part de leur pouvoir à l'autre partie de l'humanité ! Nous en avons assez de leur phallocratie ! Toutes ces années écoulées depuis les premières manifestations pour nos droits, à nous, les femmes et toujours si peu ! Je le dis haut et fort à toutes mes soeurs de lutte, le combat doit continuer !" Fière de ses affirmations et persuadée de laisser un message vital et transcendant dans l'esprits des téléspectateurs, la militante MLF s'enhardit et ne peut s'empêcher d'en rajouter dans l'indignation de circonstance. Elle plante alors un regard volontaire et guerrier droit dans la caméra la plus proche : "Et quel manque de respect permanent envers nous, messieurs ! Ah, les hommes, vous êtes si lâches, menteurs, dissimulateurs, obsédés par le sexe, égoïstes et souvent immatures !" La pasionaria sourit alors, le coeur rempli par l'autosatisfaction. Ce que la dame ne voit pas mais que la caméra filme, c'est la pancarte qui apparaît juste au-dessus de sa tête au même moment, tandis que le cortège va lentement. Un message peint en grosses lettres rouge vif clame : "LA FEMME EST L'EGALE DE L'HOMME."

 

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PRINCIPE DE VERITE

Actuellement, dans plusieurs pays du monde, la question de légaliser ou pas le mariage dit homosexuel est l'objet de furieux échanges entre les pros et les antis. Comme toujours, le manque de nuances et l'attachement à ses propres croyances éloignent les débatteurs d'un traitement objectif, plus neutre, et certainement plus salutaire, du sujet. L'invective et les crispations idéologiques ont tôt fait de polluer le débat, ce qui à mes yeux, le rend d'emblée caduc. Je m'en désintéresse et vais cutiver mon jardin ailleurs. Il ne s'agit plus de réflexion et d'échange sain entre parties opposées, en tout cas entre individus aux opinions différentes avec toutes leurs nuances... qui ne sont guère entendues. Le débat autour du "mariage gay" ou d'autres thèmes très polémiques tels l'avortement, l'euthanasie, l'énergie nucléaire, le changement climatique ou les OGM entre autres, montre sans détours l'ampleur de ce qui nuit à l'établissement d'une paix mondiale sur Terre : la violence intrinsèquement vivante et entretenue par l'homme dans son coeur. Et la pratique d'une religion n'y change pas grand-chose. Pire, la foi en une idéologie dite sacrée a la fâcheuse tendance à fermer encore davantage le coeur et l'esprit chez beaucoup.

Mais dans les faits, l'inaptitude à l'écoute et l'enfermement dans son seul système d'idées sont la conduite d'une large majorité de tous bords politiques et philosophiques, croyances profanes ou sacrées confondues. Ce qui démontre une réalité mainte fois illustrée par l'Histoire humaine : le principe de vérité est sans nul doute la plus dangereuse création de l'esprit des hommes. Directement issu de la tendance égotique naturelle de l'homo sapiens, ce principe se rattache à l'un des comportements les plus vils du coeur humain : l'égoïsme. C'est essentiellement interpréter la réalité du monde selon ses seules croyances afin d'entretenir son propre équilibre intérieur. Ce principe quand il est issu d'un esprit mesuré, attentif à ne pas blesser autrui, reste circonscrit à une posture philosophique, morale voire moralisatrice, plutôt personnelle et privée. Mais sous l'influence de débats liés à des thèmes intimes ou polémiques, d'autres, tout aussi nombreux, perdent toute limite et s'écartent des chemins de l'Amour oubliant compassion et respect. Ils courent alors allègrement sur la voie du jugement de valeur et du mépris hypocrite. Leur attitude est en effet plus ou moins bien dissimulée sous l'apparente intention d'avoir avec l'entourage des échanges constructifs ; l'écoute mutuelle est plus feinte que réelle. Mais les véritables fondements de leur réflexion ne tardent jamais à se dévoiler au grand jour dès que la partie adverse maintient son argumentation pour justifier une pensée ou une conduite manifestant ainsi son refus de partager l'opinion du détenteur d'une vérité autoproclamée. Dès lors, tout change : la bienséance intellectuelle, écrite ou verbale, laisse vite place à l'ironie voire la diatribe. Le principe de vérité devient alors une arme de guerre dans le coeur et l'esprit : seul compte d'IMPOSER sa croyance aux autres qui ont des convictions différentes (et surtout opposées). On se place dans une logique de défense et d'attaque : préserver l'intégrité de son système de pensée intime et ses bases tandis qu'on pourfend allègrement celui du contradicteur dès que c'est possible. Il importe principalement de montrer que l'on a raison et que l'autre a tort, que le bien-penser est de son côté et la pensée incorrecte ou déviante est de l'autre. 

En somme, le principe de vérité est l'avatar mondain du manichéisme profond qui sous-tend la conduite humaine en général et qui est le germe de tous les conflits privés ou publics, du simple différend à la querelle la plus violente, de l'incident diplomatique au massacre le plus sanglant, depuis que l'homme existe sur Terre. Implorer systématiquement une vérité, SA vérité, et la déclarer en outre universelle, montre une complète incapacité à concevoir la réalité de la vie en ce qu'elle est essentiellement : la diversité dont nuances et contrastes sont le fondement naturel.

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 12:32

Red yellow tulips 6CM

 

Chaque fois que vous prenez un plaisir gourmand à écouter quelqu'un vous dire du mal d'un tiers absent à ce moment-là, et que ces échanges fielleux se répètent pour votre plus grand appétit de ragots croustillants, vous vous rabaissez aux yeux de tous, y compris, et surtout, à ceux de votre interlocuteur qui constate concrètement que vous n'avez aucune dignité : vous riez des autres, vous médisez avec lui sur leur compte, vous êtes son complice dans le jeu acerbe des mauvaises langues bien pendues. Il sait qu'il ne peut compter sur vous : vous êtes un traître à l'égard des autres, et dont certains vous ont donné leur confiance. Et il vous le fera payer : quand vous êtes vous-mêmes absent, soyez sûr qu'il dira à ceux dont il vous rapportait une mauvaise image tout le mal qu'il pense de vous. Quand vous acceptez librement de recevoir toute médisance sur d'autres personnes, on médit sur vous également un peu plus tard et dans un autre lieu. Juste retour des choses... Le "coup de poignard" dans le dos : entre gens malhonnêtes, la solidarité n'existe jamais. L'ami dans le mal demeure fondamentalement votre ennemi.

 

J'aime avoir l'esprit éclairé, averti, pour savoir sagesse garder et justesse partager. L'ignorance est la soeur jumelle de l'égoïsme : tous deux sont à l'origine de tous les préjugés, de tous les conflits et ouvrent joyeusement la voie à la barbarie, au grand jour ou protégés par l'hypocrisie feutrée de quelque idéologie politique ou philosophique, laïque ou religieuse, parfois douce, qui s'estime arbitrairement vérité absolue.

 

La solitude est une excellente compagne et conseillère si elle est accueillie avec intelligence et simplicité. Loin du tumulte de la vie en société presque obligatoire de nos jours, on prend alors de la hauteur et on voit certainement mieux ce qui nous correspond vraiment. Un nettoyage, une décantation, s'effectue en soi. C'est un éveil à soi, comme une méditation. Ne restera en surface à la longue que ce qui est bon pour notre vie, utile à notre bonheur. La solitude, c'est prendre du temps pour soi, pour se soigner intérieurement, s'apaiser. La solitude, c'est revenir là où tout commence : SOI. Toute personne sage et sensée, équilibrée, saisit à un moment ou un autre de son existence l'opportunité VITALE de se retrouver seule pour se rencontrer dedans et prendre conseil d'elle-même.

 

Red yellow tulips 6CM

 

Au pays de Molière et de l'Encyclopédie, rire de tout avec intelligence et raffinement, le trait d'esprit, parfois ironique et cruel mais souvent juste et pertinent, est parait-il une particularité culturelle. Pourtant, ces dernières années, la parole libre s'est souvent montrée aussi lâche que partiale dans le choix de ses objets de risée en matière de religion : riez des catholiques, des juifs ou des adeptes des nouvelles formes de spiritualité, et vous passez pour un esprit d'avant-garde et branché, riez de l'islam et vous passez aussitôt pour une personne obscurantiste et raciste.

Et si l'humour rate sa cible, la tragédie n'est pas en reste : qu'une église, un cimetière chrétien ou un temple bouddhiste brûle ou soit saccagé, les médias et les politiques le taisent. S'il s'agit d'une synagogue, l'évènement est couvert, avec plus ou moins de détails et de conviction. Par contre, la profanation d'une mosquée ou un cimetière musulman déclenche aussitôt un tollé d'indignation creuse à l'opportunisme parfaitement maîtrisé.

Nous sommes entrés dans l'ère de l'antidémocratie et d'une xénophobie inversée : la culture d'origine d'un pays est contestée au sein même de ses frontières. Et pour empêcher un éveil solidaire des consciences face à un génocide culturel lent et progressif, une technique redoutablement efficace est utilisée : la culpabilisation.

 

De nos jours en Occident, on parle beaucoup des personnes âgées ou handicapées. On en parle tellement que des lois sont même votées pour celles-ci, pour les protéger. C'est forcément suspect. Ce qui devrait être simplement naturel ne l'est plus. L'incapacité n'est pas là où l'on croit. Notre société soit-disant si avancée est complètement déficiente sur l'accueil de la vieillesse et un peu moins, juste un peu moins, sur celui de l'infirmité mentale ou physique. Elle est gravement handicapée : elle a perdu le sens de la compassion et la vertu du respect inconditionnel. Malheureusement, on ne forme aucun éducateur pour soigner la déficience politique. Aucun.

 

Les roses quand elles sont dans un jardin y sont belles et à leur place. En France, certains ont eu l'idée saugrenue de planter une grande roseraie dans les esprits. Mais la reine des fleurs n'y a pas gagné. Au contraire, sur les platebandes politiques ou sur les parterres philosophiques, ces fleurs sont devenues laides : leurs épines sont plus grandes que leurs pétales, et en plus, leur parfum n'est que sournoise puanteur : il exhale injustice et habile discrimination. Cette roseraie a été agrandie en 1981 et soumise depuis à de multiples expériences transgéniques malintentionnées ; elle n'a produit que des horreurs. Seuls des rosiers naturels, originels ou bouturés, bien taillés, peuvent offrir à voir de belles fleurs aux pétales bien dessinés et aux senteurs délicates.

Encore plus qu'à l'extérieur, il importe de conserver un équilibre entre nature et culture à l'intérieur de soi. La politique et la philosophie comme toute chose de la vie reflètent l'harmonie ou la disharmonie dans laquelle nous nous trouvons dedans. Le jardinage intellectuel devrait toujours émaner de notre capacité à entretenir un jardin intérieur propre, fidèle à ce que nous sommes, d'abord. Tout est alors permis ou presque : quelle liberté d'être ! Cependant, l'intérêt de chacun serait également de s'atteler à faire pousser dans cet espace en priorité les arbres de la sagesse et les fleurs du bonheur. Et pour obtenir un tel résultat, aucun autre moyen n'existe que de nourrir la terre de sa vie avec le compost de l'expérience humaine et de l'hydrater avec un arrosage adapté afin de pallier les inévitables variations climatiques en nous et autour de nous.

 

Red yellow tulips 6CM

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 23:00

UN MONDE TROUBLE

Dans la période troublée où nous vivons, le mal n'a jamais été aussi puissant et les comportements les plus déviants se dévoilent sans pudeur : politique, religion, médias, travail, sphère privée... Aucun domaine n'est épargné. Le mensonge, la dissimulation, la duplicité, l'immoralité prennent place de manière plus profonde et surtout plus évidente dans notre environnement. Et sans choquer, sans susciter d'opposition franche ou de révolte authentique. Au mieux, assiste-t-on à une indignation intellectuelle qui s'enferme dans la dénonciation au lieu de l'action construite mais qui, surtout, évite par ignorance ou complaisance de s'attaquer à la véritable cause de la souffrance étalée partout autour de nous : le coeur de l'homme... et par conséquent SON propre coeur.

 

sunflowers (pair)

 

L'ARGENT

Croire que l'argent est source de cupidité et cause des injustices sociales est une illusion. C'est une erreur fondamentale d'appréciation des phénomènes de la vie. C'est une mauvaise interprétation de la réalité. La convoitise et l'avidité ont toujours existé depuis que l'humanité est sur Terre. L'argent a été créé par l'Homme afin de faciliter les échanges commerciaux en lieu et place du troc dont les limites matérielles imposaient de trouver un outil de communication marchande plus aisé. A la base, l'argent est neutre. C'est parce que certains ont vu l'avantage qu'ils pouvaient en tirer qu'ils lui ont donné une valeur qu'il n'avait pas au départ. Et cette valeur est excessive, déconnectée de la réalité. Elle est intimement reliée à la dimension de l'ego c'est-à-dire la sphère sociale et relationnelle superficielle, celle de l'avoir, celle du possédant ou de l'appelé possédant. A force de vouloir s'approprier des biens et des services, l'Homme a donné une valeur à l'argent : celle du pouvoir et de la suffisance. Cette valeur est aussi universelle : elle traverse l'espace et le temps. Peu importe les époques et les régimes politiques, elle demeure, entretenue et plébiscitée. C'est un classique indémodable qui réunit dans un chant des coeurs à l'unisson les capitalistes et les socialistes de tous bords, les démocrates les plus authentiques et les fascistes les plus fanatiques. Les idéologies peuvent vouer l'argent et le pouvoir social qu'il confère aux gémonies ou au contraire l'encenser, rien n'y fait : les adversaires en public se réconcilient sans problème en privé n'ayant aucun scrupule à duper les électeurs ou les supporters qui leur ont donné une légitimité mondaine officielle mais factice.

Les jeux d'argent ne se jouent pas uniquement sur le tapis vert des casinos, en répondant aux questions stupides d'un animateur de télé ou en grattant un ticket de Loto : le miroir aux alouettes de la fortune usurpée, indécente, immorale, issue de l'oisiveté et de l'inutilité, attire à lui, au plus intime de chacun, tous les visages de ceux qui veulent, ou qui espèrent un jour, y admirer leur reflet tout gonflés d'orgueil et consumés par la vanité. Peu importe l'endroit, la compagnie, l'âge, la culture, le sexe, tous y succombent aussi facilement qu'une mouche est attirée par le miel, corrompant sans y prendre garde leur dignité. L'hypocrisie devient alors leur meilleur allié pour faire durer une fortune dont la valeur intrinsèque n'est pas numéraire mais bien celle de l'influence et de la domination.

Il est donc vain de vilipender l'argent comme source de corruption. Faites-le disparaître, il sera aussitôt remplacé par une nouvelle unité de mesure, un autre moyen d'échange commercial, et vous retrouverez bien vite les mêmes maux sociaux et les mêmes blessures narcissiques. La recherche de profit ne disparaîtrait pas : l'égoïsme est dans le coeur de l'homme comme une marque indélébile. Ce n'est pas l'argent qui est à condamner et à rejeter mais bien le rôle qu'il joue dans notre monde. Or, ce rôle est né d'intentions puis de décisions particulières dont la source réside dans le coeur humain. Ni plus, ni moins. Aussi, faites évoluer le coeur d'une majorité de personnes vers une reconnaissance de leur propre valeur en tant qu'êtres vivants et non plus d'êtres possédants ou propriétaires, vers un état d'épanouissement individuel centré sur le Soi et non plus sur le moi, et vous obtiendrez à la longue une multitude dont les valeurs seront dirigées vers le collectif en équilibre avec leurs individualités. A la civilisation de la comparaison incessante et du matérialisme roi, se substituera la civilisation de l'autonomie et d'une spiritualité plus présente. Dans un tel environnement, l'argent existera encore certainement mais son rôle ne sera plus tout à fait le même : il pourra même n'avoir qu'un usage limité, circonscrit aux seuls achats en matière ou de services par exemple, la thésaurisation et les placements bancaires étant sévèrement cadrés. Il ne s'agit que d'idées mais le principal est de retenir que ce n'est jamais le moyen qui est mauvais par lui-même mais l'utilisation que l'on en fait. Aussi, laissons l'argent à sa place, et intéressons-nous à l'essentiel : le coeur humain où l'intention de dominer le monde grâce à l'argent est née.

 

sunflowers (pair)

 

REVOLUTION INTERIEURE 

En marchant jour après jour sur mon chemin de lumière et d'éveil, je me rends peu à peu compte que quelque chose sonne faux dans le discours qui m'a appris à me soumettre à des tas de servitudes dont on pense toujours qu'elles vont d'elles-mêmes. Ces obligations sont d'avoir un travail, de payer des impôts, de consommer des produits et des services, d'adopter des conventions et des croyances précises. Je ne m'y reconnais plus. De plus en plus fort, mon être intime, Ellypso Waratahs, le refuse, s'y oppose. Tout ce fatras d'inepties qu'on m'a enseignées depuis mon enfance n'a cessé de m'alièner au fil du temps. Ces idées, ces dogmes sociaux que l'on m'a inculqués, ont asservi ma vie au bénéfice de tiers qui en tirent grassement parti depuis des années : mon employeur, les politiques, les hauts fonctionnaires, les allocataires divers sans handicap ou en bonne santé, les gros commerçants et grandes entreprises, ma banque. Tous ceux-là me retirent le pain de la bouche et me font gaspiller mon énergie à leur profit. Ce n'est pas ainsi que je vois une société juste et respectueuse de chacun. La solidarité par répartition obligatoire, l'égalité dogmatique, la liberté d'avoir ou la liberté de paraître sont des leurres qui servent les dominants : elles sont inutiles et dangereuses pour la paix. Elles divisent les gens et rabaissent la valeur de la vie... De MA vie ! Et pourtant, partout ces idées sont glorifiées, suivies, par la masse et ses leaders qui la méprisent en retour.

Cependant, quelque chose se passe au plus profond de la vie de milliers d'êtres humains sur Terre et verra le jour dans un proche avenir : les bases d'une révolution intérieure qui secourra durablement et définitivement l'humanité si corrompue se mettent en place à notre insu. Seuls certains sont pleinement au courant tandis que d'autres comme moi le ressentent intensément. Tout le monde ne vivra pas ce profond changement intérieur : beaucoup y resteront étrangers voire s'y opposeront. Mais ceux, nombreux, qui le vivront concrètement en partageront les effets avec tous. Nous verrons alors combien tout ce que nous croyions juste est en fait erroné et profondément injuste, vecteur de souffrance et d'abnégation. Toutes nos croyances sociales actuelles violent même l'idée d'amour et sont autant d'insultes lancées à l'univers. Et les actions qui découlent sont autant de coups portés à la vie.

Je me détache intérieurement de la réalité contemporaine. Je ne m'y reconnais plus. Et y vivre n'est que souffrance que mon corps me dit de temps à autre. Je vomis ce présent. C'est mon unique liberté. Car on peut être libre d'être soi, même emprisonné. Et c'est ainsi que je me respecte et avance vers l'exploitation de mon plein potentiel, vers mon épanouissement complet.

Namaste !

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 00:53

 

sunflowers--pair-.jpg

 

Ce n'est pas tant la difficulté d'un chemin qui importe mais bien la manière dont nous le prenons. Marchons-nous dessus contraints et forcés ou bien libres et détachés ? Abordons-nous les difficultés abattus d'avance, remplis de révolte et de récriminations, ou y faisons-nous face avec courage, calme et dignité ? Tout chemin a ses obstacles et c'est bien le coeur qui compte pour les affronter. Faisons-nous les choses en parfaite complétude avec nous-mêmes ou selon la seule volonté de l'ego ? La qualité intérieure du résultat en dépend. Elle seule importe pour faire durer la magie apportée par ce que nous aurons obtenu matériellement. Elle seule importe pour que l'épanouissement ressenti par notre victoire profite aussi à long terme aux autres autour de nous. Une telle qualité est impossible avec une motivation basée sur l'ego.

 

Notre propension à dénoncer les défauts des autres ou ce que nous considérons comme tel a trop souvent comme égale la complaisance que nous avons vis à vis de nos propres travers. Cette attitude sème déjà les germes de l'injustice en nous et autour de nous. Nous sommes très rarement exemplaires. Qui a dit que le silence était d'or ? Moi, je dirai qu'il est de platine dans certains cas.

 

Lorsque nous nous laissons aller à médire sur une personne absente à ce moment-là, les autres, même s'ils sont d'accord avec nous, entendent nos propos dépréciateurs mais ils voient surtout qui nous sommes réellement à cet instant : un individu peu fiable... dont il faut se méfier. Avec raison.

 

Vraiment la parole doit être considérée à bon escient dans nos vies. J'ai bien compris qu'il était vain de se perdre en explications auprès des autres, y compris et je dirais surtout si vous êtes de bonne foi. Vos amis, les vrais, n'en ont pas besoin : ils vous acceptent tel que vous êtes. Vos ennemis ou toute personne qui a une relation d'intérêt ou de concurrence avec vous, eux, ne vous croiront pas de toute manière. Ils le prendront comme un mensonge, de l'autojustification ou encore de la faiblesse. Ces personnes vous feront le miroir de leurs propres intentions à votre égard. Vous ne les convaincrez jamais totalement même si elles feignent de vous croire, cachant leur doute derrière le paravent laqué de la politesse ou une fausse neutralité.

L'honnêteté est une merveilleuse qualité ; elle n'a pas de prix. Alors, ne la bradez pas ! Excusez-vous juste d'avoir failli si nécessaire, mais surtout n'insistez pas, n'expliquez rien ! Ne vous justifiez plus ! C'est inutile et en plus, vous vous rabaissez aux yeux de tous... et d'abord de vous-mêmes. Vous ne vous respectez pas. Authenticité ne signifie pas aveu : c'est seulement reconnaître l'importance de votre vie et de celle des autres en face. C'est seulement être soi digne et confiant, entier, solide, malgré votre défaillance du moment. Vous ne devez rien à ceux qui vous jugent même s'ils peuvent avoir raison sur le fond tant que vous leur témoignez du respect. Et si quelqu'un s'entête à vous faire des reproches afin de vous culpabiliser, dites-vous bien qu'il ne recherche pas la vérité mais seulement un moyen d'avoir ou de retrouver le pouvoir sur vous parce que vous l'avez blessé ou contrecarré malgré vous dans ses projets. Il ne s'agit en rien de respect de soi ou d'équité mais bien d'égoïsme. Ce qui est bien différent. Dans ce cas, restez fidèle à ce que vous êtes. Et si votre attitude sincère et courtoise entraîne la rupture de la relation, dites-vous bien également que vous perdez peu. La personne en face est indigne de votre considération : elle ne vous donne pas la sienne. Mais vous, vous aurez gagné sur le fond de toute manière... sans vous trahir.

 

sunflowers (pair)

 

Published by ELLYPSO WARATAHS - dans UN NOUVEL HOMME
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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 17:30

Après 2 mois et demi de total silence, voici quelques nouveaux jets d'écriture en connexion directe avec mon être intime, mes petites flammes intérieures, cadeaux discrets de l'âme. Entretemps, L'observatoire du coeur a eu un an le 21 février dernier. Et ce 18ème article est un moyen de rendre hommage à mon blog et à ses quelques fidèles lecteurs qui se reconnaîtront. L'écriture me libère et permet à un travail intérieur des plus essentiels de s'effectuer au plus profond de moi. Je deviens autre que l'apparence. J'abandonne l'image fausse de ce moi si égotique que la société m'a donnée. Je deviens vraiment, absolument, définitivement Ellypso Waratahs, un de ces nouveaux êtres lumières qui émergent un peu partout sur Terre. Tout se fait le plus naturellement du monde. La refonte complète de mon profil Facebook début février a annoncé la couleur. Et ma rubrique Un nouvel homme est sans doute avec Je vis ma légende la plus en lien avec cette profonde métamorphose intérieure qui s'accélère désormais en moi. Namaste !

 Copie de sunflower 1

 

PENSEES DU NOUVEL HOMME - II

 

Je ne suis pas simple. Je suis complexe. Je suis même parfois compliqué. Je suis en fait simplement compliqué. Je sais, c'est agaçant.

 

Ma lenteur naturelle est souvent critiquée. Je l'ai détestée. Mais je change. Un jour, un homme avisé m'a dit que ma lenteur n'était que de la prudence au service de ma sagesse. Un chêne n'est pas un peuplier, un château n'est pas une maison, une étolle de soie n'est pas une écharpe en viscose et le Made in France n'est pas le Made in China. Je vaux mieux que ça quand même ! Et ma lenteur me le prouve. Elle est un pan énorme de ma liberté.

 

Un ange d'amour se tient debout au plus profond de mon être : un boddhisatva de lumière.

 

J'ai encore très mal à ma vie. C'est une maladie que j'ai depuis longtemps maintenant. J'en ai conscience et je l'accepte. Mais je mettrai de longues années à en guérir.

 

J'étouffe sous mon identité française : elle n'est pas moi. Dictature du transitoire qui me blesse chaque jour davantage tant qu'elle dure.

 

Le présent est la vie : il est créateur. Grâce à lui, nous dessinons, concrétisons notre avenir. Mais il m'effraie au plus haut point. C'est aussi un traître. Il peut être parfois comme un patron malhonnête qui nous demande de faire un travail mais sans que nous ayons la certitude d'être rémunéré pour la tâche effectuée. Il peut ne rien nous verser du tout ou nous tuer entre-temps d'un accident fortuit, d'un geste malheureux, d'une faute d'inattention, d'une négligence, d'un mal soudain... Le présent peut nous détruire. Le présent est aussi la mort.

 

Seulement vivre... sans certitude du lendemain. Une école pour moi. L'école de la vie. Et je suis un vieil élève maintenant ! Combien de fois ai-je redoublé ?


Copie de sunflower 1

L'auteur Du Blog : Ellypso Waratahs

  • ELLYPSO WARATAHS

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